Archive for juillet, 2017


Saïd Bouteflika et Ali Haddad suscitent colère et sarcasme sur les réseaux sociaux

Les photos, prises lors des funérailles du défunt Rédha Malek, montrant Saïd Bouteflika, frère et conseiller du chef de l’Etat, avec le président du FCE Ali Haddad et le premier ministre Abdelamadjid Tebboune, ont été largement commentées sur les réseaux sociaux en Algérie. Les réactions vont de la colère au sarcasme. 
Rédha Malek, membre de la délégation algérienne qui a négocié les accords d’Evian et ancien chef de gouvernement, a été enterré, hier dimanche à El Alia, en présence de plusieurs officiels. Les funérailles ont été l’occasion pour Saïd Bouteflika et Ali Haddad d’envoyer des messages politiques en direction de l’opinion publique, au sujet du bras de fer qui, à se fier aux apparences, oppose Tebboune au président du FCE depuis plus d’une semaine.

 

Les sourires, trop larges, de Said Bouteflika et Ali Haddad, aux côtés d’un Premier ministre distant et grave, ont fait réagir des hommes politiques, des artistes et des blogueurs. 

 

Karim Tabbou, leader de l’UDS et ex-cadre du FFS, a estimé sur Facebook, que ces photos expliquent pourquoi feu Ait Ahmed à refusé des obsèques officielles. 

Lotfi DK, célèbre rappeur, dynamique sur les réseaux sociaux, a commenté sur sa page Facebook l’une des photos du duo Haddad-Said Bouteflika. « La photo de la bande renvoie l’état misérable dont lequel se trouve le pays. Un président absent dans ce conseil comme il est absent de la vie, des affaires du pays, et de son peuple, que Dieu le prenne en pitié dans son sommeil. »

Selon la lecture faite par Lotfi DK, « Tebboune est en colère à cause du rôle que  Said lui a attribué » alors que « le sourire de Haddad indique que  le plan fonctionne ».  « Le peuple est absent dans cette photo parce qu’il a renoncé à son droit à l’autodétermination », ajoute le rappeur.

 

 

Amir Dz, un jeune algérien établi à Berlin, affirme sur sa page Facebook (plus de 600 000 fans) que « 90 % des gens qui assistent aux enterrements des membres de la classe dominante, le font uniquement pour rencontrer Saïd ».

 

 

 

Les photos des trois personnages publics ont également inspiré la modeste twittosphère algérienne. AissMan rappelle, en haut de l’une de ces photos prises lors de l’enterrement de Rédha Malek, que la vie n’est pas toujours préférable à la vie. 

 

 

Beghdad Meliza a jugé indécents ces échanges entre Haddad et Said étaient, vu la circonstance.

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Six terroristes neutralisés à Tipasa

Six (6) dangereux terroristes ont été neutralisés lundi, dans une opération de recherche et de fouille à Gouraya, wilaya de Tipaza, par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) qui a également récupéré des armes et des munitions, indique le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste et lors d’une opération de recherche et de fouille menée dans la zone de Safsafa, daïra  de Gouraya, wilaya de Tipaza (1e RM), un détachement de l’Armée nationale populaire a neutralisé, ce matin du 31 juillet 2017, six (6) dangereux terroristes et récupéré cinq (5) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, une (1) mitrailleuse de type RPK, une quantité de munitions et divers objets », précise la même source.

 

« Ainsi, le bilan de cette opération de qualité menée par les forces de l’ANP depuis le 23 juillet 2017, dans la zone de Safsafa, wilaya de Tipaza qui est toujours en cours, s’élève à la neutralisation de huit (8) terroristes et la récupération de neuf (9) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, une (1) mitrailleuse de type RPK, une quantité de munitions et la destruction de plusieurs casemates pour terroristes, contenant des explosifs, des bombes et plusieurs objets », conclut le communiqué.

