Nov
30

Sahara Occidental : Les détenus sahraouis de Salé poursuivent leur grève de la faim

Posted by APS Comments (0)
Les prisonniers politiques sahraouis détenus à la prison de Salé près de Rabat, en grève de la faim depuis le 31 octobre dernier, ont annoncé leur décision de poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications d’amélioration de leurs conditions d’incarcération et la tenue d’un procès juste et équitable ou leur libération inconditionnelle. Dans un communiqué transmis hier à l’APS, les prisonniers sahraouis, dénommés Groupe Gdeim izik, arrêtés lors du démantèlement par les forces marocaines du camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010 près d’Al Ayoun (capitale occupée du Sahara occidental), ont affirmé «avoir pris leurs responsabilités en décidant la poursuite de cette grève de la faim jusqu’à ce que leurs droits soient accordés». Après avoir fait état de la dégradation de leur santé, notamment cinq d’entre eux, qui se caractérise par des pertes de poids importantes, des problèmes rénaux, visuels, respiratoires et articulaires, les 22 prisonniers ont dénoncé «la politique d’indifférence et d’intransigeance du gouvernement marocain qui refuse de répondre à leurs droits». A cette occasion, ils ont lancé «un appel aux puissances internationales qui défendent les droits humains et la justice» afin de «faire pression sur l’Etat marocain pour libérer tous les prisonniers politiques».
Categories: International
Nov
30

L’ambassade britannique à Téhéran mise à sac

Posted by El Watan - International Comments (0)
Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré hier dans l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran où ils ont commis des déprédations pendant plus d’une demi-heure avant que la police n’intervienne pour les déloger. Les manifestants, qui protestaient contre les sanctions décidées par  Londres contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, ont  escaladé le mur d’enceinte du parc où se trouve l’ambassade et brisé les vitres  de la chancellerie avant d’y pénétrer et de jeter des objets par les fenêtres,   selon des images retransmises en direct par la télévision d’Etat.  Les forces anti-émeutes qui protégeaient l’ambassade ne sont pas   intervenues pour empêcher cette attaque qui s’est produite alors que plusieurs centaines de manifestants, qualifiés d’«étudiants» par la télévision, étaient rassemblés devant la mission diplomatique pour réclamer sa fermeture et l’expulsion «immédiate» de l’ambassadeur. Plusieurs dizaines de policiers en tenue anti-émeute ont fini par pénétrer   à leur tour dans l’enceinte de l’ambassade une demi-heure après les   manifestants pour leur faire évacuer les lieux, selon les images de la   télévision. La situation était revenue «normale» une heure après le début de l’attaque, selon la télévision. Entre-temps, les manifestants ont apparemment commis des déprédations à l’intérieur de la chancellerie, la télévision les montrant en train de briser   les vitres, jeter des dossiers et divers objets par les fenêtres, ou brandir un portrait de la reine Elizabeth II la tête en bas. Ils ont également enlevé le drapeau britannique flottant sur l’ambassade et l’ont remplacé par le drapeau iranien. Dans le courant de la même journée, quelque 200 étudiants bassidjis (milice islamiste) ont pénétré dans un deuxième complexe diplomatique britannique dans le nord de Téhéran, a rapporté l’agence officielle Irna. Les étudiants ont «saisi des documents confidentiels et d’espionnage» dans les locaux de cette ancienne résidence diplomatique, «où ils protègent des   ressortissants étrangers», a ajouté Irna sans autre précision.  Le Foreign office s’est déclaré «scandalisé» par «l’intrusion inacceptable» de manifestants dans son ambassade à Téhéran. «Nous sommes scandalisés. Ceci est parfaitement inacceptable et nous le condamnons», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Paris, Moscou et Berlin ont également condamné énergiquement «l’invasion de l’ambassade britannique». Lundi, l’ambassade avait publié un communiqué demandant aux autorités iraniennes de prendre les mesures «adéquates» pour protéger la mission   britannique lors de la manifestation. Dimanche, le Parlement iranien a voté une loi réduisant les relations diplomatiques au niveau de chargé d’affaires et prévoyant l’expulsion de l’ambassadeur britannique dans un délai de deux semaines. Cette décision a été prise en représailles aux nouvelles sanctions   économiques contre l’Iran décidées par Londres, de concert avec les Etats-Unis et le Canada, après la publication d’un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique étayant les soupçons des Occidentaux selon lesquels Téhéran aurait travaillé à la fabrication d’une arme nucléaire malgré ses démentis.
Categories: International
Nov
30

