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	<title>La Presse Algérienne en Arabe et en Français</title>
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	<description>Les Journaux Algériens en Arabe et en Français</description>
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<title>La Presse Algérienne en Arabe et en Français</title>
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		<title>Algérie-Libye : Message de soutien de Bouteflika à Abdeljalil, président du CNT</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 09:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>APS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.journaux-algeriens.com" target="_blank">Journaux Algeriens</a><br />
	Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika  a assuré le président du Conseil national de transition libyen (CNT) M. Moustafa  Abdeljalil du "soutien et de l'appui" de l'Algérie à la Libye en cette étape  "cruciale" de son histoi...<br /><a href="http://www.lapressetunisie.net" target="_blank">La Presse Tunisienne</a><br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
	Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika  a assuré le président du Conseil national de transition libyen (CNT) M. Moustafa  Abdeljalil du "soutien et de l'appui" de l'Algérie à la Libye en cette étape  "cruciale" de son histoire.  
	"Au moment où la Libye célèbre le premier anniversaire de sa révolution,  il m'est particulièrement agréable de vous présenter, au nom du peuple algérien,  de son gouvernement et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations  et mes voeux les meilleurs, priant Dieu de vous accorder santé et bien être  et de guider le peuple libyen frère vers un avenir prospère", écrit le président  Bouteflika dans un message au responsable libyen à l'occasion du premier anniversaire  de la révolution libyenne.         

	"Je tiens à saisir cette heureuse occasion pour vous exprimer notre  soutien et notre appui en cette étape cruciale de l'histoire de votre pays  pour amorcer une ère nouvelle qui reflète la volonté du peuple libyen frère  a réunir les conditions d'une vie digne au sein d'institutions démocratiques  qu'il aura choisies", a ajouté le président de la République dans son message.        

	"Je tiens également à vous faire part de ma ferme détermination à  oeuvrer de concert avec vous pour renforcer les liens de fraternité, de solidarité  et de bon voisinage qui unissent nos deux peuples et porter les relations  bilatérales a des niveaux supérieurs au mieux des intérêts de nos deux pays  et de notre région", ajoute en conclusion le Chef de l'Etat.]]></content:encoded>
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		<title>Syrie. Dans le chaos en attente d’un vote à l’ONU</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>El Watan - International</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.journaux-algeriens.com" target="_blank">Journaux Algeriens</a><br />
	L’Assemblée générale des Nations unies discutait, hier, du projet de résolution sur la situation en Syrie, proposé par l’Arabie Saoudite et le Qatar, quelques jours après le blocage d’un texte au Conseil de sécurité. 
	Le secrétaire g<br /><a href="http://www.lapressetunisie.net" target="_blank">La Presse Tunisienne</a><br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
	L’Assemblée générale des Nations unies discutait, hier, du projet de résolution sur la situation en Syrie, proposé par l’Arabie Saoudite et le Qatar, quelques jours après le blocage d’un texte au Conseil de sécurité. 
	Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné, hier à Vienne, la nécessité de mettre fin aux violences en Syrie avant d’engager un référendum sur une nouvelle Constitution, dont la tenue a été fixée au 26 février. Le chef de l’ONU a également exigé de l’opposition de «mettre un terme aux violences». L’opposition a quant à elle appelé hier au boycott du référendum sur la nouvelle Constitution, estimant que le texte gardait le même «esprit» que la loi fondamentale actuelle et conférait au président des «prérogatives absolues».

