Archive for mai, 2017


Décès d’une correspondante du journal El-Nahar dans un accident de la route à Bouira

 La correspondante du quotidien El-Nahar à  El-Oued, Sakina Belaroussi, a trouvé la mort dimanche après midi dans un   accident survenu sur l’autoroute Est-Ouest au niveau de l’échangeur   d’El-Adjiba (est de Bouira), a-t-on appris lundi à la protection civile.
 La victime était à bord de son véhicule touristique, qui a dérapé sur   l’autoroute dimanche à 14h00. La journaliste âgée de 30 ans a rendu l’âme   sur le lieu de l’accident. Sa dépouille a été transférée à l’hôpital de M’Chedallah, a expliqué à l’APS le capitaine Rahmani Raouf, chargé de la   communication à la direction de la protection civile de la wilaya de   Bouira. 

A Ouled Gassem, une localité située entre Sour El-Ghouzlane et le mont de   Dirah, deux personnes âgées de 60 et 45 ans ont trouvé la mort et trois   autres ont été blessés dans un accident de la circulation survenu sur la   chemin rural menant vers Dirah, a ajouté le même responsable. 

Depuis le début du mois de ramadan, les services de la protection civile   de Bouira ont recensé 15 accidents, qui ont fait trois morts et 24   blessés.

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Le SNJ dénonce l’arrestation du journaliste algérien Djamel Alilat au Maroc

Le Syndicat national des journalistes a dénoncé « avec force » l’interpellation du journaliste d’El Watan Djamel Alilat, par la police marocaine et appelle les autorités de ce pays à le libérer. Voici le communiqué du SNJ :
Notre confrère Djamel Alilat, journaliste au quotidien El Watan a été interpelé et arrêté dans la soirée du dimanche 28 Mai 2017 à Nador, dans le Rif au Maroc alors qu’il accomplissait son travail, consistant en la couverture des manifestations qui secouent la région depuis quelques jours. Notre confrère ne faisait qu’accomplir son devoir de journaliste, comme stipulé d’ailleurs dans l’ordre de mission que lui avait délivré le quotidien El Watan et comme c’est l’usage dans le métier et dans tous les pays du monde. 

 

Le Syndicat national des journalistes tient, de prime à bord, à dénoncer avec force, l’attitude des autorités marocaines pour cette arrestation brutale et abusive, et que rien ne saurait justifier. Le Syndicat exige la libération immédiate de notre confrère Djamel Allilet et met en garde conte toute atteinte, physique ou morale de l’envoyé spécial d’El Watan.

 

En même temps, le Syndicat note, avec regret, l’attitude peu confraternelle de certains medias marocains qui mènent une campagne de propagande hystérique, appartenant à un autre temps et à un autre métier, juste pour diaboliser un journaliste dont le seul tort est d’être de nationalité algérienne ! Que ces porte voix du Makhzen sachent qu’être journaliste, n’est pas forcément synonyme de barbouzerie. En Algérie, du moins ! Par ailleurs, le Syndicat qui suit de très près cette affaire, n’a pas manqué de saisir les autorités gouvernementales algériennes pour prendre toutes les mesures nécessaires pour la libération immédiates de notre confrère et dans les meilleures conditions.

 

Enfin, le Syndicat interpelle toutes les organisations internationales, notamment la Fédération internationale des journalistes en vue de dénoncer cet acte abject du gouvernement marocain. P/ le syndicat national des journalistes Le Secrétaire général Kamel Amarni

 

 

Lire : Récit de l’interpellation du journaliste Djamel Alilat au Maroc

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Récit de l’interpellation par la police marocaine de Djamel Alilat, journaliste à El watan

La nouvelle de l’arrestation de notre confrère Djamel Alilat par la police marocaine à Nador nous est parvenue vers 2h du matin.
 

«Votre confrère a été arrêté hier à 22h30 (la soirée du dimanche, ndlr) par la police marocaine à Nador», alerte en message privé, sur les réseaux sociaux, un citoyen algérien établi à Rabat. Cette personne est, en réalité, le premier contact qu’avait Djamel Alilat avant de se poser sur le sol Marocain où il était chargé par notre journal de couvrir les manifestations dans la région du Rif. Mais comment vérifier une information qui tombe à une heure tardive du deuxième jour du ramadan ? Notre contact prend l’initiative de nous mettre en lien avec les amis de notre confrère dont ceux qui l’ont accueilli la nuit du samedi à Rabat avant de gagner Nador où une action était prévue pour la nuit du dimanche.

