Archive for septembre, 2017


Les cadavres d’une mère et de ses deux filles retrouvés à Djelfa

Les éléments de la Protection civile en collaboration avec les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Djelfa ont retrouvé dans la nuit du vendredi au samedi les cadavres des deux filles qui avaient été emportées par les eaux à El-Mdjabra (25 km de la wilaya), a t-on-appris auprès du responsable de la cellule de communication de la Protection civile, Khalili Mokhtar.
« Le cadavre de la mère des deux filles (32 ans) a été retrouvé vendredi emporté par les eaux à H’naniche » a précisé la même source, qui a jouté que « les recherches se sont poursuivies afin de retrouver les deux filles ».

 

Le cadavre de la première fille (18 mois) a été retrouvé à 22h tandis que le corps sans vie de la deuxième victime a été trouvé dimanche matin.

Le wali de Djelfa, Hamana Kenfef, s’était rendu sur place pour suivre les opérations de recherche.

 

Le directeur de la protection civile a mobilisé, de son côté, tous les moyens matériels à travers les unités secondaires et l’unité principale de Aïn El Ibil et Messâad ainsi que d’autres équipes. Les éléments de la Gendarmerie nationale y ont également contribué. 

Selon les premières informations, la mère et ses deux filles se promenaient lorsqu’elles ont étaient surprises par des eaux torrentielles.

Read More...

La caserne des garde-côtes prise d’assaut par les parents de harraga

Plusieurs dizaines de familles et proches de candidats à l’immigration clandestine ont violemment manifesté jeudi en fin d’après-midi devant le port de pêche La Grenouillère de Annaba, menant vers la caserne du commandement des garde-côtes de Annaba, avons-nous constaté sur place. Ils étaient nombreux à bloquer la route aux usagers, à l’effet d’obliger les forces navales à aller chercher leur progéniture, portée disparue, selon eux, depuis quelques jours en haute mer.
Ils ont largué les amarres mardi pour les uns, dimanche ou lundi pour les autres à partir des différentes plages de Annaba, El Tarf et Skikda. Depuis, leurs parents sont sans nouvelles d’eux, contrairement à des dizaines d’autres qui, sains et saufs, ont pris attache avec leur famille à partir de la rive sarde de l’Italie. Sur les réseaux sociaux, cette grande évasion – une première depuis plusieurs années – a provoqué un véritable buzz où des «selfies» et des vidéos de groupes de jeunes harraga, dont des femmes et des enfants, à bord d’embarcations artisanales en haute mer alimentent à continuellement la Toile.

Mieux, pour s’identifier, d’autres groupes s’affichent, ironiquement, avec des banderoles de leur équipe de football fétiche. Selon les parents des harraga disparus, ces derniers sont âgés entre 18 et 45 ans. Ils sont originaires de Annaba, El Tarf, Skikda et Souk Ahras. Profitant de l’amélioration ces derniers jours des conditions climatiques, ces jeunes Algériens ont tenté de quitter le pays clandestinement. Et si en mer les garde-côtes s’affairent quotidiennement à arrêter des embarcations de candidats à l’immigration clandestine, il n’en reste pas moins que la gendarmerie nationale est également de la partie.

Selon le commandement national de ce corps constitué, agissant sur renseignements, les éléments de la gendarmerie de la brigade de Collo (Skikda) ont interpellé, lundi dernier, à hauteur de la plage Taleza, de la même commune, quatre candidats à l’immigration clandestine, près d’un véhicule. Ils étaient en possession d’effets vestimentaires, un appareil de navigation GPS, neuf batteries (1.5 V et 1.2 V), trois fumigènes de secours, un gilet de sauvetage et la somme de 460 euros.

Le lendemain, les éléments de la gendarmerie de la brigade d’El Marsa (Skikda) ont interpellé à hauteur de la plage Sidi Oukacha de la localité, six autres citoyens, qui s’apprêtaient à rallier clandestinement les côtes italiennes. Une embarcation avec un moteur, un appareil de navigation GPS, des effets vestimentaires et la somme de 510 euros ont été saisis. Situation similaire à l’Ouest du pays où, agissant sur renseignements, les gendarmes de la brigade de Bouzedjar (Aïn Témouchent) ont interpellé à hauteur de la plage Sebiat, commune de Bouzedjar, neuf jeunes qui s’apprêtaient à se rendre clandestinement vers les côtes espagnoles. Une embarcation avec un moteur, une pompe à air et un appareil de navigation GPS ont été saisis. La wilaya d’Oran n’est pas en reste.

