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Benbaibeche à Ouargla : « L’heure de vérité a sonné pour ce gouvernement »

Quand se rencontrent la détermination à en découdre avec les partis traditionnels et une mouvance politique en quête de représentation à l’intérieur du pays, ça donne un meeting tout à fait inattendu pour ses propres organisateurs.  C’est ce qui vient de se passer à Ouargla, ou Tahar Benbaibeche, président de Fajr Jadid a animé un meeting populaire à la salle de conférences de la maison de la culture Moufdi Zakaria ou tous les ingrédients d’une rencontre découverte magistrale avec militants et sympathisants se sont réunies pour créer la surprise.  Jugez-en, malgré 1h30 de retard inexpliqué et le qarqabou qui battait son plein, une assistance nombreuse et enthousiaste était au rendez-vous mêlant femmes, hommes et enfants qui attendaient Benbaibeche certes, mais aussi Hacene Zaatout, tête de liste de Fajr jadid pour la commune de Ouargla qui a carrément enflammé l’assistance avec un appel franc et sans fard à mobiliser les voix de son fief électoral de Mekhadma avant midi. Le leader local de Fajr Jadid sollicite non seulement que les femmes sortent le matin contrairement à leurs habitudes électorales en fin d’après midi mais aussi aux hommes de se rendre aux urnes en force avant le déjeuner pour permettre à ce grand quartier de Ouargla de reprendre la main sur l’APC qu’il a perdu il y a cinq ans. Un mandat de trop pour les concurrents du Ksar qui revenaient de loin en 2012 après 20 ans d’absence de cette assemblée, un quinquennat ou le quartier n’a pas avance d’un iota estiment ses habitants qui veulent peser de leur poids sur les élections de jeudi prochain.  Et c’est dans cet ambiance festive et visiblement mobilisée en faveur de candidatures jeunes, féminines, diplômées et ancrées dans le mouvement associatif que Tahar Benbaibeche, très ému n’a pas pu s’empêcher de souligner qu’il considérait que cette rencontre avec le peuple de Ouargla était une nouvelle naissance pour son parti. « Les caisses son vides et l’heure de vérité a sonné pour ce gouvernement» s’est écrié l’orateur soulignant avoir tant souhaité que ces élections locales soient l’occasion pour les uns et les autres de présenter des idées et des programmes. Benbaibeche tacle le FLN à propos de ses déclarations qu’il juge irresponsable « comment prétendent-il être l’Etat et le gouvernement, appliquer le programme du président Bouteflika pour enfin menacer de quitter le gouvernement ? ».  Il estime que reconnaitre la source du mal est un début de solution en soi et que le gouvernement doit rectifier le tir et instaurer un dialogue global sans exclusion tout en ironisant que les partis au pouvoir « demandent une rallonge de cinq ans pour opérer une destruction massive de ce qui reste à sauver ».     «  Ouargla est malade»   Benbaibeche approuve le constat amer des têtes de listes de son parti à Ouargla qui prendront successivement la parole pour s’annoncer en tant que sauveurs. «  Ouargla est malade et ses médecins sont enfin là ! » criera Hacene Zaatout à une assistance qui buvait ses paroles et lui demandait de répéter ses slogans. L’Algérie a rendez-vous avec le changement et c’est au peuple d’en  choisir la manière dira Benbaibeche appelant les algériens à se réveiller pour trouver des solutions et révéler leur volonté à changer le cours des choses et interagir avec les événements.  L’orateur expliquera que la manne pétrolière qui n’a pas permis de développer les deux poumons  de l’Algérie que sont Hassi Messaoud et Hassi R’mel a permis aux décideurs d’acheter la paix sociale à une certaine époque. « Il ne leur sera plus possible d’acheter le silence du peuple qui veut de vrais représentants et l’application équitable des lois ».  Cette heure de verité que Benbaibeche voudrait jeudi prochain, avec une élite nationale née des entrailles du peuple, devra assurer la stabilité du pays pour les cinq prochaines années. Une stabilité dont elle serait la seule garante. Après le meeting grandiose de Ouargla, qui a semble t-il été une révélation pour le président de Fajr Jadid, l’idéal serait d’offrir au parti la majorité absolue dans les 18 communes dans lesquelles il se présente à travers la wilaya de Ouargla nonobstant celle de l’APW qu’il convoite aussi. Soutenant que ses candidats apporteront de vraies solutions au malaise de Ouargla, Benbaibeche estime qu’une majorité confortable de Fajr Jadid serait à même de présenter à l’opinons publique un exemple concret de bonne gouvernance.        

Les gardes-côtes ont intercepté 286 harragas algériens

Le phénomène de l’émigration clandestine  prend de l’ampleur en Algérie.  « Les unités du Service National de Gardes-côtes des Forces Navales de l’Armée Nationale Populaire ont procédé, durant la période allant de jeudi 16 au samedi 18 novembre 2017, à l’interception et sauvetage, au large des cotes algériennes, d’un nombre total de 286 citoyens algériens candidats à l’émigration clandestine », a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué rendu public aujourd’hui samedi.     « En dépit de l’ampleur prise par les tentatives de quitter le territoire national de manière illégale, les unités du Service National de Gardes-côtes des Forces Navales demeurent vigilantes et mobilisées de façon permanente en vue de les intercepter et de neutraliser les réseaux de passeurs, et ce, en coordination avec les services de sécurité concernés », a ajouté la même source. 