	Par ailleurs, des groupes armés ont attaqué des institutions religieuses et des édifices gouvernementaux à Rif (Damas), tuant un imam, et à Alep, selon le ministère syrien des Affaires religieuses et des Waqfs, alors que plusieurs morts seraient tombés à Homs et à Hama. En outre, la célèbre bloggueuse syrienne, Razan Ghazzawi, a été   arrêtée hier aux côtés du journaliste Mazen Darwish et de 12 autres militants, a affirmé l’opposant Anouar Al Bounni.]]></content:encoded>
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		<title>Grèce. Le plan de sauvetage ne fera pas de miracle</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>El Watan - International</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.journaux-algeriens.com" target="_blank">Journaux Algeriens</a><br />
	Le plan de sauvetage pour la Grèce ne permettra pas de ramener la dette publique du pays à 120% du PIB d’ici 2020, le niveau de l’endettement du pays ayant été calculé à 129% par la troïka de ses créanciers, ont indiqué hier des sources ...<br /><a href="http://www.lapressetunisie.net" target="_blank">La Presse Tunisienne</a><br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
	Le plan de sauvetage pour la Grèce ne permettra pas de ramener la dette publique du pays à 120% du PIB d’ici 2020, le niveau de l’endettement du pays ayant été calculé à 129% par la troïka de ses créanciers, ont indiqué hier des sources gouvernementales. 
	Le plan, qui comprend un programme d’austérité, l’effacement partiel de la dette détenue par les créanciers privés et un programme d’aide sous forme de prêts et de garanties à hauteur de 130 milliards d’euros, visait initialement à ramener la dette publique à 120% du PIB d’ici 2020 contre 160% actuellement. Ce niveau est exigé par le Fonds monétaire international et certains pays de la zone euro, mais il ne sera pas atteint en l’état, selon le rapport de la troïka (les principaux bailleurs de fond de la Grèce).

	Le niveau d’endettement serait bien au-delà de 125% après l’application du plan de sauvetage. Il n’y a pas de consensus sur le fait de revenir sur le programme d’effacement partiel de la dette détenue par les banques. D’autres pistes, comme une décote sur les créances grecques des banques nationales ou une rallonge des Etats de la zone euro sont également envisagées. Les discussions sur ce sujet sont le principal point de difficulté, d’ici lundi et la réunion des ministres des Finances de la zone euro.]]></content:encoded>
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		<title>Maldives. Un paradis dans le chaos</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nacéra Benali</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.journaux-algeriens.com" target="_blank">Journaux Algeriens</a><br />
	Plus que le massacre à huis clos qui se déroule en Syrie ou les manifestations de colère en Egypte, un autre cauchemar a tourmenté les chancelleries occidentales ces derniers jours : le rapatriement, par des ponts aériens improvisés et coûteu...<br /><a href="http://www.lapressetunisie.net" target="_blank">La Presse Tunisienne</a><br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
	Plus que le massacre à huis clos qui se déroule en Syrie ou les manifestations de colère en Egypte, un autre cauchemar a tourmenté les chancelleries occidentales ces derniers jours : le rapatriement, par des ponts aériens improvisés et coûteux, des dizaines de milliers de leurs concitoyens qui se la coulaient douce, aux Maldives, où des manifestations secouent la capitale depuis deux semaines.
	
	  
	L’éclatement d’un autre foyer de tension, inattendu, à 500 km de l’Inde, a surpris l’opinion publique. Destination de rêve pour des millions de couples en quête de vacances romantiques, cet archipel de 26 atolls, soit 1200 îles féériques, est secoué depuis deux semaines par une violente crise politique. Le grand explorateur maghrébin Ibn Battuta, qui avait vécu sur cet archipel en 1342, a dû se retourner dans sa tombe en voyant les Maldiviens, des musulmans sunnites très paisibles, devenir des manifestants déchaînés qui mettent le feu aux postes de police et aux établissements gouvernementaux.

	Niché au milieu de l’océan Indien, au sud de l’Inde, cet ensemble d’îles splendides, dont seulement 200 sont habitées en permanence, avait assisté à la naissance d’un processus démocratique dès 2008, lorsqu’un jeune activiste écologiste fut élu Président. Mohamed Nasheed, sur qui pèse aujourd’hui un mandat d’arrêt lancé par le nouveau gouvernement, ne se doutait pas qu’il allait quitter le pouvoir de manière brutale. Le 7 février dernier, il avait annoncé, à la télévision d’Etat, sa démission, suscitant de nombreuses interrogations parmi ses concitoyens et l’opinion publique internationale. Quelques heures après, le Président déchu est revenu sur ses propos, révélant avoir été «forcé par l’armée» à annoncer son retrait du pouvoir.

