Dec
31

Syrie : Manifestations massives anti-régime en présence des observateurs arabes

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Démonstration de force du mouvement anti-régime dans les villes syriennes où se trouvaient hier les observateurs arabes. Une vingtaine de morts sont à déplorer. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté hier contre le régime syrien, notamment dans les villes où se trouvaient les observateurs arabes, ce qui n’a pas empêché les forces de sécurité de réprimer dans le sang ces rassemblements. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état de la mort, hier, de 18 civils (dont 11 dans les manifestations), deux déserteurs et cinq soldats en Syrie, où la révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad ne s’essouffle pas. Les observateurs chargés de surveiller la situation dans le cadre d’un   plan de la Ligue arabe visant à mettre fin aux violences se sont rendus à  Idleb (nord-ouest), Hama (nord), Homs (centre) et à Deraa (sud), selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). La télévision officielle a dit qu’un groupe était également allé à Douma, près de Damas. A Deraa, berceau de la contestation, cinq civils ont péri lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu à balles réelles sur une manifestation, et à Hama, au moins cinq autres ont été tués et plus de 20 blessés, selon l’OSDH. Dans la province d’Idleb, plus de 250 000 manifestants se sont rassemblés dans des dizaines de villes, notamment Idleb, Maret al-Noman, Khan Cheikhoune  et Saraqeb, selon l’OSDH. Dans ces deux dernières villes, les chars de l’armée ont été retirés en prévision d’une visite des observateurs arabes, a affirmé à l’AFP Rami Abdel   Rahmane, président de l’OSDH, basé en Grande-Bretagne.    A Idleb, au moins 25 manifestants ont été blessés par les forces de sécurité. Toujours selon l’OSDH, des énormes manifestations ont eu lieu à Homs,   bastion de la contestation, où les agents de sécurité ont ouvert le feu. Dans cette ville, les corps de cinq personnes arrêtées dans la nuit ont été retrouvés. Une sixième, blessée ce matin par les forces de sécurité, a succombé à ses blessures. Dans la région de Homs, cinq membres des forces de sécurité ont été tués par des déserteurs à un barrage dans la région de Houla. Et deux civils et deux soldats dissidents ont été tués dans une embuscade tendue par les forces armées   près de Tal Kalakh, à la frontière libanaise, a indiqué l’OSDH. A Douma, plus 60 000 personnes ont manifesté, selon l’OSDH, qui a précisé que les forces de sécurité avaient fait usage de bombes à clous et de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, blessant 24 d’entre eux. Les forces de l’ordre ont également ouvert le feu sur des manifestants à  Damas, arrêtant des protestataires au moment où ils quittaient les mosquées. A Alep (nord), relativement peu touché jusqu’à présent par le soulèvement, des partisans du régime ont «réprimé violemment» une manifestation dans le quartier Salaheddine, selon la même source. Jeudi, les forces de sécurité avaient tué au moins 25 personnes alors que les observateurs se trouvaient à Hama, Idleb, Homs, Deraa et Douma.   «Nous vous demandons de faire la distinction entre l’assassin et la victime. Notre Révolution (...) est pacifique», ont écrit les militants sur leur page Facebook Syrian Revolution 2011, à l’adresse des observateurs arabes. Tout en exprimant des doutes sur l’efficacité de la mission, des opposants syriens ont jugé que la présence des experts «assurait en quelque sorte une protection» aux manifestants.      Haytham Maleh, avocat des Droits de l’homme et membre du Conseil national syrien (CNS), principal mouvement de l’opposition, a demandé que les observateurs s’acquittent de leurs obligations en «restant dans les villes qu’ils visitent pour protéger les habitants». Ils doivent «vérifier l’application» par le régime de toutes les clauses de l’initiative arabe, a-t-il dit, en jugeant leur nombre insuffisant.    
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Dec
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Syrie : Manifestations massives anti-régime en présence des observateurs arabes