«Effectivement, Djamel a passé la nuit chez moi avant-hier (la nuit du samedi, ndlr). C’est moi-même qui l’ai mis en contact avec des militants rifains de la région du Nador. Il a été interpellé par la police en compagnie de l’un d’eux lors de la manifestation organisée dans la soirée d’hier dans cette région du nord», affirme notre source, de nationalité marocaine.

L’information commence a être partagée sur les réseaux sociaux. Le directeur d’El Watan, Omar Belhouchet est avisé. Des confrères ont même pris l’initiative d’alerter le ministère des affaires étrangères. Il est 3h du matin. Tout semble être un simple contrôle de routine d’une police prise par la panique dans un contexte fragile marqué par des tensions après les événements d’El Hociema. De plus, il n’y a rien d’anormal dans des pays comme le Maroc ou l’Algérie, connus pour leurs régimes autoritaires, qu’une interpellation d’un journaliste étranger présent dans l’un des deux.

Quelques minutes plus tard, les premiers papiers publiés dans des sites électroniques marocains tombent et rapportent des informations controversées. L’orientation du contenu de ces derniers nous a fait comprendre qu’il y a en réalité une volonté des autorités marocaines à donner un autre sens à la présence de notre confrère sur les lieux de la manifestation à Nador. Ces organes ont tous rapporté la même version des faits en se basant, comme ils l’ont indiqué, sur des informations délivrées, citons-le, par des sources sécuritaires marocaines.

 «Un journaliste du quotidien algérien El Watan a été interpellé en marge d’une manifestation, nous assure une source sur place. Il serait soupçonné d’inciter les habitants à manifester et pourrait subir une procédure d’expulsion. Des manifestants cités par notre confrère Goud.ma récusent pour leur part ces soupçons. Pour l’heure, nous ne disposons pas de plus d’informations sur cette affaire», rapporte le site du magazine marocain Telquel. Telquel a cité en fait deux organes, Goud.ma et Hespress. Le site Goud a précisé qu’un procureur général a demandé à enquêter sur notre journaliste.

De son côté le site Hespress, qui dit avoir rapporté l’information des services de sécurité, livre plus de détails sur cette affaire : «des sources sécuritaires affirment que l’algérien interpellé lors de la manifestation de Nador a prétendu travailler au quotidien algérien, El Watan, et qu’il est dans le nord du Maroc dans le cadre de l’exercice de ses fonctions.  Ladite personne a ajouté qu’il n’a pas pu avoir l’accréditation du ministère de la communication marocain», rapporte le site. Et Hespress d’aggraver les faits : «selon les mêmes sources, la personne en question est mise directement sous garde à vue sur ordre du procureur général et ce dans le but, d’enquêter sur la nature de son travail, sur les objectifs de sa présence sur le sol marocain et les liens qu’il pouvait avoir avec les événements courants surtout qu’il s’est avéré qu’il crèche chez un militant rifain.»

Mais il y a pire. Certains sites d’informations marocains ont, non seulement refuser de reconnaître la qualité de journaliste de notre confrère mais aussi ils ont carrément osé le qualifier d’«espion» et de «main étrangère». Très tôt le matin, toute la rédaction d’El Watan s’est réuni en présence  du directeur de la publication, Omar Belhouchet. Ce dernier a pris contact avec les deux ministères, des affaires étrangères et de communication et avec plusieurs organisations locales et étrangères dont Reporters sans frontières. Jusque-là, la seule information que nous détenons, c’est celle qui a rapport avec le coup de téléphone passé à 5h du matin par Djamel Alilat à son ami marocain du Rabat. Selon ce dernier, «Djamel Alilat lui a demandé d’alerter l’ambassade d’Algérie au Maroc».

