Jan
30

Près de 70 personnes tuées en Syrie

Posted by El Watan - International Comments (0)
Au moins 40 éléments parmi les forces gouvernementales et les militaires déserteurs ont péri. Les violences, qui se sont intensifiées ces derniers jours et qui s’approchent de la capitale Damas, ont fait, hier, 66 morts dont 26 civils, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Huit personnes, dont un enfant de 9 ans, ont été tuées par balle dans la province de Homs (centre), quatre sont mortes plus au sud dans la ville et la région de Hama, cinq dans la province d’Idleb (nord-ouest) et deux dans la ville de Jassem, province de Deraa, selon l’OSDH. Les violences se sont considérablement rapprochées de la capitale ces dernières heures, faisant, notamment six morts lors d’opérations militaires et affrontements dans la région de Damas, alors qu’une personne est tombée sous les tirs visant des funérailles dans le quartier de Jouber dans la capitale, selon l’OSDH.  Les violences ont également fait 40 morts parmi les forces gouvernementales et les déserteurs, ajoute l’Observatoire. Ainsi, 26 soldats ont été tués dans des attentats dans la région de Damas et à Kansafra et Khan Cheikhoune, dans la province d’Idleb, où des déserteurs ont mis le feu à un transport de troupes, tuant au moins quatre soldats. Cinq membres des forces de sécurité ont péri dans des affrontements près de la ville de Zabadani (région de Damas) et dans une embuscade près de Saraqeb (province d’Idleb). En outre, neuf déserteurs ont été tués dans les régions de Damas, Idleb, Hama et Homs, selon l’OSDH. Par ailleurs, l’OSDH fait état d’un civil mort sous la torture dans la province d’Idleb, sans donner de précisions.     Conclave de la Ligue arabe   Au plan diplomatique, les ministres arabes des Affaires étrangères se réuniront, le 5 février au Caire, pour examiner l’avenir de la mission des observateurs de la Ligue en Syrie suspendue samedi, a annoncé, hier, le secrétaire général adjoint de l’organisation panarabe, Ahmed Ben Helli. «Les ministres des Affaires étrangères doivent se réunir le 5 février pour décider de l’avenir de cette mission et prendre la décision de la renforcer ou de la retirer», a indiqué à la presse Ahmed Ben Helli. Cette réunion sera consacrée également au rapport qui sera présenté par le président du Conseil ministériel arabe, le chef de la diplomatie qatarie, Cheikh Hamad Ben Jassim Ben Jabar Al Thani, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al Arabi, sur leurs discussions avec les Etats membres au Conseil de sécurité. La réunion va aussi étudier la situation de la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie, suspendue, en plus de l’évaluation de son travail accompli durant des semaines dans ce pays, a ajouté M. Ben Helli. La Ligue arabe avait annoncé samedi la suspension de cette mission, en invoquant une intensification de la répression, ces derniers jours, des manifestations contre le pouvoir en place en Syrie.  
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Jan
30