	
	Répression

	
	«Des officiers de la police et de l’armée m’ont obligé à me démettre, sous la menace des armes», a dénoncé ce dernier. Entouré de ses fidèles, Nasheed a sillonné les rues de la capitale, Malé, pour protester contre son «limogeage» et demander à réintégrer son poste. Ses revendications ont été accueillies par une féroce répression menée par la police, et l’ex-Président fut blessé. L’organisation pour la défense des droits de l’homme, Amnesty International, a dénoncé la répression violente contre les manifestants et appelé les autorités maldiviennes à empêcher les forces de sécurité de recourir à la violence contre les sympathisants du Président déchu. Le clan de l’ancien président, Maumoon Abdel Gayoom, qui, pendant trois décennies, a dirigé le pays d’une main de fer, est accusé d’avoir fomenté des mutineries au sein de la police pour mener le coup d’Etat et chasser du pouvoir le premier chef d’Etat élu démocratiquement dans ce petit pays de l’océan Indien.

	Son successeur n’est autre que le vice-président, connu pour avoir fait carrière à l’ONU, notamment au sein de l’Unicef. Promettant de former rapidement un gouvernement d’unité nationale, Mohamed Waheed, a multiplié les déclarations dans les médias internationaux pour rassurer les capitales occidentales. Et même si des pays comme l’Inde et les Etats-Unis se sont empressés de reconnaître officiellement le nouveau gouvernement, le Parti démocrate maldivien, famille politique de Mohamed Nasheed, ne se résigne pas au fait accompli et poursuit les manifestations, malgré l’inégalité de force entre ses fidèles et les agents de police chargés de mater cette contestation.

	
	Sunnite malékite

	
	Les îles Maldives qui, jusque-là, faisaient parler d’elles uniquement pour leurs sites uniques, lieu de villégiature très prisé pour ses hôtels de luxe nichés sur ses plages de sable fin blanc, dans des atolls inhabités et laissées au seul plaisir des touristes, a défrayé la chronique avec ce brutal changement de pouvoir. Ce pays de 320 000 habitants, qui vit de tourisme et d’exportation de poisson, a toujours été synonyme de havre de paix, où les amoureux qui pouvaient se le permettre allaient revigorer leur passion. Les tours opérateurs offrent à longueur d’année des paquets de séjours alléchants, dans les complexes de luxe bâtis dans les îles inhabitées. La population locale, sunnite malékite, ne se mélange pas aux touristes. L’islam étant officiellement religion d’Etat, la consommation d’alcool y est interdite, sauf pour les estivants tenus à l’écart des habitants, dans leurs atolls.

	Récemment, une grande polémique a enflammé le Parlement maldivien, lorsque des partis intégristes ont demandé que les centres de bien-être et de massage dans les hôtels de luxe soient fermés car, selon eux, il s’agirait de «lieux de prostitution» masqués. Pour calmer cette fureur des fanatiques, le ministère du Tourisme a ordonné à tous les hôtels de l’archipel de fermer leurs spa et centres de soins esthétiques et de massage. Quelques jours après, le gouvernement a dû revenir sur cette décision drastique, conscient qu’elle pouvait nuire aux recettes en provenance du tourisme qui font vivre le pays. D’ailleurs, les proches du Président évincé affirment que sa chute a été orchestrée par ses détracteurs qui lui reprochent de vouloir ouvrir le pays aux us et coutumes occidentaux.

	
	Ibn Battuta

	
	Les habitants de ces îles magnifiques étaient bouddhistes avant qu’un riche marchand berbère, Abou Barakat Youssef El Barbari, venu du Maroc, ne réussisse à les convertir à l’islam. C’était en 1153, comme le raconte Ibn Battuta dans son précieux ouvrage Tuhfat al-nuzzar fi ghara’ib al amsar wa-‘adja’ib al-asfar. L’explorateur arabe qui avait découvert les Maldives en 1342, plusieurs siècles avant des voyageurs européens comme Vasco De Gama, y raconte minutieusement la vie des Maldiviens, apportant un soin infini à la description de leur mode de vie, de leurs rites et traditions. Lui qui, nommé au poste prestigieux de cadi (juge), parvint à faire appliquer la charia sur les îles de l’archipel, sans réussir toutefois à imposer le voile aux femmes.