En effet, le groupement territorial de Gendarmerie nationale d’Oran a été contacté, mardi dernier, sur le numéro vert (1055) par un citoyen qui a avisé que des jeunes étaient à bord d’un véhicule, à hauteur de la plage de Aïn Defla du village Cristel, commune de Gdyel, et s’apprêtaient à regagner clandestinement les côtes espagnoles. Aussitôt alertés, les gendarmes de la brigade territoriale de Gdyel, qui se sont dirigés vers cette zone, ont appréhendé sept candidats à l’immigration clandestine près du moyen de transport indiqué. Paradoxalement, cette grande ruée clandestine de jeunes algériens vers la rive européenne coïncide avec les annonces économiques austères du Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Read More...

«Le problème du financement de la Sécurité sociale ne peut pas reposer sur le seul secteur pharmaceutique»

L’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) organise ses premières Journées pharmaceutiques, pour la première fois depuis sa création, les 29 et 30 de ce mois. Qu’est-ce qui a poussé votre association à ouvrir le débat sur le secteur?

Il s’agit d’abord de répondre à une demande insistante de la part de nos membres comme à celle des nombreux acteurs du secteur pharmaceutique national qui ont souhaité aménager un espace dans lequel ils aimeraient mettre la lumière sur les excellentes réalisations du secteur pharmaceutique, discuter des contraintes professionnelles qui affectent leur activité, et tracer les perspectives et les défis à relever.
Notre secteur, en dépit des progrès immenses qu’il a enregistrés au cours des dernières années et qu’il est l’un des très rares à avoir gagné des parts de marché significatives par rapport aux importations, souffre toujours d’une image plutôt négative.

Cette image est plus volontiers assimilée à la facture annuelle des importations, alors même que sans cette production, elle serait aujourd’hui plus proche de 4 milliards de dollars. Notre secteur est souvent associé dans la presse nationale à la spéculation et à l’appât du gain, alors que c’est quasiment le seul au sein de l’économie nationale à assurer une transparence et une traçabilité complètes de ses transactions. Alors qu’il garantit une qualité de ses produits aux standards internationaux et obéit à un système de prix administrés et de marges contrôlées, il se trouve qu’il est pourtant le seul où les entreprises sont assujetties fiscalement à une ponction additionnelle sur leurs bénéfices annuels.

Comment évaluez-vous aujourd’hui la situation de l’industrie pharmaceutique nationale ?

Au plan économique, les résultats de l’industrie pharmaceutique nationale sont très satisfaisants. La production nationale a enregistré une évolution remarquable entre 2008 et 2016, avec un taux de croissance annuel moyen de 17,9%, dans un contexte global plutôt favorable si l’on tient compte du fait que le marché national dans son ensemble a connu une croissance annuelle moyenne de 9,3%. Pour cette même période, la part de marché de la production est passée de 25% à 47%. Nous nous réjouissons à cet effet que le plan d’action du gouvernement actuel ait repris l’objectif de couverture de 70% des besoins de notre marché par la production locale à l’horizon 2019.

Nous comptons proposer aux autorités une forme de «contrat de développement» à travers lequel nous nous engageons à déployer les efforts nécessaires pour l’atteindre, pour peu que soit menée à bien la transformation en profondeur de notre cadre réglementaire.

Nos propositions sont prêtes et nous sommes disposés à discuter des termes concrets de leur mise en œuvre. Il est vrai que notre économie traverse aujourd’hui une période difficile et on peut comprendre que cela puisse quelquefois refroidir les ambitions de nos politiques publiques. L’industrie pharmaceutique nationale dispose de l’ensemble des atouts pour prendre la place éminente qui doit être la sienne sur le marché interne, mais également pour rayonner au-delà sur les marchés de la région.

L’effort d’investissement a déjà été fait pour l’essentiel ; les ressources humaines de qualité sont présentes et s’affirment de jour en jour comme un vivier d’une grande richesse et d’une grande compétence ; les liens qui ont commencé à être tissés avec nos universités et instituts de recherche sont de nature, pour peu qu’ils soient davantage stimulés, à offrir un terreau fertile pour l’accueil, la mise au point et le développement de toutes sortes de produits innovants.

Les pharmaciens d’officine ont menacé de recourir à la grève cet été, suite à l’annonce de la révision des marges liées directement à la production nationale. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Effectivement, il y a eu ce projet de mesures initié par les caisses de Sécurité sociale. Elles souhaitaient mettre fin à un mécanisme par lequel une forme de compensation était octroyée depuis plusieurs années pour la vente de médicaments génériques ou de produits fabriqués localement. Il est connu que les prix de ces produits sont plus bas que les produits princeps et, comme dans notre pays la marge du pharmacien est calculée en valeur relative, il est évident que ce dernier se retrouve automatiquement pénalisé et n’a objectivement aucun intérêt à favoriser une telle politique.