Maroc : L’islamiste Abdelilah Benkirane nommé Premier ministre

Posted by El Watan - International Comments (0)
Le roi Mohammed VI a nommé hier comme Premier ministre Abdelilah Benkirane, le chef du Parti justice et développement (PJD). Ainsi, cette formation islamiste entre pour la première fois dans un gouvernement. «Le Roi Mohammed VI a reçu, hier en début d’après-midi, à Midelt (centre), Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, et l’a nommé chef du gouvernement, conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution. Il l’a également chargé de former le nouveau gouvernement», indique un communiqué du palais et repris par l’AFP. Ayant obtenu 107 des 395 sièges lors des élections législatives anticipées du 25 novembre, le PJD s’est imposé comme la première force politique du pays. Conformément à la Constitution, la légitimité lui revient quant à diriger un gouvernement de coalition, mais sous le contrôle du roi. La nouvelle Constitution, proposée par le roi et adoptée par référendum en juillet, prévoit en effet que le souverain désigne le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Le PJD a plus que doublé sa représentation parlementaire, qui était de 47 députés dans l’ancienne chambre qui en comptait 325. Trois partis de l’actuel gouvernement ,à savoir l’Istiqlal, le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui ont obtenu respectivement 60 et 52 sièges, et l’Union socialiste des forces populaire (USFP) avec ses 39 sièges se sont dit ouverts à des consultations avec le PJD, selon la presse marocaine. Le nouveau gouvernement devrait aussi inclure des indépendants et des technocrates, selon la presse marocaine. Le RNI du ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, a déjà annoncé qu’il rejoignait les rangs de l’opposition, dans un communiqué. Par ailleurs, Abdelilah Benkirane a indiqué, il y a quelques jours, qu’il se concertera avec la Qoutla. Créée en 1992 pour appeler à une réforme de la Constitution, la Quoutla, coalition formée de l’Istiqlal, l’USFP et du Parti du progrès et du socialisme (PPS), détient 164 sièges dans le nouveau Parlement. Le journal Al Sabah indique pour sa part que l’homme d’affaires et ministre de l’Agriculture dans l’actuel gouvernement, Aziz Akkhenouch, membre du RNI, pourrait faire partie du gouvernement bien que son parti ait rejoint l’opposition. Avant sa nomination, Abdelilah Benkirane a adopté un ton plus conciliant à l’égard du Mouvement du 20 février, né en pleines révoltes ayant secoué les pays arabes et qui a appelé au boycott des législatives. Ce mouvement de contestation populaire regroupe des islamistes fondamentalistes tolérés, mais non reconnus, de l’association Al Adl Wal Ihsan, des jeunes indépendants et des partis de gauche. «Nous invitons nos frères d’Al Adl Wal Ihsan à revoir leur position de rupture à la lumière de la large victoire du PJD» aux élections, a-t-il dit dans un discours prononcé après l’annonce des résultats du scrutin. Concernant l’Occident, il a déclaré que «nos relations avec l’Europe et l’Amérique ont une dimension philosophique et historique, qu’on le veuille ou non. Aucun parti ne pourra modifier cette orientation». Le roi, un arbitre gagnant S’il a cédé des pouvoirs constitutionnels, le roi Mohammed VI reste le maître du jeu politique et voit confirmée sa politique de réformes à petits pas, selon les analystes. «C’est aussi une victoire politique pour le palais royal» qui, à travers la nouvelle Constitution qu’il a fait adopter par référendum en juillet, permet toujours au roi de désigner le Premier ministre, a déclaré Khadija Mohsen-Finan, chercheure spécialiste du Maghreb. Pour le politologue Beaudoin Dupret, directeur du centre de sciences humaines Jacques Berque à Rabat, le monarque est resté maître du calendrier. Le politologue a qualifié les législatives du 25 novembre de «victoire politique du royaume». Mohammed VI a en effet entamé une politique de réformes, avec des mesures sociales pour calmer la rue, puis il a proposé une révision de la Constitution, prévoyant plus de démocratie, avec notamment un renforcement du Premier ministre. Cependant, commandeur des croyants, le monarque demeure l’ultime arbitre en tant que chef de l’Etat et conserve de fortes prérogatives, notamment en matière de justice, sécurité et défense. Le parti islamiste reste attaché à la monarchie, contrairement aux radicaux islamistes au sein du Mouvement du 20 février. «Je suis un monarchiste convaincu», a déclaré Benlilah Benkirane, ajoutant qu’«un Premier ministre qui va tenir tête au roi ne risque pas de réussir».
Categories: International
Nov
30