 

 

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On vous le dit

Une famille de Chlef décimée sur l’autoroute à Aïn Defla

Trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées dans un accident mortel qui s’est produit, avant-hier, premier jour du Ramadhan, sur l’autoroute, près de Aïn Defla. Un véhicule transportant une famille a été violemment percuté à l’arrière par un camion dans des circonstances encore inconnues. Le conducteur d’une Citroën Berlingo, Tareb Redha, médecin traumatologue demeurant à Chlef, ainsi que sa belle-mère sont morts sur le coup, tandis que son épouse et leurs deux enfants ont été évacués dans un état grave vers l’hôpital de Aïn Defla. Côté camion, l’accident a fait un mort et un blessé, respectivement le chauffeur et son compagnon. A signaler que le tronçon de l’autoroute traversant la wilaya de Aïn Defla a connu, ces derniers temps, une série d’accidents dramatiques ayant coûté la vie à de nombreuses personnes.

Les prestataires réclament leur dû à ExtraNet

Les agents chargés du ramassage des ordures des entreprises privées travaillant pour le compte d’ExtraNet n’ont pas reçu leurs mensualités depuis 5 mois, sous prétexte que cet EPIC de la wilaya d’Alger ne dispose pas encore du budget nécessaire, signalent des responsables d’entreprise, qui ont pris attache avec la rédaction. Les responsables privés, qui mettent à la disposition de la wilaya leur matériel, regrettent des blocages de responsables de la direction commerciale de l’EPIC, qui empêcheraient que les «attachements arrivent au service financier qui prépare les chèques». Les prestataires comptent prendre attache avec la wilaya pour récupérer leur dû (2 milliards de centimes pour une dizaine d’entreprises) et ainsi permettre à certains de payer des échéanciers de la banque (dispositif Cnac). Les protestataires signalent que cette même situation s’est posée l’année dernière et il a fallu l’intervention d’un prestataire au niveau de l’administration de la wilaya d’Alger pour permettre aux entreprises de récupérer leur argent. Les entreprises prestataires de l’Etat ont des difficultés pour récupérer leur argent. La crise financière que traverse le pays n’explique pas cette situation, qui risque de provoquer des blocages dans le fonctionnement des institutions.

Saisie de 75 kg de kif traité à Tlemcen

Une quantité de kif traité, estimée à 75 kilogrammes, et plus de 9000 comprimés de psychotropes ont été saisis, samedi à Tlemcen, par des éléments de la Gendarmerie nationale et des Gardes-frontières, a indiqué hier le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. «Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des éléments de la Gendarmerie nationale et des Garde-frontières ont saisi, le 27 mai 2017 à Tlemcen (2e Région militaire), 75 kilogrammes de kif traité et 9173 comprimés psychotropes», précise la même source. En outre, à Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar (6e RM), des détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) «ont intercepté 4 contrebandiers et saisi 2 véhicules tout-terrain et un camion chargé de 7,5 tonnes de denrées alimentaires, 13 920 litres d’huile de table et des outils d’orpaillage», ajoute le communiqué.

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«La démocratie a besoin d’humour»

D’abord, est-ce que vous trouvez le temps de dormir, Kader ?

(Rires). Je dors à peine 4 à 5 heures (pendant la période de tournage de «Nass Stah», ndlr), je travaille pratiquement 18 heures par jour. Dès que je me lève, je lis toute la presse. Je choisis les thèmes qui m’inspirent, j’écris les scénarios entre 11h et 15h, de 15h à 16h je valide le montage (de l’épisode joué la veille), on garde vingt minutes pour chaque épisode.

Entre 16h et 19h, on fait les répétitions, et après le f’tour, à partir de 21h30, on tourne jusqu’à 3h-3h30 du matin. Et c’est ainsi tous les jours. Mais en fait, on prend du plaisir, du coup le stress part. On est des passionnés.

Les comédiens ont-ils une marge d’improvisation ?

Bien sûr ! En politique, c’est un peu plus cadré, mais, généralement, on travaille en équipe. Chacun propose une idée. Je ne suis pas dans la dictature du metteur en scène. Je prépare les scénars, et si un comédien propose une réplique meilleure que la mienne, je la prends. L’essentiel est que ça soit dans le canevas et que ça soit drôle.

Pourquoi avez-vous changé «Jornane El Gosto» en «Nass Stah» ?

C’est parce qu’on a changé de boîte. Pour nous, le stah est un espace métaphorique aux dimensions de l’Algérie. C’est une petite terrasse que se partagent des personnes qui ont décidé de faire un JT à leur manière, un JT sans langue de bois. Cette année, on a modifié un peu l’espace. On a aménagé des cellules sur la terrasse.