La majoration ainsi instituée, en permettant d’éviter cet écueil, a favorisé substantiellement la consommation des génériques et a surtout stimulé le développement de la production nationale. Avec ce système, tout le monde était gagnant : les caisses qui ont réalisé d’importantes économies des dépenses ; les pharmaciens qui ont pu préserver leurs revenus ; les producteurs nationaux qui ont gagné des parts de marché ; les patients dont l’accès aux soins s’est amélioré ; et enfin l’économie nationale qui réduit sensiblement sa dépendance externe.

Certes, aujourd’hui les caisses de Sécurité sociale sont confrontées à des problèmes d’équilibre financier, mais en prenant cette initiative unilatérale, elles se sont juste dit que le paiement d’une telle majoration n’était plus vraiment nécessaire dès lors que la production nationale est bien implantée, a augmenté ses parts de marché et que le générique n’était plus boudé comme auparavant. Elles oublient, en effet, que les prix du médicament sont étroitement réglementés et que la majoration en question est une part significative du revenu du pharmacien auquel elles demandent donc indirectement de financer leur déficit.

Le pharmacien est un partenaire essentiel dans la politique de promotion du générique et de la production nationale et que, en l’affaiblissant, c’est toute la filière qui est menacée, à commencer par les producteurs. Ces derniers ont eux-mêmes vécu la même expérience désagréable puisqu’après avoir servi d’appâts pour faire baisser les prix du médicament et mettre sur pied le tarif de référence, ils sont après coup abandonnés sur le chemin après l’alignement du princeps à ce tarif de référence. Les seuls gagnants sont les caisses de Sécurité sociale. A nos yeux, le problème du financement de la Sécurité sociale ne peut pas reposer sur le seul secteur pharmaceutique, il doit trouver sa solution dans un cadre plus global.

Du nouveau à propos de ce dossier ?

Pas encore. Il faut souligner que pas moins de trois Conseils interministériels lui ont été consacrés au cours des deux dernières années. Dans le principe, tout le monde admet comme anormal que des marges établies en 1997, voilà plus de vingt ans, demeurent figées alors que les coûts ont explosé entre-temps sous l’effet de l’inflation interne, des augmentations salariales, de l’érosion des taux de change, etc.
Le système des marges, il faut le rappeler, a été conçu dans un contexte où les importations pesaient jusqu’à 90% du marché, où la part du générique était réduite et où, par conséquent, les prix des produits étaient sensiblement plus élevés que ceux d’aujourd’hui.

Maintenant que la production locale devient prédominante et que les prix des produits ont été fortement abaissés, il devient évident que les conditions de rémunération des distributeurs et des pharmaciens d’officine doivent être révisées en profondeur. Si le principe d’un réaménagement est admis, celui-ci se heurte sur le terrain à de nombreuses résistances et bute singulièrement sur les difficultés financières des caisses de Sécurité sociale.

Les caisses de Sécurité sociale tentent de préserver leur pérennité. Comment est la relation avec l’UNOP ?

Nous avons toujours considéré que le système de sécurité sociale, dans son ensemble, est un atout pour l’économie de notre pays et pourrait être une chance pour le développement de l’industrie pharmaceutique nationale. La pérennité de ce système suppose à la base un équilibre des intérêts entre tous les acteurs concernés, les caisses bien entendu, les producteurs, les distributeurs, les pharmaciens et enfin les patients.

Or, à notre avis, cette relation a commencé à être affectée dès lors que les caisses de Sécurité sociale, préoccupées par leurs difficultés financières, ont commencé à prendre des mesures unilatérales sans se préoccuper vraiment des conséquences négatives sur leurs autres partenaires.

Sur le fond, cela a montré surtout à quel point ces caisses sont elles-mêmes juges et parties et cela va au-delà de la question des marges. Cela concerne d’autres aspects aussi importants que les décisions sur les produits à rembourser comme sur les modalités de ce remboursement. En d’autres termes, la politique de remboursement est dépendante de l’approche comptable des caisses avant de l’être de critères plus objectifs et plus globaux liés au développement d’une industrie pharmaceutique puissante, à la politique des soins et au service médical rendu.