	Les Maldiviennes se promenaient alors couvertes d’un pagne de la ceinture aux pieds, laissant la poitrine nue. Subjugué par la beauté de ces insulaires au port gracieux, Ibn Battuta, qui ne dédaignait pas la polygamie, en avait épousé plusieurs avant de les répudier, comme le voulait la loi, avant de quitter l’île. Dans son long récit, il décrit également le caractère doux et pacifique des hommes de l’archipel. Autre héritage des premiers musulmans qui ont foulé ces îles : la langue. Les Maldiviens s’expriment dans un langage qui s’inspire de l’arabe, du persan, du cingalais (le Sri-Lanka est tout proche), de l’anglais, du français… La langue écrite se sert de l’alphabet arabe.]]></content:encoded>
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		<title>Maldives. Un paradis dans le chaos</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nacéra Benali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.journaux-algeriens.com" target="_blank">Journaux Algeriens</a><br />
	Plus que le massacre à huis clos qui se déroule en Syrie ou les manifestations de colère en Egypte, un autre cauchemar a tourmenté les chancelleries occidentales ces derniers jours : le rapatriement, par des ponts aériens improvisés et coûteu...<br /><a href="http://www.lapressetunisie.net" target="_blank">La Presse Tunisienne</a><br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
	Plus que le massacre à huis clos qui se déroule en Syrie ou les manifestations de colère en Egypte, un autre cauchemar a tourmenté les chancelleries occidentales ces derniers jours : le rapatriement, par des ponts aériens improvisés et coûteux, des dizaines de milliers de leurs concitoyens qui se la coulaient douce, aux Maldives, où des manifestations secouent la capitale depuis deux semaines.
	
	  
	L’éclatement d’un autre foyer de tension, inattendu, à 500 km de l’Inde, a surpris l’opinion publique. Destination de rêve pour des millions de couples en quête de vacances romantiques, cet archipel de 26 atolls, soit 1200 îles féériques, est secoué depuis deux semaines par une violente crise politique. Le grand explorateur maghrébin Ibn Battuta, qui avait vécu sur cet archipel en 1342, a dû se retourner dans sa tombe en voyant les Maldiviens, des musulmans sunnites très paisibles, devenir des manifestants déchaînés qui mettent le feu aux postes de police et aux établissements gouvernementaux.

	Niché au milieu de l’océan Indien, au sud de l’Inde, cet ensemble d’îles splendides, dont seulement 200 sont habitées en permanence, avait assisté à la naissance d’un processus démocratique dès 2008, lorsqu’un jeune activiste écologiste fut élu Président. Mohamed Nasheed, sur qui pèse aujourd’hui un mandat d’arrêt lancé par le nouveau gouvernement, ne se doutait pas qu’il allait quitter le pouvoir de manière brutale. Le 7 février dernier, il avait annoncé, à la télévision d’Etat, sa démission, suscitant de nombreuses interrogations parmi ses concitoyens et l’opinion publique internationale. Quelques heures après, le Président déchu est revenu sur ses propos, révélant avoir été «forcé par l’armée» à annoncer son retrait du pouvoir.

	
	Répression

	
	«Des officiers de la police et de l’armée m’ont obligé à me démettre, sous la menace des armes», a dénoncé ce dernier. Entouré de ses fidèles, Nasheed a sillonné les rues de la capitale, Malé, pour protester contre son «limogeage» et demander à réintégrer son poste. Ses revendications ont été accueillies par une féroce répression menée par la police, et l’ex-Président fut blessé. L’organisation pour la défense des droits de l’homme, Amnesty International, a dénoncé la répression violente contre les manifestants et appelé les autorités maldiviennes à empêcher les forces de sécurité de recourir à la violence contre les sympathisants du Président déchu. Le clan de l’ancien président, Maumoon Abdel Gayoom, qui, pendant trois décennies, a dirigé le pays d’une main de fer, est accusé d’avoir fomenté des mutineries au sein de la police pour mener le coup d’Etat et chasser du pouvoir le premier chef d’Etat élu démocratiquement dans ce petit pays de l’océan Indien.

