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Ould Abbès tacle Ahmed Ouyahia

En entamant la dernière ligne droite de la campagne électorale, le secrétaire général du FLN a, depuis Constantine, taclé le Premier ministre en le contredisant sur l’état de solvabilité du pays.
Djamel Ould Abbès a repris, jeudi, Ahmed Ouyahia concernant les salaires des fonctionnaires menacés en raison de la baisse des recettes. Pour étayer ses propos, il a égrené une série de chiffres dont celui de 103 milliards de dollars de réserves de change, citant comme source le gouverneur de la Banque d’Algérie. «Il n’y a pas de crainte, nous pouvons payer les salaires des fonctionnaires», a-t-il assené devant l’assistance, composée de militants ramenés de toutes les communes de la wilaya. De la tribune de maison de la culture Malek Haddad, l’orateur a resservi la litanie dont il use depuis le début de la campagne électorale, celle de la prédominance de son parti. «Le FLN est éternel» ou «Le FLN est la colonne vertébrale de l’Etat».

Accompagné du président de l’APN, Saïd Bouhadja, Djamel Ould Abbès, a fait de sa courte allocution un plaidoyer en faveur du président de la République, grâce auquel «l’Algérie va bien depuis 1999 »,  que «la crise économique de 2008 n’a pas ébranlé notre pays, comme toutes les velléités de déstabilisation externes». Et de changer de ton en une diatribe contre les voix internes qui «s’attaquent au Président». Le message est on ne peut plus subliminal. Et ce sont les élus, cadres et militants des wilayas de l’Est qui se chargeront, à travers une déclaration commune, d’apporter leur allégeance d’hier et aujourd’hui au Président.

En filigrane, c’est un quitus qui se dévoile pour le 5e mandat auquel le FLN tente de baliser le terrain. Un plébiscite à peine voilé à une mandature présidentielle pour 2019. Et c’est un «FLN new look» qui est en course pour le scrutin du 23 novembre, a lancé le SG du plus vieux parti. Et d’expliquer : «Nos listes contiennent 11 000 femmes candidates, 65% des candidats sont universitaires et 70% représentent une moyenne d’âge entre 25 et 45 ans. Nous allons gagner à 100% .» A contrario, il reconnaît qu’à Constantine, ce même pourcentage n’est pas acquis  : «A Constantine, le taux de réussite est de  80% , la balle est donc dans votre camp.». Et d’en appeler aux clubs phares de la ville, en l’occurrence le CSC et  le MOC, pour mener campagne auprès des supporters. Un pacte tacite sera scellé. Un maillot du CSC lui a été offert.

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«Nous avons entamé un mandat en toute transparence et nous le terminerons de la même manière»

Y a-t-il une différence dans la gouvernance locale quand on change de bord politique ? A-t-on la même approche dans le service des administrés ?

Non, il n’y en a pas vraiment, puisque c’est l’intérêt public qui prime sur les considérations partisanes. Toutefois, il serait approprié de parler de sensibilité. Certains projets, dont les centres pour trisomiques ou autistes, ont vu le jour grâce à l’impulsion et à l’engagement avec le FFS.

El Khroub est la première collectivité sur le territoire national à adhérer au programme Capdel qui est l’acronyme de «Programme de renforcement des capacités des acteurs locaux du développement». Quel impact aurait-il sur la gestion et le développement local ?

Nous sommes précurseurs en matière de démocratie participative, nous œuvrons pour l’implication de la société civile dans la gestion de la ville pour répertorier les priorités.

Ce n’est pas un hasard si nous avons été insérés dans le programme Capdel, car notre expérience en la matière est éloquente. Nous avons obtenu de bons résultats dès lors que l’association du citoyen est devenue un maillon dans les rouages de la gouvernance locale. La nouvelle assemblée gagnerait à renforcer cette dynamique.

Vous avez tenu à présenter le bilan de vos cinq années de gestion à la tête de cette commune alors qu’aucune loi ne vous y contraint…

Nous avons entamé un mandat en toute transparence et nous le terminerons de la même manière. Nous rendons ainsi compte aux citoyens qui nous ont fait confiance. Notre mandat n’a pas été éclaboussé par des scandales de corruption ou de foncier.

Avez-vous un regret quant à des projets non réalisés ?

Le complexe animalier, un projet de 18 milliards de centimes dans la région d’El Fentaria. La délocalisation du marché à bestiaux, implanté en plein centre-ville, est devenue urgente, car elle altère la qualité de vie des citoyens. Il a fallu quatre ans pour que le ministère de l’Agriculture nous autorise l’utilisation de 6 hectares de terres agricoles pour le réaliser. Le wali actuel l’a suspendu au motif qu’il est dans une zone d’expansion urbaine. Je pense qu’après les élections, il  reviendra à l’ordre du jour.                               
 