Selon vous, le Comité de remboursement du médicament (CRM) serait donc une instance qui ne fonctionne pas correctement ?

C’est une évidence qu’il y a, à ce niveau, de nombreux et sérieux problèmes d’organisation. Déjà, on ne peut qu’être frappé par le chevauchement de compétences qui est toujours entretenu entre le Comité économique qui, au niveau du ministère de la Santé, se prononce sur le prix de chaque médicament enregistré et le CRM qui, sous l’autorité du ministère, en charge de la sécurité sociale, se prononce sur les termes de son remboursement.

Cela fait des années qu’à l’UNOP nous demandons en vain que la décision sur ces deux points soit simultanée et que les deux administrations se coordonnent. Outre que cette approche duale n’aide pas à la cohérence des décisions, cela allonge de plusieurs mois et quelquefois de plusieurs années les décisions, ce qui pénalise lourdement les producteurs nationaux.

Comment admettre, à titre d’exemple, que des produits développés dans nos propres laboratoires de recherche et de développement, qui sont fabriqués et enregistrés, dont le service médical rendu est reconnu à travers le monde, soient en bout de course refusés au remboursement, privant ainsi les assurés sociaux des avancées thérapeutiques pour certaines pathologies. Dans le fond, la composition du CRM est elle-même ambiguë.

Comment expliquer que les caisses de sécurité sociale y soient représentées et qu’elles soient ainsi juges et parties ? Cette préoccupation est certes importante, mais il faut prendre garde à ce que les fondements du système de Sécurité sociale et de la politique pharmaceutique nationale ne soient pas phagocytés par cette vision strictement comptable qui est en train de prendre des contours démesurés. A notre avis, une refonte du CRM est indispensable, et l’intégration au CRM d’un représentant de l’UNOP est hautement souhaitable, de même que la mise en place d’un collège consultatif d’experts sur lesquels s’adossera le processus de décision concernant le service médical rendu.

L’équilibre des caisses est aujourd’hui menacé. C’est ce qui justifie la politique menée pour maintenir cet équilibre ?

Bien entendu, et ce n’est certainement pas le chef d’entreprise que je suis qui vous dira le contraire. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les caisses de Sécurité sociale ne sont que les instruments d’une politique que les autorités publiques mettent en place. Il faut se demander sérieusement pourquoi le prix du médicament devrait être l’unique variable d’ajustement de l’équilibre des caisses de Sécurité sociale ? On ne peut que relever aujourd’hui l’indigence des campagnes de prévention et d’éducation citoyenne qui permettraient pourtant d’agir en amont et de réduire fortement la prévalence de nombreuses maladies et, en conséquence, l’impact financier de leur traitement.

Sur un plan plus stratégique, il importe que la politique publique en matière de Sécurité sociale ne s’enferme pas dans des approches de court terme et qu’elle prenne un peu mieux en compte des évolutions importantes que le secteur pharmaceutique connaît d’année en année, que ce soit au plan national comme au plan mondial.

Ces évolutions se rapportent notamment à toute la masse des produits innovants qui arrivent et qui, malgré leurs prix élevés, ne pourront pas être refusés à nos médecins et à nos patients et ne manqueront pas de faire leur entrée sur notre territoire. Ce sont ces produits que nous devrons nous efforcer de produire et c’est le défi à relever. Nous pouvons d’ores et déjà dire que sans des prix rémunérateurs, l’industrie pharmaceutique nationale sera condamnée à végéter à l’avenir et que la porte des produits innovants lui sera irrémédiablement fermée.

 

Read More...

Droits de l’homme : La LADDH tiendra une université «populaire» à Béjaïa

La proposition est née d’une réunion entre plusieurs représentants de la société civile militante.
La Ligue de défense des droits de l’homme (LADDH) tiendra le 5 octobre prochain son université d’automne dans la rue qui lui conférera son cachet «populaire». L’action sera celle d’un «collectif citoyen pour les libertés» (CCPL) qui prend sur lui le devoir de réagir à une nouvelle atteinte aux libertés par les autorités. Il s’organise pour une «riposte forte et déterminée pour ébranler la machine répressive du pouvoir», en réédition de celle réussie d’Aokas qui a recouru au même mode de riposte populaire l’été dernier.

Réuni mardi au siège de la LADDH, le CCPL appelle «toute la population à participer à une grande action de protestation qui se traduira par un rassemblement populaire devant la wilaya le 5 octobre 2017 à 11h et qui sera couronné par une université populaire à la place Saïd Mekbel l’après-midi, à partir de 14h».
Les services de la daïra de Souk El Tenine ont signifié, pour rappel le 20 septembre dernier, leur refus d’autoriser l’organisation de l’université d’été de la LADDH, prévue dans un camp de toile. La réponse du wali, sous couvert du chef de la daïra, n’a pas été justifiée ni argumentée par des textes de loi.

