Archive for juillet, 2017


Illizi : Les lycées de Bordj Omar Driss et de Bordj El Haouès font exception

Le taux de réussite enregistré cette année à l’examen du baccalauréat pour l’ensemble des établissements secondaires de la wilaya d’Illizi est estimé à 59,22%.
Une première dans les annales de cette wilaya frontalière de l’extrême sud-est du pays. Le lycée Mbarek El Mili du chef-lieu de wilaya vient en tête de classement avec un taux de réussite de 83,87%. Fraîchement inauguré, durant l’année scolaire 2015/2016, le lycée Targui Ouantimidi de la commune de Bordj El Haouès a enregistré un taux de réussite de 58,54%, soit la 4e place sur les 9 lycées que compte la wilaya d’Illizi. L’ouverture de ce lycée, d’une capacité de 800 places pédagogiques, a constitué un grand pas en avant dans cette région et ses localités déshéritées (Iherir, Tabakat et Tourset), où de nombreuses filles abandonnent leurs études à la fleur de l’âge.

«Ce lycée nous a offert des chances égales de réussite. Auparavant, il était pratiquement interdit aux jeunes filles de poursuivre leurs études du cycle secondaire à cause de l’éloignement du lycée de chez elles. Aujourd’hui, nous sommes parmi les quatre meilleurs lycées devant des établissements plus anciens.» «Je suis très fière et soulagée, car le bac c’est la base. Je suis très contente de l’avoir et pouvoir poursuivre mes études universitaires», déclare Halima, une jeune bachelière de la localité d’Iherir, 80 km de la commune de Bordj El Haouès.

Au lycée Mohamed Boudiaf de la commune de Bordj Omar Driss et malgré les conditions difficiles de scolarisation, le taux de réussite a atteint 69,74%, en hausse par rapport à 2016 (41,66%), un écart de près de 28 points. En effet, les élèves étudient dans un lycée qui se trouve dans un état catastrophique et menaçant ruine, sachant que le projet du nouveau lycée en remplacement de l’actuel a été gelé à cause de l’austérité budgétaire. Un gel largement dénoncé par la population locale et ses représentants à l’APN et au Sénat qui ont demandé, à maintes reprises, la levée de cette mesure pour ce projet vital pour leurs enfants, en vain. Ces résultats encourageants  ne méritent-ils pas leur valorisation ?
 

Read More...

Bordj Menaïel : La population ferme la RN12

La RN12 a été fermée par des manifestants en colère mercredi. Alors que le centre-ville de Bordj Menaïel était le théâtre, dans la même journée, d’un regroupement des citoyens venus de tous les quartiers pour protester contre les conditions de malvie dans lesquelles est plongée la cité suite à l’arrêt d’un chantier de viabilisation, au manque d’eau, à l’état des routes et de la chaussée.
Les protestataires pacifiques voulaient surtout attirer l’attention des autorités sur le retard considérable dans les travaux de réfection des réseaux de la ville et sur la dégradation continuelle d’une des plus importantes villes de la wilaya. En effet, le chantier à l’arrêt gêne non seulement les activités de la population, mais pose également le problème de l’eau qui se raréfie avec des pertes de plus 50% en raison de la vétusté du réseau, du projet de gaz gelé, de l’assainissement ; en général, de la viabilisation, de la circulation piétonne et routière et, surtout, c’est un coup dur à la qualité de vie.

«La ville est tout simplement oppressée et oppressante», selon l’image exprimée par une passante au centre-ville. Contacté, le directeur de l’ADE de Boumerdès a répondu que pour l’eau, «les responsables du barrage Taksebt ont diminué la part de débit pour Boumerdès pour des raisons de rationnement». Une réponse qui ne satisfait personne puisque les citoyens parlent d’une «situation qui dure d’avant le Ramadhan pour l’eau et plus pour le chantier».

Le projet relève de la DUCH. Il date de 2012. «L’entrepreneur avait entamé les travaux, puis, il y a une, année il a arrêté pour réclamer le paiement d’une première tranche de 8 milliards de dinars qu’il n’a pas touchés à ce jour. L’enveloppe, toujours en 2012, était de 36 milliards de dinars. La population se demande où a été dépensé cet argent», témoigne un élu au niveau de l’APC.

De plus, ajoute notre interlocuteur, «il existe un autre projet de 3 milliards de dinars qui, lui aussi, est gelé. Le wali avait diligenté deux commissions d’enquête, mais il semble qu’on ne lui a pas transmis fidèlement l’état réel de la situation».

Read More...

