Jan
31

La chasse aux pro-Gueddafi continue

Posted by Zine Cherfaoui Comments (0)
Le changement de régime en Libye ne semble pas avoir fait avancer de beaucoup la cause des droits de l’homme. Tel est le constat défendu par de nombreuses ONG internationales de défense des droits humains. Dans certains cas, il apparaît même que les nouvelles autorités libyennes et leurs milices se distinguent par des pratiques encore plus cruelles que celles qui étaient en usage sous le long règne de Mouammar El Gueddafi. Pas plus loin que la semaine dernière, Amnesty International a encore accusé les autorités de Tripoli de torturer, parfois à mort, les anciens partisans de Mouammar El Gueddafi. Cette ONG basée à Londres soutient que ses délégués ont vu des traces de torture sur des prisonniers à Tripoli, Misrata et dans de plus petites villes comme Gharyan (ouest) placées sous l’autorité de militaires ou de milices armées. Partageant le constat d’Amnesty, les Nations unies se sont dites particulièrement préoccupées par les «brigades révolutionnaires» que de nombreux observateurs accusent d’avoir provoqué des incidents à Bani Walid et de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes. Le représentant spécial de l’ONU en Libye, Ian Martin, n’a pas hésité à mettre directement en cause ces brigades dans des incidents sanglants qui ont eu lieu récemment dans cette localité, connue pour être un ancien bastion du régime déchu. «Bien que les autorités aient réussi à contrôler ces incidents (…) il est toujours possible que de telles flambées de violence se reproduisent et mènent à une escalade», a-t-il estimé lors d’un débat au Conseil de sécurité sur la Libye. Les milices «incontrôlables» A ce propos, la Haut-commissaire pour les droits de l’homme (HCDH), Navi Pillay, regrette que le gouvernement libyen n’ait «pas encore établi de contrôle effectif sur ces brigades révolutionnaires» qui ont combattu les troupes du régime de Mouammar El Gueddafi.Des brigades qui, faut-il le rappeler, n’ont pas été encore réintégrées dans l’armée régulière. Sur la question des prisonniers, Mme Pillay s’est montrée «très inquiète des conditions de détention des personnes détenues par les brigades», dont «un grand nombre de ressortissants d’Afrique subsaharienne» sont accusés d’avoir soutenu El Gueddafi. Ses services, mentionne-t-elle, ont reçu «des informations alarmantes de torture» dans ces centres de détention secrets. «Tous les centres de détention doivent être mis sous le contrôle» du gouvernement de Tripoli, a affirmé la commissaire pour les droits de l’homme, estimant que l’armement dont disposent les brigades est «une menace pour les droits de l’homme». Face à cette situation de non-droit, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) a tout bonnement décidé de suspendre ses activités dans les centres de détention libyens, confirmant que les détenus y sont torturés et privés de soins. Les équipes de MSF ont commencé à travailler en Libye en août dernier ; depuis lors, ses membres ont noté une forte augmentation des patients souffrant de séquelles de torture à la suite de leurs interrogatoires. Certains patients ont même continué à être torturés après avoir été soignés. A rappeler que l’ONU estimait, à la fin 2011, que les prisons gérées par les milices comptaient 7000 détenus, pour la plupart des ressortissants d’Afrique subsaharienne accusés d’être des mercenaires pro-Gueddafi. Mais selon les ONG de défense des droits de l’homme, ce nombre serait beaucoup plus important si l’on tient compte des nombreux lieux de détention secrets créés par le CNT et ses milices.  
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Jan
31

Syrie : Le CNS rejette toute négociation avec le régime

Posted by El Watan - International Comments (0)
Le président du Conseil national syrien (opposition), Burhan Ghalioun, a refusé hier «toute négociation avec le gouvernement syrien avant le départ du président Bachar Al Assad». Suite à l’annonce hier par Moscou de l’accord donné par les autorités syriennes à des négociations informelles à Moscou avec l’opposition syrienne, M. Ghalioun a indiqué que «la démission d’Al Assad est une condition pour toute négociation sur la transition vers un gouvernement démocratique en Syrie». «Si les Russes veulent une solution négociée à la situation dramatique dans le pays, ils doivent admettre qu’Al Assad doit partir», a-t-il ajouté.  Le chef du CNS s’est dit, par ailleurs, confiant que les discussions hier au Conseil de sécurité de l’ONU sur le plan arabe de sortie de crise syrienne seront couronnées de «succès», exhortant les Russes à adopter une «position réaliste» sur le dossier syrien. La Russie, allié traditionnel de Damas, refuse de soutenir une résolution présentée aux Nations unies par les Européens et des pays arabes sur la crise en Syrie, appuyant l’appel de la Ligue arabe pour un départ de Bachar Al Assad. Moscou a proposé son propre projet de résolution à l’ONU qui fait porter la responsabilité des violences aussi bien sur le pouvoir que sur l’opposition en Syrie, une option rejetée par les pays occidentaux. Moscou et Pékin avaient déjà mis leur veto en octobre à une précédente résolution dénonçant la répression sanglante de la révolte populaire en Syrie, qui a fait au moins 5400 morts depuis mars 2011, selon l’ONU. Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé hier que les autorités syriennes étaient d’accord pour entamer des discussions informelles avec l’opposition syrienne à Moscou. «Nous avons déjà reçu une réponse positive des autorités syriennes (...) Nous espérons que les opposants donneront leur accord dans les jours qui viennent», avait ajouté le ministère.
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Jan
30