On vous le dit

Moussa Touati accuse l’administration… Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a appelé ses militants à aller voter en masse pour prouver leur existence en tant que parti d’opposition au régime actuel. «Le véritable pouvoir du peuple ne sera atteint que par les urnes et de la manière la plus transparente. Je vous rappelle qu’en 2002, le FNA était classé à la troisième place en tant que force politique, et ce, juste six mois à peine après sa création. Aujourd’hui, notre parti est à la sixième place à cause de l’administration qui favorise les formations politiques du pouvoir», a déclaré Moussa Touati, jeudi, à partir de Blida lors d’un meeting électoral au centre culturel de Ouled Yaïch. Et de poursuivre : «L’Algérie traverse des moments difficiles à cause du pouvoir. Notre pays est tellement fragile que certains profitent de l’occasion pour oser créer un  gouvernement provisoire des pieds-noirs et des harkis en France, c’est grave !» Tentative d’attaque contre le système d’information d’Algérie Télécom Depuis quelques jours, le système d’information d’Algérie Télécom a été la cible d’une série de tentatives d’attaques qui n’ont pas abouti, visant à le mettre hors service. Les équipes techniques en charge de la sécurité des systèmes d’information au niveau de l’entreprise, en collaboration avec les services de sécurité, sont intervenus pour neutraliser ces tentatives d’attaques et sécuriser les différentes plateformes opérationnelles. La journée du jeudi 16 novembre a connu une recrudescence de tentatives d’intrusion qui n’ont pas abouti, avec une volonté manifeste du cybercriminel à l’origine de cette agression, de congestionner le réseau de communication de l’entreprise. Les services de sécurité ont réussi à identifier le concerné. La situation est maîtrisée, sans complications majeures. 10 morts et 279 blessés dans des accidents de la route en une semaine   Dix personnes ont trouvé la mort et 279 autres ont été blessées dans 245 accidents de la circulation survenus dans   des zones urbaines en une semaine, a indiqué hier un communiqué de la  Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Selon les statistiques, le nombre d’accidents a baissé (-16), de même  que le nombre de blessées (-63 cas), alors que le nombre de décès a augmenté (+2), selon la même source. Le facteur humain demeure la principale cause de ces accidents (97,96%), outre d’autres facteurs liés à l’état des véhicules et des routes, selon des études réalisées par les services compétents de la Sûreté nationale. La DGSN appelle les usagers de la route à faire preuve de vigilance et à respecter le code de la route et mis les numéros vert, 15-48, et de secours, 17 à la disposition des citoyens pour signaler tout comportement dangereux. Un mort et un blessé après une attaque d’hommes armés au Tchad Une personne a été tuée et une autre blessée dans une attaque d’hommes armés contre un marché de la localité   tchadienne de Koulbous, dans l’est du pays, frontalier avec le Soudan, a indiqué hier une source militaire de la force mixte tchado-soudanaise.  Mercredi soir, «après avoir pillé le marché, tué une personne et blessé une autre, les assaillants se sont repliés au Soudan», a expliqué cette source citée par l’AFP.  La zone frontalière entre le Tchad et le Soudan est très instable. Des  communautés arabes originaires du Soudan, regroupées en milices armées, traversent régulièrement la frontière très poreuse avec le Tchad et seraient responsables des attaques nombreuses dans la région. Afin de stopper ces attaques, depuis 2010, une force mixte tchado-soudanaise patrouille aux frontières. Le Tchad et le Soudan se sont rapprochés en 2010 par un «accord de normalisation» après cinq années de tensions, pendant lesquelles les deux pays s’accusaient mutuellement d’aider des rébellions hostiles à leurs pouvoirs respectifs.

«Je me présente faute de travail»