Messahel préside une session extraordinaire du Conseil de la Ligue des Etats arabes

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a présidé hier au Caire (Egypte), une session extraordinaire du Conseil de la Ligue des Etats arabes pour examiner les mesures qui pourraient être prises en vue de faire face aux violations dont a été l’objet la Mosquée d’Al Aqsa.
Dans son allocution d’ouverture, M. Messahel a attiré l’attention du   Conseil sur «l’extrême gravité» des mesures qui ont été prises par les forces de l’occupation contre la Mosquée d’Al Aqsa et a souligné «la nécessité d’intensifier les efforts pour empêcher que de telles mesures ne se renouvellent plus dans l’avenir» tout en mettant en garde contre «les conséquences de tels actes sur la paix et la sécurité dans la région et la poursuite du processus de paix». Cette session a été sanctionnée par l’adoption, à l’unanimité, d’une décision qui «condamne fermement les violations contre la Mosquée d’Al Aqsa et demande que ce genre d’actes, porteurs de graves dangers sur le processus de paix dans la région, ne se reproduisent plus».

Read More...

Tébessa : Un sexagénaire porté disparu retrouvé mort

Un homme âgé de 61 ans, porté disparu il y a plus de 10 jours, a été retrouvé mort dans la journée de mercredi, a-t-on appris de sources concordantes. Répondant aux initiales K. D, ce sexagénaire n’avait plus donné signe de vie depuis le 13 du mois courant. Le signalement de sa disparition par sa famille a donné lieu au déclenchement d’une importante opération de recherche menée par la Gendarmerie nationale.

Avant-hier, le corps du vieillard à la retraite a été retrouvé inanimé et dans un état de décomposition avancé par un passant. Plus loin, les éléments de la gendarmerie en charge de l’enquête de cette mort suspecte ont découvert sa voiture avec un pare-brise cassé. Le parquet a demandé une autopsie pour déterminer les circonstances exactes du décès.

Read More...

M’sila : La DRE tergiverse, la soif persiste

Le communiqué du ministre des Ressources en eau, Hocine Nacib, diffusé par l’APS mercredi dernier, qui met en relief les défaillances du service public en eau potable dans certaines wilayas du pays, où les perturbations sont les plus marquées, sans inclure la région de M’sila, est tombé comme un couperet, enclenchant une vive réaction de la population à travers les réseaux sociaux.
Cette omission, voire l’occultation de la situation alarmante en matière de pénurie d’eau par la direction des ressources en eau (DRE) de M’sila, laisse supposer que ses responsables qui ont affiché une situation idyllique en terme de disponibilité de l’eau, cache une gestion boiteuse de la ressource en eau, en méprisant toute la population de cette wilaya, du moins celle des six communes du nord de la wilaya, où les robinets sont à sec  pendant des périodes allant de 17 jours, 30 jours et 60 jours, respectivement à M’sila, Hammam Dalaa et Beni Ilmane.

La totalité de cette population ne consomme pas l’eau distribuée par l’ADE, du fait de sa rareté, et s’approvisionne à partir des forages de Dreat (50 km de M’sila) et une activité commerciale florissante s’est développée à l’ombre de la défaillance des organismes en charge de la mise à disposition de l’eau et de gestion et distribution  de l’eau potable.

Ces populations qui vivent avec acuité cette soif chronique, que les autorités locales, à travers la démarche «tout va bien» de la DRE, semblent acquiescer, et payant la citerne à 1000 DA ne savent pas à quel saint se vouer pour s’extraire de la problématique  pénurie d’eau que tout le monde semble occulter, et que les initiatives menées constituent des échecs cuisants.

Fuite en avant

Le premier échec réside dans le fait que la wilaya de M’sila a été exclue du plan national de l’eau, et après coup, on a voulu rattraper cette anomalie, en inscrivant un projet de transfert de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune vers la ville de M’sila. Un projet qui tarde à être réalisé, eu égard à son envergure et la qualité de l’eau affectée.

Le plan de raccordement de la ville de M’sila au forage de Birine, dans la wilaya de Djelfa, sur une distance de 150 km, n’est pas près d’être opérationnel, car la réalisation demeure aléatoire. L’autre initiative à inscrire sur le registre des échecs de la DRE de M’sila est celui de la réalisation d’un forage profond au niveau de Logmane, dont, après une profondeur de plus de 750 m, l’eau extraite avec un débit 44 litres /seconde, semble affectée par un gaz.

Pour que l’extraction de cette eau soit possible il faut la mise en place d’une station d’épuration de ce gaz, car «sa potabilité» est  remise en cause. Ce forage effectué par une équipe chinoise a coûté plus de 140 millions de dinars, soit 14 milliards de centimes. La  réalisation de cette station n’est pas acquise et la problématique de la pénurie d’eau demeure entière. Alors qu’une simple digue sur l’oued Logmane, qui draine plus 20 millions de mètres cubes d’eaux superficielles, est à même de régler le problème d’eau potable de ces 6 communes du nord de la wilaya. 

Read More...