Israël dévoile son jeu

Posted by Mohammed Larbi Comments (0)
Les Palestiniens avaient parlé de fossé pour dire l’écart qui les oppose de la position israélienne par rapport à tout processus de paix sérieux. Ils ont aussi affirmé qu’il n’y avait plus de dialogue possible, encore que les deux parties, revenues au point de départ avec ce que l’on désigne par «discussions exploratoires», n’ont plus rien à se dire. Et pour cause puisqu’Israël s’est emparé de pratiquement toutes les terres des Palestiniens et a obligé ces derniers à coexister avec les colons sur des portions de territoires qui, à les entendre, n’appartiennent ni aux uns ni aux autres. Ou encore que les Palestiniens n’ont absolument droit à rien puisque «toutes les propositions israéliennes sont basées sur le principe que les colons et les Palestiniens ont des droits égaux en Cisjordanie», alors même que les résolutions internationales attestent du contraire, avec des tracés d’une extrême clarté. Voilà donc les dirigeants israéliens qui réécrivent l’histoire en affirmant que la Cisjordanie n’est pas un territoire «occupé, qu’il est disputé et que les deux communauté ont des droits égaux». Une aberration, mais surtout une injustice à laquelle le monde se montre plutôt insensible même si cela a été imposé par la force. Effectivement, apprend-on auprès des Palestiniens, Israël a présenté un projet de tracé des frontières d’un futur Etat palestinien «impossible» à accepter durant ces discussions, le mois dernier en Jordanie, sous l’égide du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU). Bien entendu, aucun écrit. Mais il est clair que les Israéliens ont exposé leurs principes concernant la question territoriale qui devrait normalement trouver leur issue en conformité avec les résolutions de l’ONU. Les Palestiniens avaient vu juste en dénonçant ce qui allait être une frontière de fait, puisque la délimitation frontalière, selon les Israéliens, devrait épouser pratiquement l’actuel tracé de la barrière dite de sécurité érigée par Israël et qui laisserait l’ensemble d’El Qods sous le contrôle de l’entité sioniste. «Ils n’ont pas spécifiquement mentionné le mur (la barrière de sécurité). Mais les détails qu’ils ont donnés peuvent être interprétés de telle sorte qu’ils utiliseront le mur comme frontière», a souligné un responsable palestinien. L’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait récusé les arguments israéliens basés sur des impératifs de sécurité et surtout mis en garde contre un fait accompli israélien. Quant à la plupart des observateurs, il est clair pour eux qu’avec la paix, les impératifs de sécurité n’auront plus aucun sens. La notion même de sécurité n’a plus de sens lorsqu’on sait que plus de 80% de cette barrière, longue de 709 km, ont été disposés à l’intérieur même de la Cisjordanie occupée. Sollicitée par les Palestiniens, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de ce mur et exigé son démantèlement dans un avis rendu le 9 juillet 2004. L’on s’achemine, si ce n’est déjà fait, vers la consécration du droit de la force et, dans ce cas, relève-t-on, les Israéliens ne sont jamais à court d’arguments puisque, déclarent-ils, les Palestiniens avaient refusé de «discuter des besoins de sécurité israéliens». En quoi, se demande-t-on, les Palestiniens sont-ils responsables de la sécurité d’Israël ? C’est la première question qui doit être posée, puisque les relais d’Israël ne manqueront pas de s’en emparer pour accabler encore une fois les Palestiniens et pervertir les données du conflit du Proche-Orient. Bien entendu, le Quartette, à l’origine de ces discussions, n’est pas au courant des réponses israéliennes puisqu’elles n’ont pas été notifiées officiellement, mais il ne doit pas ignorer les positions d’Israël concernant ces points de droit soulevés dans toutes les négociations. Justement, le délai – celui du 26 janvier – fixé aux deux parties a expiré, sans le moindre résultat. Le contraire aurait d’ailleurs surpris. Que sera la prochaine étape ?  
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Jan
29

