Archive for juin, 2017


Air Canada va inaugurer le vol Montréal-Alger ce samedi

Le premier vol direct d’Air Canada entre Montréal et Alger sera inauguré demain à partir de l’aéroport Pierre Elliott Trudeau, annonce la compagnie canadienne par voie de communiqué.
« Air Canada est ravie de proposer un service sans escale au départ de Montréal et à destination d’Alger, une nouvelle destination attrayante qui renforce la place de l’aéroport Montréal-Trudeau en tant que plaque tournante stratégique pour l’ensemble de l’est du Canada et du nord-est des États-Unis, a affirmé Benjamin Smith, président – Transporteurs de passagers d’Air Canada. Misant sur le succès du service d’Air Canada Montréal–Casablanca maintenant assuré toute l’année, le service à destination d’Alger sera le seul vol sans escale exploité par un transporteur canadien entre Montréal et cette ville d’Afrique du Nord, établissant Air Canada comme un acteur de premier plan dans le marché important et grandissant entre le Canada et l’Algérie. Ce sera notre deuxième destination en Afrique, ce qui fait d’Air Canada l’un des rares transporteurs internationaux qui exploitent des vols à destination des six continents habités. »

« Grâce à ce nouveau vol saisonnier, il sera maintenant possible de voyager et de transiter par Alger sans escale. Cela permettra d’élargir l’éventail d’opportunités des voyageurs, en plus de faire rayonner le Québec à l’étranger. En effet, je suis certaine que ce vol aller-retour favorisera l’attraction touristique vers notre belle métropole montréalaise. Finalement, ce vol est une bonne nouvelle pour les gens d’affaires et facilitera les relations commerciales, entre le Québec et l’Algérie, a déclaré Lise Thériault, vice-première ministre, ministre responsable de la Condition féminine, ministre responsable des PME »

« L’horaire des vols est prévu de façon à optimiser les correspondances à la plaque tournante d’Air Canada à Montréal », selon la même source.

La nouvelle liaison saisonnière sera assurée par Air Canada Rouge, la filiale low cost de la compagnie canadienne. La desserte se fera au moyen d’appareils Boeing 767-300ER de 282 places avec trois options de confort, selon la même source : la classe économique;  la place Préférence, offrant plus d’espace pour les jambes; et Premium Rouge, offrant plus d’espace personnel et un service supérieur.  A rappeler qu’Air Canada dessert déjà Alger à partir de Montréal via Francfort (Allemagne) en partenariat avec Lufthansa. De son côté, Air Algérie a une ligne directe depuis juin 2007.

 

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Baccalauréat: la session spéciale au profit des exclus pour cause de retard du 13 au 18 juillet 2017

 La session spéciale au profit des candidats du   baccalauréat, exclus de la première session pour cause de retard, est prévu   du 13 au 18 juillet 2017, a annoncé vendredi le ministère de l’Education   nationale, précisant que le vendredi 14 juillet sera jour de repos pour les   candidats.
 Le ministère a indiqué dans un communiqué que les périodes proposées pour   cette session étaient : à partir du 7 juillet 2017 ou à partir du 13   juillet 2017 et, à la fin, c’est la deuxième proposition (du 13 au 18   juillet) qui a été retenue.

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Décès de Roland Rappaport, l’avocat engagé pour la cause algérienne et de la famille Audin

