Feb
5

Rome. La capitale italienne, bloquée

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La capitale italienne, Rome, était paralysée hier, après les abondantes chutes de neige qui l’ont affectée durant la journée de vendredi et toute la nuit, comme une grande partie de l’Italie du centre et du nord et même en Sardaigne. Le trafic routier dans la capitale où les chutes de neige sont rares,  était quasi nul, quelques véhicules circulant à petite allure alors que toutes  les voitures et véhicules à deux roues garés dans les rues étaient recouverts  de grosses couches de neige. C’est que les automobilistes romains ne disposaient  pas de chaînes et de pneus neige, des équipements exigés par les autorités pour pouvoir circuler dans Rome. Pour l’heure, aucune victime de la neige et du froid glacial qui affectent la capitale italienne, où vivent de nombreux sans-abris, notamment étrangers dans les gares ferroviaires, n’était signalée. Le mercure était descendu à -2 degrés durant la nuit de vendredi à samedi,  pour remonter à +1 degré, au cours de la journée, des niveaux très rares dans la ville éternelle, selon les experts. Dans la province de l’Aquilla (centre), un jeune est mort alors qu’il  dormait dans sa voiture, asphyxié par les émanations de monoxyde de carbone, portant à six le nombre de décès dus aux intempéries. Dans l’Avellino, près de Naples, une femme a été tuée suite à l’effondrement sous le poids de la neige d’une serre. La veille, dans la région de  Molise (centre-est), un homme, pris d’un malaise, a été découvert sans vie dans sa voiture couverte de neige. La paralysie de la ville où les autorités ont décidé la veille de fermer  écoles, services publics, musées et monuments pour des raisons de sécurité, a fait naître une polémique sur «la pertinence des services de prévisions météorologiques», ont rapporté les médias italiens. A cet égard, le maire de Rome, Gianni Alemanno, a demandé l’ouverture d’une enquête, estimant qu’il n’y avait pas «un service de prévisions adéquates»  et que la situation a été «considérablement minimisée», accusant la Protection civile d’avoir fourni des «données erronées». Les services de la Protection civile avaient prévu 35 millimètres de neige, alors que les couches de neige relevées samedi matin, atteignaient par endroits, près de 30 centimètres, causant la paralysie du trafic, les bus, taxis et tramways ayant été réduits, alors que les deux lignes du métro étaient fermées. De plus, les tonnes de sel qui devaient être utilisées pour faciliter le trafic routier, comme annoncées jeudi dernier, n’ont pas été déversées dans de nombreux rues à grande circulation de la ville, a-t-on constaté. Alors que la ville continuait d’être bloquée, les services de la météorologie ont prévu d’autres chutes de neige demain matin, sur Rome.  
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Feb
5

La France compte déjà deux morts

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La vague de froid sur la France a fait déjà deux morts. C’est un temps sibérien qui s’est installé sur la France du fait d’un vent glacial provenant de l’Europe de l’Est. 38 départements sont en alerte orange car sujets à un intense froid et des chutes de neige. Une situation qui risque de durer, selon les météorologistes, jusqu’à jeudi prochain. Neige et verglas sont au rendez-vous dans les régions d’Alsace, Auvergne, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine, Rhône-Alpes, Hautes-Alpes, Aveyron, Corrèze, Creuse, Lozère et Vaucluse. Mais la menace de black-out n’est pas à craindre. A Charleville-Mezière il fait près de -15° contre -20° à Reims. Pour faire face à ces températures, le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, a demandé vendredi aux préfets d’organiser, avec les collectivités locales et les associations, l’ouverture des hébergements d’urgence tous les jours, 24 heures sur 24. Dans différents départements, les préfets ont activé le niveau 3 du dispositif d’accueil des sans-abri. En région parisienne, l’armée a mis à disposition des sans-abri 576 places et la Ville de Paris a ouvert, vendredi, un gymnase supplémentaire de 60 places pour faire face à l’afflux de demandes d’hébergement. Ce sont pas moins de 133 000 personnes sans-abri qui ont été recensés en France. Le trafic routier subit lui aussi des perturbations importantes, poussant les autorités à interdire la circulation des poids lourds. La ville de Besançon a annoncé la mise en veille, à partir de lundi, de son éclairage public à 18h, au lieu de 22h habituellement, afin d’économiser l’électricité et d’inciter la population à en faire autant. Le froid menace par ailleurs le week-end sportif ; plusieurs matchs de football et de rugby ont été annulés. La chasse de plusieurs espèces d’oiseaux sera interdite en Isère à compter de lundi pour une période de huit jours en raison du froid intense qui entraîne «des difficultés de survie».   
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Feb
5