La candidature de Wade met le feu aux poudres

Posted by AFP Hassan Moali Comments (0)
La validation hier soir par le Conseil constitutionnel de la candidature du chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, à la présidentielle de février, a mis le feu aux poudres au Sénégal. Une vague de violences s’est déclenchée dans plusieurs villes du pays, dont sa capitale, Dakar, où un policier a même été tué. Ce basculement était quelque peu prévisible, tant des centaines de personnes observaient depuis vendredi un sit-in sur la place l’Obélisque, à Dakar, pas loin du siège du Conseil constitutionnel, lequel devait statuer sur la candidature du président sortant. Ces Sénégalais frondeurs voulaient montrer leur opposition à un 3e mandat de Wade qu’ils trouvent anticonstitutionnel. Organisé au sein du Mouvement du 23 juin (M23), ces militants, issus de la coalition de partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civile, sont ainsi passés à l’acte aussitôt que Wade a obtenu son ticket pour la présidentielle. Commencent les affrontements violents entre jeunes manifestants et policiers à coups de pierres et de gaz lacrymogène. L’AFP a rapporté hier en début de soirée que les jeunes, armés de barres de fer, ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes au lieu de rassemblement. «Ils ont tué un policier», a déclaré à l’AFP le commissaire de police Arona Sy, du commissariat central de Dakar, sans donner les circonstances de cette mort qui s’est produite dans une rue du quartier de Colobane, près de la place de l’Obélisque. Aux dernières nouvelles, les violences font tache d’huile dans tous les quartiers de la capitale sénégalaise. «Je vois des feux, impossible de passer. Ca brûle à Sacré-Cœur (centre), sur la VDN», une route menant au nord de la ville, a déclaré à l’AFP un témoin circulant en voiture. El Gueddafi Wade même sort ? Aussi, des scènes montrant des jeunes érigeant des barricades, brûlant des pneus et des planches sur plusieurs artères, ainsi que des échanges de projectiles et gaz lacrymogènes entre des manifestants et forces antiémeute défilaient en boucle sur les chaînes de télévision privées. Les médias locaux soulignent par ailleurs que les émeutes ont gagné hier plusieurs provinces du pays, notamment à Thiès et à Kaolack (centre), Matam et Ourossogui (nord). Signe de la détermination des manifestants à barrer la route à Abdoulaye Wade, l’opposition a appelé hier à «marcher sur le palais présidentiel dans les prochains jours» afin d’en «sortir Wade». L’une des figures du M23, Abdoul Aziz Diop, a exhorté les Sénégalais «à se joindre au Mouvement pour organiser la reprise du territoire occupé par Abdoulaye Wade et ses sbires». Ce dernier, sûr de lui, a raillé ses opposants en les invitant à arrêter «les manifestations d’humeur qui ne conduisent à rien». Le célèbre chanteur Youssou Ndour, dont la candidature n’a pas été retenue, a, lui, dénoncé un «coup de force» du président Wade. C’est que le président sénégalais, âgé de 85 ans, risque de subir, comme l’a mis en garde un haut responsable américain, le même sort qu’El Gueddafi qu’il avait lui-même dénoncé.  
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Jan
29

Les pays du Golfe et la Turquie appellent à une solution «urgente»

Posted by El Watan - International Comments (0)
La Turquie et les pays du Golfe se sont déclarés hier résolus à «faire du Proche-Orient une zone de paix» et ont appelé à une «solution urgente» devant mettre fin aux violences qui secouent la Syrie depuis le printemps dernier. «Nous sommes déterminés à faire du Proche-Orient une zone de paix, de stabilité et de prospérité», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, lors d’un discours d’ouverture d’une réunion à Istanbul des pays arabes du Golfe et de la Turquie. Selon une source diplomatique, la situation en Syrie serait mentionnée dans le communiqué final de cette réunion des ministres des Affaires étrangères. Le ministère turc des Affaires étrangères a jugé vendredi que le nombre des victimes civiles en Syrie a atteint «une dimension inquiétante». «Il est maintenant impératif que tous les acteurs de la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies, prennent les mesures nécessaires, de manière résolue et urgente», concernant la situation en Syrie,  avait indiqué la même source.
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Jan
29