L’OCI sur le point d’emboîter le pas à la Ligue arabe

Posted by Zine Cherfaoui Comments (0)
Le dossier syrien pourrait bien entraîner un bras de fer entre la Russie et la Turquie. Alors que Moscou a, une nouvelle fois, insisté hier sur la nécessité de trouver règlement pacifique à la crise, Ankara ne désespère toujours pas de parvenir à convaincre la communauté internationale d’intervenir d’une manière ou d’une autre en Syrie. En tout cas, le gouvernement turc voit dans la question des réfugiés syriens un argument «valable» pour être présent physiquement sur le territoire syrien. La Turquie accueille déjà dans sa province frontalière de Hatay environ 7500 Syriens qui ont fui la crise. A ce propos, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a indiqué qu’il pourrait prendre des mesures face à l’afflux de milliers de réfugiés vers la frontière turque. «Nous travaillons sur tous les scénarios (...) Si des milliers de gens  fuyaient vers notre frontière, cela créerait une situation différente. Des mesures pourraient être prises avec la communauté internationale», a-t-il dit en réponse à une question concernant l’éventualité  d’une zone tampon. Plus tôt dans la journée, la Russie avait insisté sur une résolution pacifique  de la crise en Syrie, appelant à prendre pour exemple le Yémen où  un plan de règlement pacifique a été signé grâce à la patience et à la persévérance  de la communauté internationale. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, - dont le gouvernement n’a visiblement pas apprécié la décision de la Ligue arabe d’infliger des sanctions économiques à Damas - a ainsi appelé  à «cesser d’agir avec des ultimatums et d’oeuvrer pour ramener la situation sur le terrain politique», en soulignant la nécessité de résoudre pacifiquement  la crise syrienne. Dans une déclaration citée par l’agence de presse Interfax, M. Lavrov  a dans ce sens cité comme exemple le Yémen où un plan de règlement pacifique  de la crise, proposé par le Conseil de coopération des Etats du Golfe (CCG), a été signé après des mois de tractations. Selon lui, «une telle approche est nécessaire pour le problème syrien,  car les ultimatums auxquels ont recours quelques Etats, en particulier la Ligue arabe, ne résolvent pas ce problème», appelant également les Etats-Unis et  l’Union européenne (UE) à cesser les appels répétés à mettre fin immédiatement  aux violences.        Pékin accordera une attention particulière à la Syrie La Russie n’est pas le seul pays à défendre une telle position. La Chine a également appelé hier les organisations internationales, notamment le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies, à jouer un «rôle constructif dans l’apaisement de l’agitation actuelle» en Syrie. L’appel de Pékin est intervenu après la publication, lundi, par la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie, d’un rapport accusant le gouvernement syrien d’avoir violé les droits  de l’homme, alors que la Syrie défend sa gestion de la situation, en annonçant  que des groupes armés étaient responsables de la violence dans le pays. La Chine a lancé un appel «pour mettre fin aux violences et lancer  un processus politique inclusif et équilibré le plus tôt possible, et à rétablir  la stabilité et l’ordre du pays», a ainsi fait savoir le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei. Le même responsable a ajouté que la Chine allait accorder une attention particulière aux développements de la situation  en Syrie. La Ligue arabe avait, rappelle-t-on, adopté dimanche des sanctions économiques contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l’encontre de l’un de ses membres,  pour la contraindre à faire cesser les violences. De son côté, l’Organisation de la coopération islamique (OCI)  tiendra aujourd’hui à Jeddah, en Arabie Saoudite, une réunion d’urgence au niveau des ministres des  Affaires étrangères des Etats membres pour évaluer la situation de crise que  traverse la Syrie depuis mars dernier. La réunion du comité exécutif de l’OCI, au siège de l’organisation à  Jeddah, sera consacrée à «l’examen d’un éventuel élargissement des sanctions adoptées par la Ligue arabe contre le gouvernement syrien». La même source a ajouté que 57 Etats membres avaient été invités à prendre  part à cette réunion, qui verra la participation du ministre syrien des Affaires  étrangères, Walid Mouallem. Entre-temps, Riyad a appelé ses ressortissants à quitter la Syrie. A rappeler que le comité exécutif de l’OCI comprend l’Arabie Saoudite, le Sénégal, l’Egypte, la Malaisie, le Kazakhstan, Djibouti et le Tadjikistan. Depuis la mi-mars, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation du président Bachar Al-Assad. Selon l’ONU, les manifestations, souvent marquées  par des violences, auraient déjà fait plus de 3500 morts. Damas, qui attribue ces violences à des groupes armés voulant déstabiliser  le pays, a fait état de son côté de 1800 morts, pour la plupart des militaires.  
Categories: International
Nov
30