Une sanction pour le gouvernement

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La victoire des islamistes aux législatives du Koweït sanctionne le gouvernement, accusé de corruption, et traduit la montée en puissance des tribus de plus en plus influentes au sein de  l’opposition, ont estimé hier des experts cités par l’AFP. Les femmes ont pour leur part été éliminées de la Chambre, payant le prix de l’allégeance au gouvernement de leurs quatre élues, devenues en 2009 les  premières femmes députées du pays, selon eux.      L’opposition, une large alliance d’islamistes, de nationalistes et d’indépendants, a raflé jeudi 34 des 50 sièges de la Chambre, où elle ne comptait que 20 élus, et contrôle désormais le Parlement, selon les résultats du scrutin. «Cette victoire consacre une alliance des islamistes et des tribus contre le précédent gouvernement, sanctionné pour la corruption dont il est accusé», a déclaré l’analyste koweïtien Aëd Al Mannaï. Les tribus, qui forment plus de 55% de la population locale et dont plusieurs députés sont des islamistes, constituent désormais l’ossature de l’opposition parlementaire après avoir été historiquement un traditionnel allié de la famille régnante des Al Sabah, indique-t-on dans les milieux politiques. Pour Al Mannaï, les islamistes ont mis à profit le mouvement de contestation sans précédent, conduit à l’automne 2011 par de jeunes Koweïtiens, pour dénoncer la corruption et réclamer des réformes politiques, dans la foulée des révoltes arabes. Ce mouvement, soutenu par les islamistes, a conduit à la démission du gouvernement, puis à la dissolution du Parlement début décembre, ouvrant la voie aux législatives anticipées, pour la quatrième fois en six ans, sur fond d’un scandale de corruption impliquant des députés de la Chambre dissoute. «Le pouvoir est le grand perdant», écrivait hier l’influent quotidien Al Qabas, accusant l’Exécutif de «manque de vision, de corruption et de favoritisme».      Les islamistes sunnites, incluant les salafistes et qui comptaient 9 élus dans l’Assemblée sortante, se sont assurés 23 sièges, dont 21 contrôlés par des élus tribaux. «Les tribus sont désormais très puissantes au sein de l’opposition», a expliqué l’analyste libéral, Chamlane Al Issa, relevant toutefois que les islamistes et les tribus étaient «divisés» sur les priorités de l’action politique. «Les islamistes voudraient participer au gouvernement et chercher à appliquer la charia», alors que les tribus cherchent à résoudre les problèmes sociaux, comme celui du logement, ou encore l’octroi de la nationalité aux dizaines de milliers d’apatrides dans l’Emirat, a-t-il dit.  En outre, les islamistes ont pesé dans l’échec des 23 femmes, sur les 286 candidats au scrutin, d’autant que «la plupart des quatre élues dans le Parlement sortant étaient des alliées du gouvernement», a indiqué C. Al Issa. Selon lui, les divisions internes au sein de la famille des Al Sabah, qui règne sur le Koweït depuis plus de 250 ans et dont l’autorité n’est contestée par personne, ont contribué aux crises récurrentes dans l’Emirat. «Ces crises à répétition sont la conséquence de l’impuissance du régime, en l’occurrence de la famille régnante et du gouvernement à jouer le rôle politique qui est le leur», a indiqué l’ancien ministre du Pétrole, Adel Soubeih. Et l’avenir du pays serait «tributaire de la capacité du prochain gouvernement à gérer» la montée en puissance des islamistes au Parlement, selon Al Mannaï.  
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Feb
5