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Des défaillances à répétition

Dans ce chaudron constantinois, voir quelques gouttes de pluie tomber n’est pas pour déplaire à la population en cet après-midi de samedi. Or, cette averse qui aura duré moins d’une heure, si elle n’a pas causé de dégâts matériels importants, a failli tourner à la catastrophe.
Et pour cause, les inondations qui ont en découlé en raison des avaloirs obstrués. Le citoyen a comme une impression de déjà vu. Une scène qui revient à la fin de chaque été. Et il n’a pas tort. Le constat est le même depuis plusieurs années. Il est flagrant que les dispositions d’usage en pareille circonstance n’ont pas été prises. Les autorités, en dépit de précédents, n’ont, encore une fois, pas anticipé sur les orages d’été qui sont parfois à l’origine de terribles dégâts et surtout de pertes humaines.

C’est pratiquement jour pour jour, soit le 25 août 2015, que des inondations sont survenues à la nouvelle ville Ali Mendjeli, à 22 km au sud de Constantine, les plus importantes depuis sa création en 2000. Les conséquences sont fâcheuses : quatre morts et des dégâts matériels, chiffrés à des millions de dinars. La leçon a-t-elle été retenue ? Que non. Et pourtant, cette amère expérience a accéléré la procédure de mise en place d’un plan d’urgence pour toute la wilaya. Concrètement, rien n’est palpable.

Pour preuve, samedi dernier, les pluies qui se sont abattues sur le chef- lieu de wilaya et ses banlieues sont venues rappeler l’absence de stratégie que l’on a voulue effective depuis l’épisode de Ali Mendjeli. Certes, les précipitations n’étaient pas de grosse ampleur, mais ont toutefois engendré de multiples désagréments aux piétons, automobilistes et surtout aux usagers du tramway. La ville était paralysée.

Les rames, qui desservent dix stations allant du centre-ville jusqu’à Zouaghi, se sont arrêtées vers 16h45. La voix à travers le haut-parleur informait les usagers que «suite à un problème technique, le tramway est obligé d’observer un arrêt pour quelque temps». Mais l’attente sera longue, car au niveau de la station de la zone industrielle Le Palma, aucune rame ne pouvait avancer, l’endroit était complètement submergé par les eaux.

D’ailleurs, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, montrant les équipes de la Société de distribution d’eau et d’assainissement (Seaco) qui tentaient de débloquer la situation. Une preuve incontestable qu’aucune disposition n’a été prévue quand bien même la période des orages d’été est bel et bien annoncée. Le constat de l’inertie de la municipalité se confirme au fur et à mesure que les automobilistes s’engagent sur les axes routiers menant à la périphérie. Sur la RN5 qui relie Constantine à plusieurs wilayas, dont Sétif et Alger, le tunnel menant à la cité Boussouf a lui aussi été inondé. Un axe névralgique utilisé par des dizaines de milliers d’automobilistes, qui se sont retrouvés bloqués, créant un énorme embouteillage.

Le salut pour eux viendra après l’intervention de la Protection civile qui déploiera d’importants moyens afin de dégager ce passage. Un point noir notoire pour lequel aucune solution n’a été jusqu’alors envisagée. Le lendemain matin, les traces de ce déferlement naturel étaient encore visibles. Les gravats et la boue charriés par les eaux étaient là comme pour attester des responsabilités défaillantes. Le curage des avaloirs et des retenues n’a tout simplement pas été fait.

Chaque année, le manquement est relevé. Et ce ne sont pas les directives qui font défaut. Les responsables locaux sont sommés par le ministère de tutelle de procéder à «des actions d’entretien et de curage des réseaux d’assainissement et ouvrages annexes tels que les avaloirs, les déversoirs d’eaux pluviales et d’orages». L’auguste APC du Vieux Rocher a failli à sa mission à plusieurs reprises sans s’inquiéter outre mesure. Durant son mandat, elle n’a pas brillé par l’amélioration du cadre de vie de la population. Elle s’est empêtrée dans des querelles intestines qui ont défrayé la chronique.

En cinq ans, elle a vu passer deux présidents, le premier ayant eu des démêlés avec la justice. A deux mois des élections locales, les locataires de l’Hôtel de ville semblent absorbés par les problèmes intrinsèques concernant la confection des listes électorales. S’ils mettent du cœur à l’ouvrage pour cette rentrée sociale, c’est certainement dans la course au renouvellement de l’assemblée communale et non dans la quête du bien-être des citoyens.   

 

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