Corps frêle, visage émacié, regard sombre, Ahmed Amraoui se morfond sur sa chaise dans un local sobre servant de permanence électorale. « Attendez, je vais appeler le tête de liste», lance-t-il gentiment. Nous lui indiquons que c’est sa parole à lui qui nous intéresse, son profil, et il en est presque intimidé. Emu. Pourtant, le parcours d’Ahmed force vraiment le respect. C’est l’un de ces vigiles discrets qui ont brûlé leur jeunesse pour que le pays se tienne debout. Ahmed Amraoui est candidat sur la liste du MPA (n°13). Il a 49 ans, marié et père de quatre enfants. A la fin des années 1980, Ahmed était maître d’école. «J’étais enseignant de français», précise-t-il. Dans les années 1990, alors que Aïn Boucif est dans l’œil du cyclone terroriste, Ahmed s’engage dans le corps des Gardes communaux. «J’étais dans le tout premier groupe, le détachement 26-1 », assure-t-il. «A l’époque, c’étaient les zawalis qui étaient en première ligne de front. Tu ne trouvais dans nos rangs que les parias, les sans-grade, ghir elli mekerfessa alih», se souvient-il avec amertume. «J’ai servi de 1994 à 2005. J’étais dans la gueule du loup. On ratissait toute la région : Kef Lakhdar, Moqorno, El Ghaba El Kahla… Je l’ai échappé belle plus d’une fois. J’ai des amis qui sont morts.» Après onze ans de bons et courageux services, Ahmed sort les mains vides. «En 2005, j’ai rendu les armes sans aucune pension ni indemnité. Rien !» En 2009, il est engagé comme contractuel par l’APC. Depuis janvier 2017, la mairie a mis fin à son contrat en même temps que 63 de ses camarades. «Je suis toujours au chômage. Je vis de la retraite de mon père. C’est un ancien fonctionnaire des PTT», affirme-t-il. Dans la foulée, Ahmed nous confie : «Je me présente aux élections faute de travail. Moi, je cherche juste un travail à travers cette liste.» Pour lui, c’est avant tout une opportunité pour espérer avoir un revenu et assurer un minimum de vie digne à ses enfants. «Beaucoup parmi ces jeunes qui encadrent les permanences électorales et les bureaux de vote ne sont pas encartés, ils font ça juste pour se faire un peu d’argent», appuie-t-il. «Je n’ai jamais fait de politique auparavant», avoue notre ami. Quid de sa ligne politique ? «On se base sur les classes populaires. Les gens sont très pauvres, ici. Le peuple est réduit à la mendicité. Quand le couffin du Ramadhan est distribué, c’est l’émeute. Il y a une grande misère dans les douars. J’habite à El Gharbia, sur la route d’El Birine. Il n’y a rien là-bas. Le réseau de distribution de gaz passe à 200 m de chez nous et on n’a pas de gaz de ville. L’agriculture périclite faute d’eau et les forages sont interdits. Même l’élevage, ça ne marche pas. Les aliments de bétail coûtent trop cher. La ‘arouchia’ nous a causé beaucoup de tort. Chaque élu n’œuvre que pour son clan. Il n’y en a que pour la ‘hachia’ (la cour) du maire.» En plus du poids du tribalisme, Ahmed n’hésite pas à parler de «tabaqia» (lutte des classes). «Les notables ont tous les privilèges. Certains noms, certaines familles, ont tous les droits. Nous, on est la classe inférieure. Les marginaux. On veut se rapprocher de notre classe et l’élever avec nous. Echaâb madhrour bezzef. Si personne ne bouge, ça ne risque pas de changer .» Comment évalue-t-il ses chances ? «J’ai une bonne réputation. Des gens que je ne connais pas viennent m’embrasser spontanément sur le front. Ils se souviennent du temps où je risquais ma vie pour les défendre», glisse-t-il avec pudeur.

RSF et deux organisations tunisiennes solidaires avec Hadda Hazem

La directrice de publication du journal arabophone El Fadjr, Hadda Hazem, reçoit le soutien de trois organisations internationales qui dénoncent l’asphyxie financière du quotidien. Il s’agit de Reporters sans frontières (RSF), de l’association Vigilance pour la démocratie et l’Etat civique et le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP). «Hadda Hazem, directrice du quotidien El Fadjr, a entamé une grève de la faim le 13 novembre, pour protester contre la ''mise à mort programmée'' et l’étranglement financier de son journal par les autorités algériennes. Reporters sans frontières (RSF), l'association Vigilance pour la démocratie et l'Etat civique, le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP) dénoncent une sanction qui asphyxie progressivement un média et soutiennent Hadda Hazem dans son combat», lit-on dans un communiqué des trois organisations, rendu public hier. Les trois ONG rappellent, dans leur communiqué, que «depuis plus de trois mois, le quotidien généraliste arabophone El Fadjr ne reçoit plus aucune publicité institutionnelle, qui s’avère être une des principales sources de revenus des médias en Algérie». «Le journal est privé de publicité depuis une intervention de Hadda Hazem sur France 24, le 9 août dernier. La journaliste avait alors commenté et critiqué une lettre du président Abdelaziz Bouteflika adressée à son Premier ministre. Depuis, l’ANEP, l’agence étatique chargée de la distribution de la publicité publique, a retiré sa page publicitaire du journal», rappelle-t-on dans le même communiqué. Etranglé financièrement, El Fadjr, ajoute la même source, «a dû baisser son tirage, réduire son nombre de pages, renoncer à sa version papier pour ne plus paraître que sur le web et s’endetter pour payer les salaires de ses journalistes». «C’est pour protester contre “la décision des autorités de la punir”, que Hadda Hazem a décidé de commencer une grève de la faim», lit-on dans le même communiqué. Pour rappel, Hadda Hazem a entamé, depuis lundi dernier, une grève de la faim devant le siège de son journal à la maison de la presse  Tahar Djaout.