L’opposition ne lâche pas Wade

Posted by AFP Hassan Moali Comments (0)
Hier, la situation restait tendue au Sénégal, 24 heures après les violentes émeutes qui ont fait suite à la validation de la candidature de Abdoulaye Wade jugée anticonstitutionnelle par l’opposition.   Bien que le calme soit revenu dans les artères de Dakar, l’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front contre le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, en attendant la décision du Conseil constitutionnel sur les recours contre la validation de sa candidature. Le M23, qui regroupe les partis d’opposition et la société civile, n’a certes rien prévu en termes de manifestations, mais tend l’oreille aux arrêts du Conseil constitutionnel sur les recours en annulation de la candidature Wade déposés par sept de ses adversaires. La candidature de Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, est en effet jugée «non conforme à la Constitution du fait qu’il a été élu en 2000 et réélu en 2007, consommant ainsi ses deux mandats légaux». Les partisans du vieux Wade récusent cet argument, arguant des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Signe que le président sortant reste sourd aux cris de la rue sénégalaise, il a lui aussi saisi le Conseil pour obtenir l’invalidation de la candidature de trois de ses opposants, d’anciens proches. Il s’agit de deux de ses ex-Premier ministres, Macky Sall et Idrissa Seck, et de son ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, auxquels il est demandé de produire un document prouvant qu’ils sont en règle avec l’administration fiscale ! Pis, il a décidé de maintenir en détention le coordinateur du M23 Alioune Tine, reconnu et respecté pour la défense des droits de l’homme en Afrique, arrêté samedi comme des dizaines d’autres militants du mouvement. Le chanteur Youssou N’dour, qui récuse lui aussi l’invalidation de sa candidature par le Conseil au motif qu’il n’a pas présenté un nombre suffisant de signatures valides pour le soutenir, ne lâche pas prise. C’est dans ce climat tendu que le Conseil constitutionnel devra prendre des décisions cruciales qui risquent de précipiter le pays dans le chaos. L’avertissement de Ban Ki-moon Une source proche du Conseil a indiqué à l’AFP qu’il ne fallait pas s’attendre à une décision «avant lundi ou mardi». Les cinq «sages» du Conseil – tous nommés par Wade – sont sous la pression de l’Union européenne (UE) et de la France qui leur demandent de statuer «de manière claire et impartiale sur les réclamations». C’est pourquoi les membres du Conseil «doivent motiver très précisément chacune de leurs décisions sur les recours, ce qui demande un travail d’enquête», indique la source proche du Conseil, ajoutant : «Vu la situation, il faut que chacun sache pourquoi telle ou telle candidature est validée ou invalidée.» Cette source a précisé que le travail d’enquête doit notamment porter sur «des candidats qui pourraient avoir une double nationalité, la loi stipulant que chaque candidat doit être exclusivement de nationalité sénégalaise». Des ambassades doivent donc être contactées, a-t-elle ajouté. «La décision du Conseil ira toujours dans le sens voulu par le pouvoir», a affirmé Abdoul Aziz Diop, et l’annonce de la confirmation de la candidature de M. Wade ou de l’invalidation de celle d’un opposant, initialement retenue, risquent de déclencher de nouvelles réactions de violence. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé une pique contre Wade sans le nommer, hier, devant le sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba : «Les révolutions arabes avaient été à la fois une source d’inspiration, mais aussi un rappel que les dirigeants doivent écouter leur peuple.» En clair, Abdoulaye Wade est invité à écouter son peuple au risque d’écorner l’image d’un Sénégal «modèle de démocratie en Afrique». Cette petite phrase du secrétaire général de l’ONU rejoint un peu celle d’un haut responsable américain qui a mis en garde Wade contre une fin à la El Gueddafi. Eh oui, un homme averti en vaut deux… 
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Jan
30

Les Moscovites manifestent contre Poutine

Posted by AFP Comments (0)
Des centaines de Moscovites à bord de leurs voitures manifestaient, hier, pour des élections libres en Russie et contre le Premier ministre, Vladimir Poutine, candidat à la présidentielle de mars, en roulant sur le périphérique du centre de la capitale russe. Les véhicules, décorés de rubans, de ballons ou de sacs blancs (la couleur du mouvement de contestation contre le pouvoir) tournaient sur cette vaste artère circulaire, provoquant d’importants bouchons, ont constaté des journalistes de l’AFP.  Cette action, baptisée «l’anneau blanc», a été organisée via les réseaux sociaux sur internet par «la ligue des électeurs», un mouvement créé par des journalistes, des blogueurs, des écrivains et des artistes en vue de coordonner les manifestations pour une présidentielle démocratique le 4 mars prochain. Les automobilistes klaxonnaient sur tout le tracé de cette manifestation et de nombreux passants les saluaient en brandissant à leur tour des rubans blancs. Le régime russe est confronté, depuis décembre 2011, à la plus importante vague de contestation depuis que Vladimir Poutine a pris la tête du pays, en 2000.  Elle a été déclenchée par des législatives marquées, selon l’opposition et des observateurs étrangers, par des fraudes. Un nouveau rassemblement de l’opposition est prévu pour le 4 février dans le centre de Moscou. Les organisateurs espèrent réunir au moins  50 000 personnes. La popularité de M. Poutine, Premier ministre depuis près de quatre ans, est en baisse depuis plusieurs mois, mais il reste le grand favori de la présidentielle de mars, à l’issue de laquelle il compte revenir au Kremlin qu’il avait dû quitter après deux mandats consécutifs (2000-2008). 
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Jan
30