On voit que le «stah» est cerné de barbelés, avec des caméras de vidéosurveillance partout…

Ce décor, c’est pour signifier que l’Algérie, aujourd’hui, est emprisonnée. On vit dans une grande prison. Sauf qu’à la fin, on va se rendre compte que la prison est ouverte. C’est pour dire que le plus grave, c’est la prison mentale. Nous sommes emprisonnés mentalement.

Comment avez-vous vécu l’interruption brutale de l’émission la saison dernière ?

C’était terrible ! C’était très violent ! On ne s’y attendait pas. Ça a été un choc pour nous.

C’est un programme qui dérange, d’après vous ?

Peut-être qu’il dérange, mais il dérange surtout les gens qui sont paranos. Ce type de programmes doit exister, au même titre que la presse, que la caricature… C’est un signe de bonne santé. J’avais déclaré dans la presse que le programme doit revenir, et il est revenu.

Justement, comment cela s’est-il négocié ?

Ça s’est fait naturellement. Mieux encore : nous avons eu des propositions de trois chaînes qui voulaient nous reprendre parce qu’elles savent que c’est un programme qui est très regardé. Il est important qu’il soit adopté, ce programme est un acquis. Ce qui me dérange, c’est qu’on nous a toujours enseigné que les chefs de la Révolution étaient jeunes et à aucun moment on n’a pensé qu’ils étaient peut-être trop jeunes pour accomplir ce qu’ils ont accompli ou que de Gaulle les a manipulés…

On n’avait pas ce genre de «twesswiss» (paranoïa). Alors pourquoi avec nous il y a toute cette méfiance ? Certains  disaient : «Abdelkader a 32 ans, comment peut-il écrire des scénarios politiques ? Il est sûrement manipulé»…

Moi, je critique le statut de l’homme politique, je n’attaque pas les personnes. A partir du moment où tu es un homme public, tu es critiquable. C’est ça que nos responsables doivent comprendre, ou alors, qu’ils arrêtent de faire de la politique !

Il n’y a pas eu de «lignes rouges» qui vous ont été signifiées ?

Moi je dis : ne me fixez ni des lignes rouges, ni des lignes vertes, respectez juste la ligne éditoriale du programme.

Vous ne faites pas de concessions…

Ah non ! Sinon, on arrête de notre propre chef. Avec Echorouk, sincèrement, jusqu’à maintenant, tout se passe très bien. Nous avons tous les moyens que nous avons demandés, l’équipe est très à l’aise. On a un contact direct avec Ali Fodil et Leila Bouzidi. On est conscients des enjeux politiques. Moi, je fais de la parodie, je ne suis pas un homme politique, je suis un universitaire titulaire d’un doctorat en arts dramatiques.

J’ai étudié un module qui s’appelle l’analyse du discours. Normalement, tout discours politique doit obéir à une logique. Quand Tebboune déclare : on va construire deux millions de logements et que la capacité de construction de l’Etat algérien, tous moyens confondus, est de 800 000 logements, là, il y a un problème, et moi je mets la lumière sur ça.

Est-ce qu’il vous est arrivé que des ministres ou de hauts responsables vous appellent pour réagir à un sketch ?

Je sais qu’il y a quelques hauts responsables qui n’ont pas apprécié d’être égratignés. Mais il y en a aussi d’autres qui sont fans du programme et qui comprennent notre démarche. Certains hommes politiques ou ministres, la plupart de nos téléspectateurs ne les connaissent même pas. Donc, d’une certaine manière, on leur rend service (rires).

En France, les Guignols ont même été accusés d’avoir fait la promotion de Jacques Chirac. Pour moi, l’important est que la société, les jeunes surtout, soient connectés à leur réalité politique. Via ce programme, les gens peuvent suivre au moins pendant un mois l’actualité politique de leur pays. On a bien vu aux dernières élections qu’ils se passionnaient davantage pour l’élection de Macron en France…

D’ailleurs, dans l’un de vos sketches, vous traitez du taux de participation aux dernières législatives avec beaucoup de dérision. Pour vous, il y a une rupture de confiance entre le peuple et les élites politiques ?