	Son successeur n’est autre que le vice-président, connu pour avoir fait carrière à l’ONU, notamment au sein de l’Unicef. Promettant de former rapidement un gouvernement d’unité nationale, Mohamed Waheed, a multiplié les déclarations dans les médias internationaux pour rassurer les capitales occidentales. Et même si des pays comme l’Inde et les Etats-Unis se sont empressés de reconnaître officiellement le nouveau gouvernement, le Parti démocrate maldivien, famille politique de Mohamed Nasheed, ne se résigne pas au fait accompli et poursuit les manifestations, malgré l’inégalité de force entre ses fidèles et les agents de police chargés de mater cette contestation.

	
	Sunnite malékite

	
	Les îles Maldives qui, jusque-là, faisaient parler d’elles uniquement pour leurs sites uniques, lieu de villégiature très prisé pour ses hôtels de luxe nichés sur ses plages de sable fin blanc, dans des atolls inhabités et laissées au seul plaisir des touristes, a défrayé la chronique avec ce brutal changement de pouvoir. Ce pays de 320 000 habitants, qui vit de tourisme et d’exportation de poisson, a toujours été synonyme de havre de paix, où les amoureux qui pouvaient se le permettre allaient revigorer leur passion. Les tours opérateurs offrent à longueur d’année des paquets de séjours alléchants, dans les complexes de luxe bâtis dans les îles inhabitées. La population locale, sunnite malékite, ne se mélange pas aux touristes. L’islam étant officiellement religion d’Etat, la consommation d’alcool y est interdite, sauf pour les estivants tenus à l’écart des habitants, dans leurs atolls.

	Récemment, une grande polémique a enflammé le Parlement maldivien, lorsque des partis intégristes ont demandé que les centres de bien-être et de massage dans les hôtels de luxe soient fermés car, selon eux, il s’agirait de «lieux de prostitution» masqués. Pour calmer cette fureur des fanatiques, le ministère du Tourisme a ordonné à tous les hôtels de l’archipel de fermer leurs spa et centres de soins esthétiques et de massage. Quelques jours après, le gouvernement a dû revenir sur cette décision drastique, conscient qu’elle pouvait nuire aux recettes en provenance du tourisme qui font vivre le pays. D’ailleurs, les proches du Président évincé affirment que sa chute a été orchestrée par ses détracteurs qui lui reprochent de vouloir ouvrir le pays aux us et coutumes occidentaux.

	
	Ibn Battuta

	
	Les habitants de ces îles magnifiques étaient bouddhistes avant qu’un riche marchand berbère, Abou Barakat Youssef El Barbari, venu du Maroc, ne réussisse à les convertir à l’islam. C’était en 1153, comme le raconte Ibn Battuta dans son précieux ouvrage Tuhfat al-nuzzar fi ghara’ib al amsar wa-‘adja’ib al-asfar. L’explorateur arabe qui avait découvert les Maldives en 1342, plusieurs siècles avant des voyageurs européens comme Vasco De Gama, y raconte minutieusement la vie des Maldiviens, apportant un soin infini à la description de leur mode de vie, de leurs rites et traditions. Lui qui, nommé au poste prestigieux de cadi (juge), parvint à faire appliquer la charia sur les îles de l’archipel, sans réussir toutefois à imposer le voile aux femmes.

	Les Maldiviennes se promenaient alors couvertes d’un pagne de la ceinture aux pieds, laissant la poitrine nue. Subjugué par la beauté de ces insulaires au port gracieux, Ibn Battuta, qui ne dédaignait pas la polygamie, en avait épousé plusieurs avant de les répudier, comme le voulait la loi, avant de quitter l’île. Dans son long récit, il décrit également le caractère doux et pacifique des hommes de l’archipel. Autre héritage des premiers musulmans qui ont foulé ces îles : la langue. Les Maldiviens s’expriment dans un langage qui s’inspire de l’arabe, du persan, du cingalais (le Sri-Lanka est tout proche), de l’anglais, du français… La langue écrite se sert de l’alphabet arabe.]]></content:encoded>
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