La Tunisie va expulser l’ambassadeur de Syrie

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La Tunisie s’apprête à expulser l’ambassadeur de Syrie à la suite des violences qui ont fait plus de 200 morts depuis vendredi à Homs, épicentre de la contestation contre le régime syrien, a annoncé hier la présidence tunisienne. «La Tunisie a commencé les procédures réglementaires en vue d’expulser l’ambassadeur de Syrie et se désengage de toute reconnaissance du régime au pouvoir en Syrie», a précisé la présidence dans un communiqué.      Cette annonce intervient «à la suite des bombardements qui ont fait plus de 200 martyrs» et des centaines de blessés dans la ville de Homs, à la veille des célébrations de la fête du Mawlid Ennabaoui (commémorant la naissance du Prophète Mohammed), a ajouté la présidence. La présidence tunisienne exprime sa «profonde préoccupation du fait des massacres perpétrés depuis plus de neuf mois par le régime syrien à l’encontre de son peuple».  «Cette tragédie ne trouvera de solution qu’avec la chute du régime de Bachar Al Assad et l’ouverture d’une voie vers une transition démocratique en Syrie», a estimé la présidence tunisienne. L’opposition syrienne a appelé, hier, les Tunisiens à manifester pour réclamer «l’expulsion de tous ceux qui représentent le régime assassin d’Assad». «La syrie appelle au secours, répondez à son appel !», a lancé Abdullah Tourkmani, représentant du CNS en Tunisie dans un appel à manifester dans le centre de Tunis. La Tunisie avait accueilli en décembre le premier congrès du Conseil national syrien (CNS) qui regroupe la majorité des courants d’opposition au  régime de Damas. Elle participe à la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie déployée le 26 décembre pour surveiller l’application d’un premier plan de sortie de crise dont aucun point n’a été respecté.  
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Feb
5

Des milliers d’opposants et de pro-Poutine manifestent à Moscou

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Des dizaines de milliers de Russes, opposants et partisans de l’homme fort de Russie, Vladimir Poutine, se sont rassemblés hier à Moscou, jour du début de la campagne de la présidentielle du 4 mars. Quelque 140 000 partisans du Premier ministre Poutine et 36 000 opposants ont manifesté par une température de -17°C, selon la police.   Vladimir Ryjkov, l’un des organisateurs de la marche de l’opposition, a pour sa part affirmé qu’«au moins 120 000 personnes» ont participé à la manifestation anti-Poutine. Les chiffres de l’opposition et ceux de la police diffèrent généralement très largement lors des manifestations. Par contre, les estimations des forces de l’ordre et celles des organisateurs de rassemblements pro-régime coïncident. Des analystes estiment que cette troisième grande manifestation à Moscou, après celles de décembre, a été un grand succès et que le mouvement a réussi à s’installer dans la durée en vue de la présidentielle dont Vladimir Poutine est le grand favori. «Le plus important est que les attentes du Kremlin ne se sont pas réalisées, à savoir qu’à cause du froid le mouvement s’effilocherait», a estimé Nikolaï Petrov, du Centre Carnegie de Moscou. «La protestation va se renforcer après l’élection» présidentielle, prédit-il, selon l’AFP, qui rapporte l’information. L’appel à manifester est un test crucial pour la coalition disparate  d’opposants politiques et de personnalités de la culture ou des médias. «Le 4 mars la vie ne s’arrêtera pas, elle commencera. Peut-être que nos adversaires comprendront que lorsque ça commence pour nous, ça se terminera pour eux !», a prévenu, devant la foule d’opposants, Grigori Iavlinski, fondateur du parti démocrate Iabloko dont la candidature à la présidentielle a été rejetée. Concernant la manifestation pro-pouvoir, de nombreux participants ont été amenés dans des bus appartenant à des sociétés publiques dont la poste et la compagnie des eaux de Moscou. Selon de nombreux témoignages, des fonctionnaires, enseignants et employés des hôpitaux   publics ont été forcés par leurs directions à participer. Vladimir Poutine a reconnu de telles pressions, tout en estimant qu’il s’agit de faits isolés. Des analystes jugent dès lors que cette mobilisation artificielle risque de desservir le régime.  «Tout cela a été fait dans le plus pur style soviétique, ça semble anachronique (...) d’un point de vue stratégique, les autorités ont fait preuve de myopie, car cela pourrait être un moyen de renforcer les sentiments anti-Poutine des gens qui ont été forcés à sortir dans le froid», note N. Petrov.      La Russie connaît une vague de contestation sans précédent depuis l’avènement à la tête du pays en 2000 de Poutine. L’ex-agent du KGB, qui veut revenir au Kremlin pour un troisième mandat après deux précédents effectués entre 2000 et 2008, a vu baisser sa popularité mais reste le grand favori de la présidentielle. Son adversaire libéral au scrutin, le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, a participé à la marche de l’opposition à Moscou. Les opposants ont par ailleurs mobilisé leurs partisans dans une vingtaine de villes de province. A Saint-Pétersbourg, ils étaient près de 6000 personnes, 3000 d’après la police. A Ekaterinbourg, environ 5000 personnes ont manifesté sur place, alors que les organisateurs ont fait état de   8000 à 10 000 manifestants. L’opposition a encore mobilisé 2000 personnes à Tomsk et Krasnoïarsk (Sibérie), 700 à Krasnodar (sud) et 1200 à Oufa (Oural), selon les branches   régionales du mouvement de l’opposition Solidarnost.  
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