Le régime syrien au pied du mur

Posted by Zine Cherfaoui Comments (0)
Pis encore, les violences ont connu un pic ces dernières semaines. Eu égard à ce constat effroyable, l’organisation panarabe a décidé hier de suspendre sa mission d’observation en Syrie, a annoncé officiellement hier son secrétaire général, Nabil Al Arabi. La «décision de suspendre la mission des observateurs a été prise après une série de consultations avec les ministres arabes des Affaires étrangères en raison de la recrudescence des violences dont sont victimes les civils innocents et après que le gouvernement syrien eut choisi l’option de l’escalade, ce qui a fait augmenter le nombre de victimes», a-t-il dénoncé dans un communiqué. De fait, le régime syrien s’en trouve au pied du mur. Le chef de la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al Dabi, avait déclaré vendredi que les violences avaient augmenté «de manière importante» depuis mardi, en particulier à Homs, Hama et Idleb, dans le nord et le nord-ouest du pays. «La situation actuelle, en termes de violences, n’aide pas à préparer une atmosphère (...) permettant d’obtenir que toutes les parties viennent s’asseoir à la table des négociations» principal objectif du plan arabe de sortie de crise, a-t-il ajouté dans un communiqué adressé à la presse. Depuis mardi, les violences en Syrie ont fait au moins 193 morts, en grande majorité des civils. Les 165 observateurs de la Ligue arabe ont été déployés à partir du 26 décembre avec l’accord de Damas pour surveiller l’application d’un plan de sortie de crise prévoyant l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait des chars des villes et la libre circulation des médias étrangers avant l’ouverture de négociations. La Ligue s’en lave les mains Au plan strictement politique, cette suspension (qui est en fait un lâchage déguisé de la Syrie par la Ligue arabe) devrait précipiter l’intervention du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que le souhaitent certains pays arabes. Devant le refus du régime syrien d’appliquer le plan de paix arabe et la suspension de la mission des observateurs, le Conseil national syrien (CNS) s’apprête à demander au Conseil de sécurité de l’ONU une protection contre la répression, a annoncé hier un porte-parole du CNS, qui regroupe la plupart des courants de l’opposition. Le CNS «a décidé de se rendre demain (aujourd’hui ndlr) devant le Conseil de sécurité, sous la direction de Bourhan Ghalioun, pour présenter l’affaire syrienne (...) et exiger une protection», a déclaré Samir Neshar, membre du comité exécutif du CNS, lors d’une conférence de presse à Istanbul.    Au plan international, plusieurs Etats occidentaux parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ainsi que plusieurs pays arabes ont présenté vendredi au Conseil de sécurité un projet de résolution qui reprend les grandes lignes du plan annoncé le week-end dernier par la Ligue arabe. Ce plan prévoit un transfert du pouvoir du président syrien Bachar Al Assad à son vice-président. Ce plan s’est cependant heurté à la Russie qui a tracé les «lignes rouges» à ne pas dépasser. La Russie trace ses «lignes rouges» «J’ai dit clairement que la Russie ne considérait pas ce projet de texte comme une base d’accord», a déclaré à la presse l’ambassadeur russe, Vitali Tchourkine, à la fin de la réunion du Conseil. «Cela ne veut pas dire que nous refusons de discuter. Nous avons indiqué quelles étaient nos lignes rouges», a-t-il expliqué, en citant l’opposition de Moscou à «toute indication de sanctions (...) et à l’imposition d’un quelconque embargo sur les armes» à destination de la Syrie. Il a aussi affirmé qu’il n’était pas question pour la Russie de «préjuger du résultat d’un dialogue politique en Syrie» en demandant le départ du président Assad. Or, le plan arabe, repris dans le projet de résolution, prévoit un transfert du pouvoir de Bachar Al Assad à son vice-président et la Ligue a pris en novembre 2011 des sanctions économiques sans précédent contre Damas. «Il y a trois ou quatre objections principales», a confirmé l’ambassadeur français, Gérard Araud. Il a fait valoir qu’il n’y avait «pas d’embargo sur les armes dans le texte» et que sur la question des sanctions et celle du «changement de régime», la résolution ne faisait que reprendre les termes de la Ligue arabe.   Des experts vont se réunir demain pour préciser les points d’achoppement avant des négociations de fond mercredi. Entre-temps, des responsables de la Ligue arabe, dont son secrétaire général Nabil Al Arabi, doivent exposer mardi au Conseil les détails du plan arabe. M. Araud a dit «espérer un accord sur une résolution à la fin de la semaine prochaine», rappelant «la paralysie du Conseil de sécurité» sur ce dossier.  
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