La tension monte entre Khartoum et Juba

Posted by El Watan - International Comments (0)
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a prévenu hier à Addis-Abeba que la crise née d’un différend concernant gestion de la rente pétrolière qui oppose depuis des mois le Soudan du Sud au Soudan constituait désormais une «menace majeure» pour la paix en Afrique. Ban Ki-moon, qui était venu assister au sommet de l’Union africaine, a notamment reproché aux présidents sud-soudanais Salva Kiir et soudanais Omar El Bechir «un manque de volonté politique» pour régler pacifiquement la question. C’est ainsi que lors d’une conférence de presse, il les a appelés à «faire les compromis nécessaires» pour maintenir la fragile paix entre leurs deux pays. «La situation au Soudan et au Sud-Soudan a atteint un point critique, elle est devenue une menace majeure pour la paix et la sécurité à travers la région», a prévenu le responsable de l’ONU. Depuis son indépendance, le 9 juillet dernier, le Soudan du Sud, qui a hérité des trois quarts de la production pétrolière soudanaise, ne peut les exporter que par un unique oléoduc traversant le Soudan. Les négociations sur le partage de cette manne pétrolière étant dans l’impasse, le Soudan a décidé de retenir une partie du brut sud-soudanais depuis le mois dernier pour se payer «en nature». Le gouvernement sud-soudanais a annoncé, en représailles, qu’il interrompait sa production pétrolière. Le ministre du Pétrole, Stephen Dhieu Dau, a assuré à ce propos hier à la presse que «très peu de pétrole» était désormais exporté. Avant les accords de paix de 2005 ouvrant la voie à l’indépendance du Soudan du Sud, le Nord et le Sud du Soudan s’étaient livrés une guerre civile de 20 ans et de nombreux observateurs craignent une possible reprise des hostilités. La situation est d’autant plus dangereuse que des rebelles du Kordofan-Sud, unique Etat pétrolier du Soudan depuis la partition du Soudan du Sud et que Khartoum soupçonne de «rouler» pour Salva Kiir, expriment des velléités d’autonomisation. Ne voulant bien entendu pas entendre parler d’autonomie et encore moins de sécession en raison de son importance énergétique, le régime de Omar El Béchir a décidé de mater la rébellion qui s’y est installée. Mystérieux enlèvement de 29 Chinois   Aussi, le Kordofan-Sud est le théâtre, depuis juin 2011, d’affrontements qui auraient déjà fait des centaines de morts entre l’armée soudanaise et les rebelles du Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM). Une partie de la population a, rappelle-t-on, combattu au côté des Sudistes pendant la guerre civile (1983-2005) qui a conduit à la partition du Soudan. D’ailleurs, des dizaines de milliers d’habitants de la région se sont réfugiés au Soudan du Sud. Pour tenter d’internationaliser leur cause, les rebelles du SPLM ont enlevé samedi 29 employés chinois, dont le pays est un partenaire économique et politique de premier plan du Soudan. Un porte-parole de la branche Nord du SPLM, Arnu Ngutulu Lodi, a annoncé à l’AFP cet enlèvement ainsi que celui de neuf soldats soudanais après des combats avec les forces gouvernementales. «Nous les avons enlevés et ils sont à l’abri», a affirmé Arnu Ngutulu Lodi à propos des 29 Chinois, assurant qu’aucun d’entre eux n’avait été blessé. Pour quelle raison maintenant la direction du SPLM a-t-elle ordonné l’enlèvement de travailleurs chinois ? Sans doute pour amener la Chine à réviser leur position à l’égard de Khartoum. En tout cas, le message est clair : pour que la Chine puisse continuer à faire tranquillement son business, il faudra désormais qu’elle passe par Juba et le SPLM.  La Chine entretient, rappelle-t-on, des relations privilégiées avec le Soudan. Elle est le principal investisseur étranger dans le secteur pétrolier soudanais, le plus gros acheteur de brut soudanais et un important fournisseur de matériel militaire. Après la partition, Pékin a bien noué des relations privilégiées avec Juba. Un représentant spécial de la Chine a même été chargé d’aider les deux Soudan à résoudre leur conflit sur le partage des revenus pétroliers – Juba dispose de l’essentiel des réserves et Khartoum maîtrise les infrastructures indispensables pour les exportations. Mais après l’enlèvement de samedi, il apparaît clairement que certains acteurs sont encore loin d’être satisfaits.  
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