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Le dernier hommage au patriote

Personnage historique, leader politique et figure intellectuelle, Redha Malek a été inhumé hier au cimetière El Alia (Alger) en présence de ses compagnons de route, du gouvernement Tebboune, de hauts cadres de l’Etat, d’anciens ministres et des acteurs de la vie politique et économique. La disparition de celui qui fut aussi à une période charnière chef de gouvernement (1993-1994) marque la fin d’une génération d’hommes politiques au long cours et celle d’une époque.
Nombreux parmi ceux qui étaient présents aux obsèques ont salué l’engagement du porte-parole de la délégation algérienne lors des négociations d’Evian.

Proche et ami du défunt, Ali Haroun était visiblement celui qui était le plus peiné par le départ de Redha Malek. Les deux se connaissent depuis plus d’un demi-siècle. Une vieille amitié forgée dans la lutte pour l’indépendance nationale. «La veille de sa disparition, nous étions ensemble à parler de la situation en Libye, en Irak et en Syrie.

Il était d’une grande lucidité. Redha est plus qu’un ami, c’est un frère. Aujourd’hui, j’ai enterré une partie de moi-même», témoigne M. Haroun. Son apport à la Révolution était considérable. Il était le combattant de la plume.

Aux côtés des Fanon, il était parmi ceux qui par leurs réflexions — d’abord dans Résistance algérienne puis dans El Moudjahid — pensaient à donner un contenu politique et idéologique à la Révolution et surtout à l’Algérie indépendante. «Mais le coup d’Etat de Tripoli en 1962 a mis de côté les intellectuels de la Révolution», ajoute Ali Haroun, en accompagnant son ami à sa dernière demeure lors des obsèques officielles. Pour l’ancien journaliste et actuel président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, Zouaoui Benhamadi, qui a longtemps côtoyé le corédacteur de la Charte nationale de 1976, «Redha Malek est un homme probe.

C’est la probité qu’on enterre aujourd’hui». Mais avant l’arrivée de la dépouille mortelle, la foule nombreuse présente se formait en petits comités selon les affinités politiques et historiques, se mettant à l’ombre du soleil brûlant. Pendant que le chef du gouvernement était dans le salon d’honneur avec son staff, le chef du cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, les deux présidents du Parlement et du Sénat, quelques ambassadeurs et le secrétaire général de l’UGTA, à l’extérieur tous les regards se sont tournés vers le président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, qui était resté pendant un long moment seul.

Quelques minutes après, arrive le frère cadet du Président, Saïd Bouteflika, que tous les présents guettaient. Il se dirige vers Ali Haddad, chaleureuse accolade mitraillée par les photographes. Un des frères du président du FCE est allé appeler Abdelmadjid Sidi Saïd pour se joindre au «duo» afin de former le «trio». Assailli par les photographes, Ali Haddad s’en donnait à cœur joie, tout comme Abdelmadjid Sidi Said d’ailleurs. Comme s’ils voulaient que le moment s’éternise.

La scène est scrutée, commentée, interprétée sous tous ses angles. Elle a surtout dérouté plus d’un, tant l’actualité de ces deux dernières semaines était dominée par le bras de fer opposant le Premier ministre Tebboune au président du FCE soutenu par le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens. Haddad revient-il en grâce ? A-t-il remporté son bras de fer ? Tebboune est-il en perte de vitesse ? Les spéculations allaient dans tous les sens au point d’oublier la raison pour laquelle les gens se sont déplacés à El Alia.

«Ce n’est plus un moment de recueillement. Les gens oublient qu’ils sont là pour l’enterrement d’une grande figure politique. Certains viennent pour s’afficher et envoyer des messages politiques. Ça frise l’indécence», commente un ancien ministre.

