Archive for the Actu Est Category


Khenchela : Fin du débrayage à la multinationale sud-coréenne

Après deux semaines de grève de plus de 90 cadres et ouvriers du consortium sud-coréen GS/Daelim, chargé de la construction de la centrale électrique de Kaïs , 30 km au nord du chef-lieu de wilaya Khenchela, sur la route qui mène à Bouhmama, les protestataires ont décidé de mettre fin à leur mouvement et de reprendre le travail, à l’issue d’une réunion de négociations avec la direction.
Lors de la rencontre, l’employeur a promis d’annuler toutes les procédures disciplinaires contre les grévistes et de retirer la plainte judiciaire déposée contre certains d’entre eux. Selon un représentant des travailleurs qui a préféré garder l’anonymat, la direction «a accepté la moitié de nos revendications, elle s’est engagée à améliorer les conditions de travail au sein de l’entreprise, en éliminant toutes les discriminations en matière d’emploi et de gestion des ressources humaines, en annulant la retenue de 30% sur les salaires des nouveaux recrutés, ainsi que la résolution du problème des congés». Pour les autres revendications, notre interlocuteur espère mieux : «Nous espérons que les autres revendications vont être solutionnées, dès que possible, en particulier l’attribution de certaines primes.»

A souligner que les ouvriers de cette entreprise multinationale ont lancé un mouvement de protestation, appuyé par une grève, il y a de cela 15 jours, les négociations socioprofessionnelles avec leur employeur n’ayant pas abouti. Les salariés mettent en lumière un plus vaste problème, à savoir le non-respect des droits des travailleurs et d’autres droits humains. Nous avons essayé d’avoir une discussion avec le chef de chantier, M. Kim, mais nous n’avons pas pu le faire, car il était à la réunion de la «dernière chance». Selon les grévistes, «la direction de la compagnie a commis plusieurs infractions en matière des droits du travail et de la Sécurité sociale : contrats des salariés non conformes, fraudes parafiscale et fiscale, fraude sociale par de fausses déclarations des salaires auprès de la CNAS et de la Cacobat (Caisse nationale des congés payés et du chômage-intempéries des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique), ce qui permet à cette entreprise de tricher sur ses charges sociales». A ces infractions, il faut ajouter le non-respect du code du travail : abus dans le nombre d’heures de travail effectif et absence de système régulier de récupération. Cette situation perdure depuis trois ans sans qu’il n’y ait eu une intervention de la direction locale compétente en matière de contrôle de l’application et du respect de la législation du travail.

Ce n’est que tout récemment que l’Inspection du travail est montée au créneau, et après enquête circonstanciée, a reconnu le bien-fondé des dénonciations à l’actif du collectif des travailleurs en grève, établissant un PV pour d’éventuelles poursuites judiciaires. Plus grave, les grévistes font aussi état de ségrégation et de différences flagrantes dans la gestion des ressources humaines de la part de leur employeur entre les nationaux et les expatriés : condition de travail, hébergement, restauration, etc. Les protestataires interpellent le ministre du Travail afin qu’il prenne vite une décision ferme à l’encontre de cette entreprise qui viole les droits légaux des travailleurs, et qu’il incite ses responsables à respecter le code du travail. «Une intervention de l’Etat qui prouve que le pays est souverain, qui montre qu’il y a une autorité de l’Etat en Algérie», selon les travailleurs.

Nous avons essayé de joindre les responsables de ce consortium sud-coréen pour avoir leur avis, la personne contactée s’est excusée, prise par la réunion de négociations.

Pour rappel, c’est la Société de production de l’électricité (SPE), filiale de Sonelgaz, qui est le maître d’ouvrage de ce projet de centrale électrique de Kaïs, le marché ayant été attribué, en 2013, à cette firme sud-coréenne pour un montant de près de 900 000 dollars, ce qui n’est pas peu – dont plus de 600 000 dollars pour la partie réalisation ( SPC), et près de 310 000 dollars pour le «bloc principal» (équipement). Avec un montant pareil, il n’est pas permis de piétiner les législations du travail et de la Sécurité sociale.

 

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Tébessa : le calvaire au quotidien des Subsahariens

Des abus, des actes de violence, des insultes et des moqueries sont perpétrés au quotidien contre les migrants subsahariens par des désœuvrés à Tébessa.
Des brimades racistes sont infligées à ces migrants au su et vu de tout le monde. Devant le silence des autorités locales et l’absence d’associations des droits de l’homme, cette population vit une situation des plus lamentables. Elle est devenue une proie facile pour les malfaiteurs. Ainsi, au cours de la semaine écoulée, des malfrats qui habitent près d’un camp de Subsahariens ont profité de l’absence de ces derniers, partis mendier en ville, pour investir le lieu insalubre et surpeuplé, situé sous l’autopont du quartier Draa Limam, pour y mettre le feu après avoir pris leurs effets vestimentaires et autres. La police qui s’est rendue sur les lieux a ouvert une enquête. Selon un témoin oculaire, les auteurs de cet incendie criminel seraient deux voyous qui rôdent toujours en toute liberté.