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Démonstration de force du mouvement anti-régime dans les villes syriennes où se trouvaient hier les observateurs arabes. Une vingtaine de morts sont à déplorer. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté hier contre le régime syrien, notamment dans les villes où se trouvaient les observateurs arabes, ce qui n’a pas empêché les forces de sécurité de réprimer dans le sang ces rassemblements. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état de la mort, hier, de 18 civils (dont 11 dans les manifestations), deux déserteurs et cinq soldats en Syrie, où la révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad ne s’essouffle pas. Les observateurs chargés de surveiller la situation dans le cadre d’un   plan de la Ligue arabe visant à mettre fin aux violences se sont rendus à  Idleb (nord-ouest), Hama (nord), Homs (centre) et à Deraa (sud), selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). La télévision officielle a dit qu’un groupe était également allé à Douma, près de Damas. A Deraa, berceau de la contestation, cinq civils ont péri lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu à balles réelles sur une manifestation, et à Hama, au moins cinq autres ont été tués et plus de 20 blessés, selon l’OSDH. Dans la province d’Idleb, plus de 250 000 manifestants se sont rassemblés dans des dizaines de villes, notamment Idleb, Maret al-Noman, Khan Cheikhoune  et Saraqeb, selon l’OSDH. Dans ces deux dernières villes, les chars de l’armée ont été retirés en prévision d’une visite des observateurs arabes, a affirmé à l’AFP Rami Abdel   Rahmane, président de l’OSDH, basé en Grande-Bretagne.    A Idleb, au moins 25 manifestants ont été blessés par les forces de sécurité. Toujours selon l’OSDH, des énormes manifestations ont eu lieu à Homs,   bastion de la contestation, où les agents de sécurité ont ouvert le feu. Dans cette ville, les corps de cinq personnes arrêtées dans la nuit ont été retrouvés. Une sixième, blessée ce matin par les forces de sécurité, a succombé à ses blessures. Dans la région de Homs, cinq membres des forces de sécurité ont été tués par des déserteurs à un barrage dans la région de Houla. Et deux civils et deux soldats dissidents ont été tués dans une embuscade tendue par les forces armées   près de Tal Kalakh, à la frontière libanaise, a indiqué l’OSDH. A Douma, plus 60 000 personnes ont manifesté, selon l’OSDH, qui a précisé que les forces de sécurité avaient fait usage de bombes à clous et de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, blessant 24 d’entre eux. Les forces de l’ordre ont également ouvert le feu sur des manifestants à  Damas, arrêtant des protestataires au moment où ils quittaient les mosquées. A Alep (nord), relativement peu touché jusqu’à présent par le soulèvement, des partisans du régime ont «réprimé violemment» une manifestation dans le quartier Salaheddine, selon la même source. Jeudi, les forces de sécurité avaient tué au moins 25 personnes alors que les observateurs se trouvaient à Hama, Idleb, Homs, Deraa et Douma.   «Nous vous demandons de faire la distinction entre l’assassin et la victime. Notre Révolution (...) est pacifique», ont écrit les militants sur leur page Facebook Syrian Revolution 2011, à l’adresse des observateurs arabes. Tout en exprimant des doutes sur l’efficacité de la mission, des opposants syriens ont jugé que la présence des experts «assurait en quelque sorte une protection» aux manifestants.      Haytham Maleh, avocat des Droits de l’homme et membre du Conseil national syrien (CNS), principal mouvement de l’opposition, a demandé que les observateurs s’acquittent de leurs obligations en «restant dans les villes qu’ils visitent pour protéger les habitants». Ils doivent «vérifier l’application» par le régime de toutes les clauses de l’initiative arabe, a-t-il dit, en jugeant leur nombre insuffisant.    
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Dec
31

Jordanie : Nouvelle manifestation d’islamistes à Amman

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Des milliers de partisans de l’opposition islamiste ont manifesté hier à Amman pour réclamer des réformes, une semaine après que des bureaux du Front de l’action islamique (FAI) eurent été incendiés à la suite d’affrontements avec des loyalistes, rapporte l’AFP.  «Les Frères musulmans n’abandonneront pas leurs demandes de réformes. Nous ne céderons pas aux corrompus ni à ceux qui s’opposent aux réformes», a déclaré lors du rassemblement le porte-parole de ce mouvement, Rheil Gharaibeh. Des affrontements ont opposé le 23 décembre des manifestants islamistes à des membres de la tribu des Bani Hassan, partisans du pouvoir, dans la ville de Mafraq (nord), au cours desquels des dizaines de personnes ont été blessées. Les Bani Hassan, l’une des plus importantes tribus jordaniennes, a accusé la veille les islamistes, principale force d’opposition dans le pays, de «chercher à semer la sédition» et les a mis en garde contre tout rassemblement à Mafraq. Les Frères musulmans et leur aile politique, le FAI, ont appelé samedi le gouvernement à arrêter les agresseurs.   
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Dec
31

Jordanie : Nouvelle manifestation d’islamistes à Amman

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Des milliers de partisans de l’opposition islamiste ont manifesté hier à Amman pour réclamer des réformes, une semaine après que des bureaux du Front de l’action islamique (FAI) eurent été incendiés à la suite d’affrontements avec des loyalistes, rapporte l’AFP.  «Les Frères musulmans n’abandonneront pas leurs demandes de réformes. Nous ne céderons pas aux corrompus ni à ceux qui s’opposent aux réformes», a déclaré lors du rassemblement le porte-parole de ce mouvement, Rheil Gharaibeh. Des affrontements ont opposé le 23 décembre des manifestants islamistes à des membres de la tribu des Bani Hassan, partisans du pouvoir, dans la ville de Mafraq (nord), au cours desquels des dizaines de personnes ont été blessées. Les Bani Hassan, l’une des plus importantes tribus jordaniennes, a accusé la veille les islamistes, principale force d’opposition dans le pays, de «chercher à semer la sédition» et les a mis en garde contre tout rassemblement à Mafraq. Les Frères musulmans et leur aile politique, le FAI, ont appelé samedi le gouvernement à arrêter les agresseurs.   
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Dec
31