L’avocat français, Roland Rappaport, qui s’était engagé dans la défense des militants du FLN, durant la guerre de Libération nationale est décédé lundi à Paris à l’âge de 83 ans, a-t-on appris, hier, auprès de ses proches.
Le défunt était également l’avocat de la famille de Maurice Audin, jeune mathématicien qui militait auprès du peuple algérien pour son indépendance, enlevé puis assassiné par les parachutistes français en juin 1957. Rencontré en 2015 à la cérémonie de célébration du 1er Novembre 1954, organisée par l’ambassade d’Algérie en France, l’avocat avait demandé une suite au bouleversant témoignage d’un Algérien au Quotidien d’Oran, publié en août 2014, sur le lieu des restes du militant anticolonialiste. Il avait rencontré, en janvier 2016, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, lors de sa visite historique en France qui l’avait invité en Algérie. Roland Rappaport, d’obédience communiste devenu avocat en 1956, a commencé sa carrière en soutenant la guerre de libération du peuple algérien par la dénonciation de la torture. Il était membre du Parti communiste français de 1949 à 1979, et président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) en 1988 et 1989. Il est considéré par ses confrères comme l’homme des indignations devant toutes les formes d’injustice ou de discrimination. Roland Rappaport fut d’abord l’homme des indignations devant toutes les formes d’injustice ou de discrimination, des passions et des combats de toujours, depuis son engagement contre la torture en Algérie et sa défense de Josette Audin et de ses enfants pour que la vérité soit faite sur les conditions et la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin, a écrit le Syndicat des avocats français (SAF) dans un hommage publié sur son site. De son vivant, il a défendu, entre autres, au procès Barbie, Sabine Zlatin, fondatrice de la colonie d’Izieu dans laquelle des enfants juifs trouvèrent refuge pendant l’occupation nazie et des pilotes de ligne et leur famille, en particulier au procès du crash du Concorde.
 

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Quand un acteur parle

Témoignage de première main d’un acteur en vue de la Révolution. En exil au Maroc où il s’occupait de sa briqueterie, Mohamed Boudiaf a décidé de détailler les préparatifs du 1er Novembre, à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire du déclenchement de la Guerre d’Algérie.

Publié une première fois par le journal du PRS, El Jarida (Paris, 1974), le texte d’une centaine de pages a été réédité en 2010 chez Dar El Khalil (Alger) par son frère Aïssa Boudiaf qui y a adjoint l’entretien qu’il a accordé à El Khabar Hebdo.
Le document est un témoignage fort intéressant d’un acteur de cette période qui a été à la manœuvre (organisation spéciale, CRUA, groupe des 22 et des 6, etc.).

Boudiaf commence par expliquer ses objectifs : «Répondant aux désirs des militants du parti et certainement à celui de tous les Algériens épris de vérité, la commémoration du 20e anniversaire du 1er Novembre 1954 sera pour moi l’occasion de reprendre l’histoire de cette époque, des contacts, des discussions, des démarches, de l’organisation, en un mot des circonstances réelles dans lesquelles est née l’insurrection algérienne.»

Pour le rédacteur, «bon nombre de personnes étrangères à ces événements ont écrit et continuent de le faire en déformant, par intérêt ou par ignorance, les faits attribuant à des gens des rôles qu’ils n’ont pas joués, idéalisant certaines situations et passant d’autres sous silence, refaisant l’histoire après coup». Les chercheurs ne manqueront pas de se référer lorsqu’ils traitent de cette période dont beaucoup d’acteurs n’ont pas pu — mort au combat — ou voulu rédiger leurs témoignages.

La Préparation du 1er Novembre, Dar El Khalil, Alger, 2010, p. 111.

Quand Boudiaf assène ses vérités

Parfois des titres connaissent une meilleure fortune que les livres eux-mêmes.
Le livre de Mohamed Boudiaf Où va l’Algérie ? en fait partie. Publié une première fois aux éditions Librairie de l’Etoile (Paris, 1964), il sera réédité au début des années 1990 après avoir été diffusé en samizdat.

La jeune maison d’édition Tafat (ex-Belles-Lettres), installée à Béjaïa, l’a mis à la portée des lecteurs sous un format poche (2013).
Genèse du texte : enlevé par les hommes liges de Ben Bella, Boudiaf raconte dans le détail les journées de captivité. Amar Benbelaïd, étudiant et militant du PRS témoigne : «Le manuscrit a été envoyé dans le secret à des militants du PRS en France en septembre, soit deux mois avant sa libération (novembre 1963, ndlr). Quand Boudiaf fut libéré, nous étions en train de mettre la dernière main à la rédaction du manuscrit qu’il nous a fait parvenir du lieu de sa détention et qui relatait dans ses moindres détails, sa mise au secret depuis son enlèvement jusqu’à la veille de sa libération. Le soir même nous l’avions eu au téléphone et nous lui avions témoigné notre joie de le savoir enfin libre et de nouveau à sa place parmi nous.