En juillet dernier, un Malien, Dialla Ahmed, a été blessé au visage parce qu’il voulait faire face à deux repris de justice en état d’ébriété qui tentaient d’entraîner de force une jeune fille subsaharienne. Sans aucun sentiment de remord, les deux délinquants sont montés dans leurs voiture et sont partis sans être inquiétés. Il y a quelques mois, un groupe de voyous avait dérobé plus de 70 millions de centimes à des migrants subsahariens. Un pécule de plusieurs mois de mendicité et de travail au noir.

Plusieurs autres actes de violence contre cette population composée essentiellement de femmes et d’enfants ont été enregistrés durant le premier semestre de l’année en cours, surtout après son transfert vers la gare routière de la ville de Tébessa. Viennent s’y ajouter les mauvaises conditions d’hygiène, un accès inexistant aux soins et surtout le manque de soutien humanitaire de la part des associations caritatives et de la population de Tébessa elle-même.
 

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Tébessa : Le policier tué par un délinquant inhumé

Au lendemain de l’assassinat du policier par un récidiviste, la commune de Morsott, 35 km de Tébessa, est toujours sous le choc.
Les habitants semblent plongés dans la terreur, dans une panique, après qu’un policier en faction, qui voulait libérer une mineure, fut lâchement assassiné de plusieurs coups de couteau au ventre et au cou. Hier, les rues de Morsott étaient désertes, toute la population de la commune s’était rendue à la maison mortuaire par compassion.

Les commerces et les cafés avaient baissé leurs rideaux en signe de deuil. Un paysage désolant, tout le monde était ému, des policiers, des administrateurs et des travailleurs ont quitté leurs postes pour assister à l’enterrement. Les éléments de la police étaient présents, de crainte d’un éventuel dérapage des jeunes de la petite ville de Morsott. A rappeler que des attroupements se sont formés quelques heures après cet assassinat pour dénoncer cet acte abominable.
Dans l’après-midi, le petit cimetière de Sidi Meskine de la ville de Morsott était noir de monde, plusieurs centaines de riverains, de proches et autres sont venus hier rendre un ultime hommage au jeune policier.

Cette foule compacte, venue des quatre coins de la wilaya, a accompagné à pied la dépouille à sa dernière demeure, dans le calme. La présence du nouveau wali et des autorités militaires et civiles a calmé les esprits de certains jeunes de la commune qui demandaient vengeance.

Mardi dernier, Smida Fakhereddine dit Sarhoud , père de deux fillettes, policier relevant de la sûreté de daïra de Morsott, a mortellement été poignardé de plusieurs coups de couteau alors qu’il effectuait une perquisition au domicile du dénommé Chetouh Hamza, un récidiviste qui  aurait, selon une source crédible, tenté de violer une mineure après l’avoir enlevée et séquestrée chez lui. Lors de cette opération, un autre officier a été blessé par l’auteur du meurtre.
 

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Opération de recherche au large d’El Kala

Des unités de la Protection civile d’El Tarf sont intervenues, hier, dans une opération de recherche après la découverte d’une embarcation vide à 4 miles (7,5 km) au large d’El Kala.
Les garde-côtes ne communiquent plus depuis quelques années. Impossible d’entrer en contact avec les garde-côtes d’El Kala et Annaba ou encore les forces navales de Jijel pour en savoir plus. Il faut remonter jusqu’à la 5e Région militaire de Constantine nous a-t-on conseillé. Nous n’avons pas tous les éléments en main, mais, selon les informations recueillies, l’embarcation recueillie et ramenée au port d’El Kala serait trop petite pour être l’une de celles employées par les passeurs de harraga. C’est une petite embarcation de 3,8 m dite de plaisance, comme celles qu’utilisent les pilleurs de corail. Les départs successifs de harraga à partir d’El Kala, qui ont repris après 10 ans d’arrêt, (voir El Watan du 28 juin édition de l’Est) laissent penser au naufrage des occupants d’une embarcation, dont on est encore sans nouvelles. D’un autre côté, aucune disparition de personnes en mer n’a été signalée. Les opérations de recherche se poursuivent.

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