La réaction de la LADDH a fait réagir, après coup, les services du cabinet du wali par une «mise au point» adressée, jeudi, à la presse. Les autorités expliquent que leur «position résulte essentiellement du flou qui persiste sur la représentativité de cette ligue LADDH», en avançant que «quatre noms revendiquent la présidence de ladite ligue, qui sont Hocine Zehouane, Noureddine Benissad, Kaddour Houari et Debouz Salah». Ainsi, les autorités prennent pour motif «un conflit interne» pour justifier l’interdiction d’une réunion.

La LADDH transportera en tout cas son université dans la rue au moyen d’une action qui a le double objectif de tenir l’opinion publique témoin des atteintes répétées au droit de réunion et d’afficher son indignation face autorités publiques. «Est-il utile de souligner que la date du 5 octobre 1988 est hautement symbolique, représentant un jalon des plus importants de notre combat pour la démocratie ?» s’interroge le Collectif dans sa déclaration-appel, cosignée par treize organisations et comités, dont cinq entités politiques (PST, UDS, FS, RPK et Initiative citoyenne) et un seul syndicat (Snapap).

Tout le monde dénonce une «interdiction arbitraire», un «flagrant, déni du droit de réunion» qui «est d’autant plus intolérable qu’il ne doit laisser personne indifférent». Mais d’aucuns déplorent «l’aplaventrisme», habituel pour certains, des grands absents parmi les partis politiques et le reste des organisations de la société.

«Cette brutale interdiction exprime très clairement la volonté du pouvoir de réprimer les libertés démocratiques par le verrouillage des espaces d’expression», dénonce le collectif. «En s’attaquant sans relâche, par le biais des chefs de daïra et du wali, aux organisations de la société civile qu’il ne contrôle pas, il (le pouvoir) cherche en réalité à soumettre totalement la population en lui empêchant toute possibilité d’être librement et dignement représentée quand ses droits sont bafoués et ses libertés foulées aux pieds» écrit-il.

Par l’action du 5 octobre prochain, on commémorera le 29e anniversaire de la révolte sanglante d’Octobre 1988 par l’éternelle revendication du respect de la citoyenneté des Algériens et de leurs libertés.

 

Read More...

Tipasa : Le patrimoine foncier dilapidé

Des individus ayant soudoyé un grand monde à Tipasa se sont permis d’accaparer le domaine forestier, construire des chalets en bois, bitumer les routes pour accéder à leurs nouvelles résidences et vendre des parcelles de terrain forestier au prix de 45 000 DA le mètre carré.
Le plus grave, c’est que ces individus avaient bénéficié d’une très large couverture médiatique par des chaînes privées de télévision parmi les plus en vue en Algérie. Le prétexte au battage médiatique était l’encouragement de l’investissement touristique dans la wilaya. Le tribunal de Tipasa avait été saisi sur cette grave affaire qui avait bénéficié des complicités incroyables des gestionnaires des affaires publiques locales de la daïra et de l’APC de Tipasa. Le cerveau de cette triste affaire a été plusieurs fois interviewé par les chaînes privées de télévision pour «ameuter» les citoyens en quête de résidences érigées en plein mont du Chenoua (Tipasa). Le concerné, Mohamed H., résident à Blida, est aujourd’hui en fuite. Six de ses complices chargés de servir d’intermédiaires pour l’écoulement des lots de terrain ont été écroués, tandis que deux gardiens du site ont bénéficié de la relaxe.

Un patrimoine forestier, d’une superficie de 63 hectares, a subi donc des aménagements sauvages. Deux notaires installés à Boufarik étaient chargés de délivrer les documents des transactions commerciales aux «victimes». Le pseudo-investisseur avait prévu la construction et la vente de 2500 chalets. Selon nos informations, 200 «clients» avaient payé de très grosses sommes d’argent pour acquérir les lots promis. Sur la liste des acheteurs figurent des fonctionnaires très bien placés au niveau des institutions de la République. L’actuel P/APC de Tipasa rejette toute responsabilité dans le dossier sur son prédécesseur à la tête de la circonscription. Ce dernier est présentement sénateur RND. Les éléments de la Gendarmerie nationale poursuivent leur enquête pour démêler l’écheveau de cette affaire.

Read More...