Nous décidâmes de surseoir à la publication du livre pour lui permettre d’y ajouter une analyse politique et économique de la situation de l’Algérie et de le terminer par des propositions concrètes qui viendraient compléter la plateforme du PRS.» Le rédacteur, qui parle de ses privations, ne s’est pas retenu pour commenter l’actualité qu’il suivait sur un poste radio (crise du FFS, tensions avec le Maroc, démission de Abbas, etc.). L’auteur a consigné également des observations qui gardent, malgré la distance qui nous sépare de cette période de l’histoire de l’Algérie indépendante, toute leur force.
Mohamed Boudiaf, Où va l’Algérie ?, Tafat, P.250, 2013.
 

Boudiaf, l’enfant du Hodna

La ville de M’sila a connu une effervescence politique. La population indigène comme coloniale avait ses choix bien arrêtés : formations colonialistes, Parti communiste algérien (PCA), Association des oulémas, Amis du Manifeste algérien (AML), et plus tard PPA/MTLD. Birem Kamel, enseignant à l’université de M’sila, a consacré une étude sur l’activité nationaliste dans sa région du Hodna, tirée de sa thèse de doctorat. S’appuyant sur un fonds archivistique important (Archives Outre-mer d’Aix-en-Provence, Quai d’Orsay, Armées de terre-France, etc.), l’ouvrage permet de suivre les activités menées par les différents groupes organisés en «nadi» (club), ou suivant des personnalités en vue.

Né à Ouled Madhi à M’sila dans une famille déclassée, Mohamed Boudiaf fera ses premières armes dans ce milieu particulier. Après des études arrêtées en cinquième des cours complémentaires, il devient fonctionnaire successivement à Constantine et Jijel (service des contributions). Incorporé dans l’armée française en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il en sort avec le grade de brigadier-chef d’artillerie. A la fin de la guerre, il rejoint le parti MTLD/PPA (fin 1945) et en devient l’un des responsables à Bordj Bou Arréridj.
Fin 1947, il est chargé de créer une section de l’organisation para-militaire – Organisation spéciale (OS). Recherché en 1950 après le démantèlement de l’OS, il est jugé et condamné par contumace pour ses activités militantes. En 1952, il est chargé de l’organisation de la Fédération de France du MTLD.

En mars 1954, il forme le CRUA, avant d’être élu lors de la réunion des «22» comme responsable du Comité révolutionnaire. Il quitte l’Algérie en octobre 1954, pour rejoindre la délégation extérieure. L’avion de la compagnie Air Atlas-Air Maroc qui le conduit avec quatre des leaders de la Révolution est détourné en octobre 1956 sur Alger. A l’indépendance, il s’oppose à Ben Bella. Né le 23 juin 1919, il sera arrêté le 21 juin 1963. Il connaîtra une fin funeste le 29 d’un autre mois de juin (1992).

Birem Kamel, Le Mouvement national dans la région de M’sila (1900-1954), Dar El Awtan, Sidi Moussa, Alger, 2012, p.203.
 

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Un nouveau directeur de la culture à Oran

Kouider Bouziane, musicien de carrière, a été installé hier matin en qualité de nouveau directeur de la culture de la wilaya d’Oran. Il remplace Rabéa Moussaoui, qui a été promue, indique-t-on, inspectrice générale auprès du ministère de tutelle.
La cérémonie d’installation a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Smaïl Oulebsir, et ce, en présence des autorités locales, des artistes et autres hommes de lettres. Dans une déclaration qu’il nous a faite, M. Oulebsir a indiqué qu’une attention particulière est accordée par le ministère de la Culture au suivi et à l’accompagnement des grands chantiers culturels qui sont en cours à Oran. Il a cité notamment les opérations de restauration des vestiges patrimoniaux que compte Oran. Notons enfin que la Maison de la culture à Oran, sise à Guerganta, est toujours fermée car les travaux de sa rénovation s’éternisent.

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