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Ouyahia modifie la procédure des licences d’importation

Beaucoup d’observateurs de la scène nationale le prévoyaient, le travail de «redressement» dont a été chargé Ahmed Ouyahia devait se faire le plus tôt possible, afin d’entamer une rentrée sociale sur de nouvelles bases.
Le Premier ministre a signé, le 22 août dernier, un décret, publié hier dans le Journal officiel, portant abrogation du décret relatif à la création d’une inspection générale au niveau du Premier ministère, signé par son prédécesseur Abdelmadjid Tebboune en juillet dernier. «Sont abrogées les dispositions du décret exécutif n° 17-205 du 4 Chawal 1438, correspondant au 28 juin 2017, portant création d’une inspection générale auprès du Premier ministre et fixant ses missions et son organisation», lit-on dans l’article 1 du décret n° 17-244 signé par Ouyahia.

Ladite inspection, trop encombrante apparemment, était chargée de mener des missions de contrôle et d’évaluation. Elle devait notamment suivre l’application de la réglementation régissant le fonctionnement des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des entreprises. L’organe était également chargé du contrôle de la réalisation des projets d’investissement et de développement. Le Premier ministre a également abrogé le décret exécutif datant du 22 juin 2017 et qui exigeait de soumettre la décision finale d’attribution d’une licence d’importation à l’accord du Premier ministre.

Dans un communiqué du Premier ministère, rapporté hier par l’APS, il est indiqué que «des médias ont rapporté l’annulation d’un décret exécutif ayant trait au régime des licences d’importation de biens et de marchandises. Cette information a donné lieu à une incompréhension autour de cette question», précise le communiqué. «A titre de clarifications, les services du Premier ministère tiennent à faire savoir à l’opinion que, premièrement, le décret exécutif du 6 décembre 2015 instaurant le régime des licences de biens et de marchandises demeure en vigueur et que, deuxièmement, le décret exécutif abrogé, datant du 22 juin 2017, avait soumis la décision finale d’attribution d’une licence d’importation à l’accord du Premier ministre», explique la même source. «C’est donc cette procédure qui a été abrogée afin de laisser à l’administration du commerce le soin de régir les licences d’importation qui demeurent toujours en vigueur», conclut le communiqué des services du Premier ministre.

Le système des licences a été instauré, faut-il rappeler, afin de «mettre de l’ordre dans le secteur du commerce extérieur» et maîtriser la facture d’importation qui avoisine, chaque année, les 50 milliards de dollars. Les produits et les marchandises importés ou exportés, dans le cadre de ce régime, sont soumis à une autorisation préalable dénommée, selon le cas, «licence d’importation» ou «licence d’exportation», stipule le décret en question. «Les licences d’importation ou d’exportation automatiques sont délivrées par les secteurs ministériels concernés, sur la base d’une demande accompagnée de documents justifiant la conformité des produits et des marchandises selon leur nature et la situation juridique des opérateurs économiques», souligne l’article 4 du texte qui définit par ailleurs le profil de l’opérateur.

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Qui succédera à Bentahar ?

 Une effervescence sans précédent s’est emparée, ces derniers jours, du corps des Douanes algériennes.
Les raisons ? Une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre, faisant état d’un probable changement à la tête de la Direction générale des Douanes. Ce n’est pas tant le départ de Kaddour Bentahar, l’actuel directeur général, qui pose problème pour les douaniers. Ce responsable avait  visiblement une relation toute particulière avec Bouchouareb et Sellal avec les conséquences économiques que l’on sait.
Mais c’est surtout la personnalité assez singulière de son probable successeur qui intrigue les cadres de cette institution. On parle avec instistance d’un ex-chef d’inspection divisionnaire de l’aéroport Houari Boumediène pour prendre les rênes de cette institution névralgique, dans un contexte de crise économique larvée, qui exige des douanes nationales un rôle accru et vigilant. Or, la personnalité qui devrait succéder à M. Bentahar  n’a pas du tout, nous dit-on, l’envergure pour une telle tâche.
Cet inspecteur vient d’être relevé de ses fonctions de l’aéroport d’Alger il y a à peine deux mois pour des raisons «d’ordre moral». Le personnel douanier, abasourdi, s’interroge sur les critères et les raisons qui entourent cette proposition, d’autant plus que ce fonctionnaire a été également libéré de ses différentes fonctions par les quatre directeurs généraux qui se sont succédé  à la tête de cette administration. Affaire à suivre.       

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Tassili Airlines commande trois avions Boeing

La compagnie aérienne, filiale du groupe Sonatrach, Tassili Airlines, a signé, hier à Alger, avec le constructeur aéronautique américain Boeing un protocole d’accord portant acquisition de trois avions Boeing 737-800 NG, modules 150, pour un montant de 294 millions de dollars. La réception de ces appareils est prévue pour le deuxième semestre de 2018 et s’ajoutera à une flotte composée déjà de 4 Boeing et 8 Bombardiers.
Selon le PDG de la compagnie, Belkacem Harchaoui, cette commande est l’aboutissement d’un appel d’offres lancé à la fin de l’année 2016 et «marque une étape importante dans le développement des moyens de production de Tassili Airlines qui envisage d’accroître sa capacité de transport dirigée principalement vers la prise en charge du transport du personnel de relève pétrolière du groupe Sonatrach et ses associations». Pour le même responsable, «ces nouvelles acquisitions permettront à la compagnie d’augmenter ses parts de marché dans le charter pétrolier à 100% au lieu des 80% actuellement, de renforcer son réseau, notamment vers la France, et même d’organiser des vols réguliers vers l’Afrique». A ce propos, M. Harchaoui a indiqué que la compagnie compte lancer prochainement des vols charters vers Nouakchott (Mauritanie) avec une ligne aller-retour Alger-Tindouf-Nouakchott, pour sa première destination africaine.

Rappelons que Tassili Airlines a également lancé, le 4 avril dernier, un appel d’offres national et international restreint pour l’acquisition de trois autres avions de ligne neufs régionaux, de type turbopropulseurs et de module 70 sièges. Actuellement, la compagnie assure des lignes domestiques ainsi que cinq dessertes internationales vers la France (Paris, Strasbourg, Marseille, Nantes et Lyon) et compte se déployer prochainement vers de nouvelles destinations africaines. Possédant une flotte de 12 aéronefs de divers types, Tassili Airlines a été créée, faut-il rappeler, en 1998 dans le cadre d’une joint-venture entre Sonatrach et la compagnie Air Algérie, avant de devenir une filiale à 100% de ce groupe pétrolier national depuis 2005.

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