Et pendant que le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, lisait l’oraison funèbre, Ali Haddad chuchotait à l’oreille de Saïd Bouteflika lâchant des «rires» discrets, non loin d’eux, se tenait le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, le visage fermé. Une longue séquence qui aura fait plus parler d’elle que le défunt lui-même. La séparation est nette. Entre Redha Malek — son parcours politique et intellectuel — et la surréaliste scène qui a dominé ses obsèques, le fossé est énorme. Un décalage historique.

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On vous le dit

Pugilat à la mouhafada FLN de Sétif

Le siège de la mouhafada FLN de la capitale des Hauts- Plateaux s’est transformé samedi matin en un véritable ring. D’autant que les échanges d’«amabilités» entre un sénateur, F. K., et le député M.B., se sont transformés en un combat de boxe, où les deux pugilistes se sont échangé des coups, au grand dam des présents qui ont essayé de jouer aux pompiers et médiateurs. Selon un témoin de la navrante scène montrant clairement que l’ambiance au sein des structures de l’ex-parti unique n’est pas au beau fixe à Sétif, les propos du sénateur, qui a voulu mettre le dernier échec des législatives sur le dos de certains militants du sud de la wilaya , a été l’étincelle. La réunion, qui devait déboucher sur l’installation de la commission de préparation des listes du parti en vue des prochaines élections locales, cède finalement la place à un piètre spectacle offert par de faux boxeurs .

3 décès et 14 blessés dans un carambolage  à El Kerma

Trois personnes sont décédées et 14 autres ont été blessées à divers degrés dans un carambolage qui a eu lieu sur la RN21 reliant les wilayas de Guelma et de Annaba, dans la région d’El Kerma   dans la commune d’El Hadjar (wilaya de Annaba), selon un communiqué de la   cellule communication de la direction locale de la Protection civile. Cet accident s’est produit samedi soir, consécutivement à un carambolage entre quatre voitures, dont un taxi, indique cette même source, faisant état de trois victimes, un homme de 54 ans et deux enfants âgés de 2 et 12 ans, originaires de la wilaya de Guelma, qui sont décédées sur le coup avant d’être transférées à la morgue de l’hôpital d’El Hadjar. D’après le communiqué de la Protection civile, les âges des 14 personnes, blessées à divers degrés, varie entre 6 et 52 ans, dont cinq femmes,   et sont originaires des wilayas de Guelma, Annaba et Oum El Bouaghi. Une enquête a été, par ailleurs, ouverte par les services compétents pour déterminer les causes et les circonstances exactes de cet accident.

11 morts et 22 blessés dans des accidents de la route en 24 heures

Onze personnes ont trouvé la mort et 22 autres ont été blessées à la suite de huit accidents de la circulation survenus sur le territoire national durant la période du 29 au 30 juillet 2017, indiquait hier, dans un communiqué, la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Annaba, avec trois personnes décédées et 9 autres blessées, tandis que 5 sont en état de choc, suite au carambolage de quatre véhicules légers, survenu sur la RN21, au lieudit El Karma, commune et daïra d’El Hadjar, précise la même source. Par ailleurs, quatre cas de décès par noyade en mer (dont 2 adolescents et 1 enfant) ont été enregistrés durant la même période de référence, au niveau des wilayas de Béjaïa, Jijel et Mostaganem. Il est à déplorer également quatre autres cas de décès par noyade dans les réserves d’eau, constatés au niveau des wilayas de Tiaret, Médéa et Boumerdès. S’agissant du dispositif de lutte contre les incendies, les secours de la Protection civile sont intervenus pour éteindre 36 feux de forêt, 24 autres de maquis, avec des pertes estimées à 167,5 hectares de forêt, 153ha de maquis, 1240 bottes de foin, 683 arbres fruitiers et 225 palmeraies.