Sahara occidental : Conquêtes diplomatiques et droits de l’homme

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Les questions liées aux violations des droits de l’homme et au pillage des ressources naturelles au Sahara occidental ont marqué le débat autour du conflit sahraoui en 2011. Année qui s’achève, selon l’APS, avec des conquêtes sur le front diplomatique pour le peuple sahraoui. L’onde de choc de la répression marocaine du camp de Gdeim Izik, installé par les Sahraouis à quelques kilomètres d’Al Ayoun, capitale sahraouie occupée, en novembre 2010, qui a suscité l’indignation de la communauté internationale, et les atteintes incessantes aux droits de l’homme ont fait réagir le Congrès américain. Ainsi, la récente décision du Congrès américain conditionnant l’aide militaire au Maroc au préalable du respect des droits de l’homme, de la libre circulation des journalistes et des représentants des organisations humanitaires au Sahara occidental, est qualifiée d’«historique» par le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, et de nombreux observateurs, d’autant plus qu’elle a coïncidé avec la tenue du 13e congrès du Front Polisario. Avant que cette loi ne soit votée au Congrès américain, la question des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés constitue une question importante dans les débats suscités aux Etats-Unis vu la répression qui s’est abattue sur la résistance populaire pacifique des villes sahraouies. L’organisation américaine, Human Rights Watch, a publié à New York, vers la fin de l’année 2010, un rapport accablant sur l’attaque des forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik, à l’issue d’une enquête menée sur les violations des droits de l’homme lors et après le démantèlement de ce camp. Ce rapport fut suivi d’un autre plus accablant, publié le 16 mars 2011, par le Centre de recherche du Congrès américain, dénonçant la violation des droits de l’homme des Sahraouis par le Maroc et évoquant des  mesures prises par les deux institutions parlementaires américaines pour contraindre ce pays à respecter ces droits dans les territoires occupés du Sahara occidental. Cet organisme du Parlement américain a rapporté, dans son document, destiné aux membres de la Chambre des représentants et du Sénat, les exactions commises contre les Sahraouis ainsi que les mesures coercitives à l’endroit des organisations internationales des droits de l’homme et les médias qui traitent de cette question. Le département d’Etat américain a confirmé, le 10 avril 2011, les violations des droits de l’homme commises par le Maroc au Sahara occidental, tout en relevant que le mandat de la Mission des  Nations unies pour l’organisation du référendum d’autodétermination (Minurso) demeure privé du mécanisme de surveillance de ces droits. Le Parlement européen a affiché une attitude similaire en adoptant, vers la fin de l’année 2010 à Strasbourg, une résolution condamnant, pour la première fois, les violences dans les territoires occupés du Sahara  occidental. Ces revers à la politique d’occupation marocaine au Sahara occidental ont eu des répercussions sur le cours des événements. Ainsi, pour la première fois, des militants sahraouis des territoires occupés ont participé au congrès du Front Polisario à Tifariti, une localité située dans les territoires sahraouis libérés. Autres revers pour l’occupant marocain Durant ce mois de décembre, le Parlement européen a refusé de prolonger l’accord de pêche avec le Maroc, du fait qu’il englobe les eaux territoriales du Sahara occidental.Par ailleurs, la question du Sahara occidental a été au centre des préoccupations de la communauté internationale en recevant, encore une fois, l’appui de l’Assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité qui ont réaffirmé, au cours de cette année, la solution permettant l’autodétermination du peuple sahraoui. Dans sa dernière résolution sur cette question, l’Assemblée générale de l’ONU a soutenu le processus de négociation initié par le du Conseil de sécurité en 2007 afin de parvenir à «une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permet l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Dans cet esprit, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a relevé que le peuple sahraoui doit être consulté sur toute solution liée à son avenir. Sinon, «on risque de créer de nouvelles tensions au Sahara occidental et dans la région». Le Conseil de sécurité a avalisé, de son côté, une résolution à travers laquelle il a réitéré son engagement à aider les deux parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, à parvenir à une solution qui permet l’autodétermination du peuple sahraoui. Mais la victoire particulière obtenue par le Front Polisario dans cette dernière résolution du Conseil de sécurité est que pour la première fois ledit Conseil a, sans équivoque, appelé le Maroc, en tant que force occupante, à respecter les droits de l’homme du peuple sahraoui, et ce, après des années de silence sur cette question en raison de l’opposition d’un membre du Conseil de sécurité, à l’exemple de la France. L’évolution affichée par le Parti populaire espagnol (PP) au pouvoir envers la question sahraouie va dans le sens de la vision des Sahraouis. Ces derniers n’ont pas cessé d’interpeller Madrid sur sa responsabilité historique en tant qu’ancienne puissance coloniale au Sahara occidental. De son côté, le PP a annoncé dans son programme politique son soutien au processus de négociations entre le Maroc et le Front Polisario en vue de parvenir à une solution conforme aux résolutions du Conseil de sécurité garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est dans ce contexte, marqué par de francs succès sur les plans des droits de l’homme et de la diplomatie, que le Front Polisario a tenu à Tifariti, du 15 au 23 décembre, un congrès qui a vu la réélection de Mohamed Abdelaziz à la tête du front.  
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