C’est clair. Parce que leur discours, plus personne n’y croit, alors même qu’ils peuvent avoir raison sur pas mal de points. Par contre, ils croient en nous. Les jeunes nous écoutent. Pourquoi ? Parce qu’on est sincères. Alors, profitez de nous ya Errab ! Profitez de nous ! Quand le pays va mal, c’est moi que tu trouves. Je n’ai pas de pays de rechange, je suis un zawali, je n’ai pas de biens en Espagne ou à Paris, je suis là.

Quand notre pays a besoin de nous, on répond présent ! On n’est pas contre notre Etat, il faut que les gens comprennent ça. On n’est pas des ennemis. La démocratie a besoin d’humour. C’est ça notre esprit. Et je pense que le public adhère à notre dérision, à notre style d’humour. Nous sommes fiers d’avoir été les premiers sur ce terrain-là.

Quand je vois ce que fait DZ Joker, Anes Tina et d’autres podcasters qui font de la satire politique, ça me fait plaisir. Maintenant, on veut passer à autre chose. On se dit que ça va être la dernière saison de «Nass Stah». On l’espère une saison grandiose, alors qu’ils nous laissent travailler.

Pourquoi vous avez décidé d’arrêter «Nass Stah» ? Vous avez un nouveau challenge en vue ?

Exactement. On veut se confronter à un autre challenge. Je pense que nous sommes arrivés aux limites objectives du programme. Si on nous avait laissé aller au bout l’été dernier, ç’aurait été notre dernière saison. Nous avions l’intention d’arrêter, et j’avais déclaré que c’était la dernière saison. Mais nous voulons arrêter par nous-mêmes, de notre plein gré, pas de cette façon.

Vous n’avez pas songé à créer votre propre chaîne YouTube ?

Oui, d’ailleurs, c’est notre plan B. Si on nous interdit, on pourrait effectivement créer une chaîne YouTube, et on continuera…

On ne peut plus censurer comme avant…

Ils ne peuvent pas. Cela dit, on ne cherche pas à provoquer une autre interruption du programme. Comme disait Balavoine à Mitterrand, «le désespoir est mobilisateur». On ne veut pas désespérer de l’Algérie.

On garde espoir. Je suis résolument optimiste. Nous avons eu des opportunités pour partir, mais nous sommes restés car nous voulons réussir ici. On vit ici, on travaille ici, on se démerde avec les moyens du bord. J’ai travaillé avec une compagnie française, là-bas, on m’a proposé de rester et j’ai refusé. Je ne veux pas m’habituer au luxe. Les choses, ici, ont une saveur particulière. Dans mon quartier, les rues sont encore maculées de boue et de poussière.

Votre art se nourrit précisément de ces aspérités, se bonifie dans l’adversité…

C’est ça ! Où tu vas trouver un Premier ministre qui te dit «kerkeri radjlek» (dixit Sellal). C’est une bonne matière comique pour nous. Sincèrement, wallah on n’a de conflit avec personne. Notre problème est seulement avec ceux qui veulent nuire à l’Algérie. Nous ne voulons pas d’un pays de l’impunité, et on ne se prive pas de dénoncer ces pratiques, à notre manière. On nous a blâmés d’avoir fait un sketch où il était question d’une zaouïa et de Chakib Khelil. Moi, je ne dis ni qu’il a volé, ni qu’il n’a pas volé.

Je n’ai pas les moyens de vérifier. Ce que je note, en revanche, c’est qu’il y a un problème – et là aussi on revient à l’analyse du discours – : la justice a été saisie, un procureur a parlé, il a dit ce monsieur a volé, après, vous venez nous dire il n’a pas volé, donc l’un de vous ment. Réglez votre problème, en attendant, nous, on met en dérision cette situation contradictoire. J’espère en tout cas que ce programme a servi à quelque chose.

Comment vous vivez votre popularité. Vous ne ressentez pas une forme de pression ?

Sincèrement, on ne se rendait pas vraiment compte de notre audience. Moi, j’aime bien rester dans l’anonymat. Je ne cherche pas à bâtir une fortune, j’aspire seulement à rester dans l’histoire, et qu’on cite l’expérience de «Jornane El Gosto» et «Nass Stah» comme une référence dans l’aventure de l’audiovisuel en Algérie. Ça serait une fierté pour moi.

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