Le wali de Sétif ouvre le robinet …

Publié dans notre édition de jeudi, l’article «Sétif : l’eau, ‘‘coupée’’ par les procédures» a fait réagir le wali de Sétif, Nacer Maskri, à l’écoute. Pour mettre un terme aux méfaits d’une bureaucratie à la peau dure, le chef de l’exécutif faisant du chapitre «eau» l’une de ses priorités, s’est rendu samedi matin au parc d’attractions, où il a sommé l’entreprise en charge des deux forages d’un débit de 40 l/s, de les mettre en service avant la fin de la semaine en cours. Selon certaines indiscrétions, le wali, qui était accompagné du P/APC, s’est engagé à tout mettre en œuvre pour accélérer la régularisation de la situation financière de l’opération. Il convient de souligner que la mise en service de ces deux forages va non seulement atténuer la tension sur un tel produit, mais améliorer la distribution de l’eau potable à Sétif devant bénéficier d’un nouvel apport de plus de 115 200 litres/jour. Au grand bonheur de la population, qui était victime aussi bien de la pénurie que des innombrables dégâts occasionnés par la bureaucratie…

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Atelier de formation au British Council

Le British Council Algérie lance une nouvelle initiative pionnière pour souligner l’importance de soutenir les apprenants ayant des besoins éducatifs spéciaux.
Dans ce contexte, il organise à partir d’hier, et ce, jusqu’au 3 août, un atelier de formation et un événement de réseautage à l’échelle du Maghreb. Des délégations de directeurs de ministères de haut niveau et de dirigeants d’associations nationales d’enseignement et d’éducation d’Algérie, du Maroc, de Tunisie et de Libye participent à la première école d’été de Hornby Regional Maghreb à Alger. Dans leurs postes de décideurs, les participants vont apporter leur soutien à un changement positif et une réforme systémique dans le domaine des besoins éducatifs spéciaux dans leurs pays respectifs du Maghreb. L’événement a été inauguré officiellement par l’ambassadeur de Sa Majesté, Andrew Noble, au Centre d’enseignement du British Council à Alger.

Questionné sur les objectifs de cet événement, il a déclaré à El Watan : «Cet atelier rassemble les spécialistes des quatre gouvernements du Maghreb sur la question des besoins pour les élèves qui sont un peu spécifiques. On les a nommés autrefois handicapés, ce sont parfois aussi des élèves qui ont des possibilités extraordinaires. Ils ont peut-être besoin d’une assistance ou d’une aide que les autres enfants n’ont pas : ce sont les mêmes défis dans les pays du Maghreb. On veut partager des solutions efficaces et apporter l’avis des experts du Royaume-Unis». Aux yeux de l’ambassadeur, il s’agit d’un «atelier où les participants peuvent prendre de l’énergie et les enthousiasmer pour relever ces défis».
Le British Council a invité un expert du Royaume-Uni, Phil Silvester, qui a déjà une vaste expérience dans le domaine de l’éducation en Algérie, pour assurer la formation. Le cours appuiera une éducation ciblée en mettant en œuvre des pratiques inclusives, en créant des approches transformationnelles, ce qui entraînera des changements positifs dans la classe.

Dans un communiqué de presse, Sandra Hamrouni, directrice du British Council Algérie, a souligné qu’il est «si bon d’avoir l’opportunité de mettre en relation le Royaume-Uni, l’Algérie et les autres pays du Maghreb en cette importante occasion et de partager l’apprentissage, les idées et l’expertise sur la question-clé de l’éducation inclusive et de soutenir les apprenants ayant des besoins éducatifs spécifiques. Ce cours soutient et enrichit toutes les initiatives du British Council en matière d’égalité, de diversité et d’inclusion». La construction d’une école inclusive suscite de nombreuses recherches. Elle constitue une des mutations culturelles les plus attendues pour les prochaines décennies. L’inclusion vise une intégration qui permet à l’élève de se sentir partenaire à part entière, indépendamment de ses difficultés et de ses compétences, d’être un élève parmi les autres. Tous les élèves de la classe sont perçus comme autant d’individus différents et complémentaires. En tant que modèle pédagogique, l’inclusion a des effets positifs pour tous les élèves, tant du côté des apprentissages que celui du développement social. 

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