Deuxième jour des élections législatives en Egypte

Posted by El Watan - International Comments (0)
Les premières élections de l’après-Moubarak sont entrées hier dans leur deuxième journée, marquées par une participation inédite et un calme tranchant avec la violente crise qui a secoué le pays durant la campagne, rapporte l’AFP, hostiles au pouvoir militaire. Conspué lors des récentes manifestations massives à travers le pays, le maréchal Hussein Tantaoui, chef de l’armée au pouvoir, a exprimé sa satisfaction quant au déroulement du vote. «Le maréchal Tantaoui est ravi de constater la participation massive de l’ensemble des citoyens, notamment celle des femmes et des jeunes», a affirmé Ismaïl Etmane, membre du Conseil supérieur des forces armées (CSFA) au pouvoir. Washington s’est félicité également du début du scrutin pour lequel les observateurs indépendants américains présents ont témoigné de premières impressions «positives». Cette deuxième journée est marquée par une affluence moindre, au lendemain d’une participation plus importante que prévu, selon la Haute Commission électorale, qui a prolongé de deux heures les opérations de vote lundi. Le vote d’avant-hier et d’hier concerne le tiers des gouvernorats du pays le plus peuplé du monde arabe avec plus de 80 millions d’habitants, dont la capitale Le Caire et la deuxième ville d’Egypte, Alexandrie. Le scrutin s’étalera dans les autres régions jusqu’au 11 janvier pour l’Assemblée du peuple (députés) et jusqu’au 11 mars pour la Choura (Chambre haute consultative). D’après des chiffres mis à jour par l’Agence centrale des statistiques (Capmas), 50 millions d’Egyptiens sont appelés à voter pour l’ensemble du scrutin. Quelque 17,5 millions d’électeurs potentiels participeront à cette première phase pour élire 168 des 498 députés. Vers la victoire des islamistes Les analystes estiment que les Frères musulmans, la force politique la mieux structurée et son parti, Liberté et Justice (PLJ) devraient sortir de ce scrutin comme la principale force politique du pays. Ces deux derniers mois, les islamistes ont déjà remporté des victoires électorales en Tunisie et au Maroc. Les résultats complets ne seront pas connus avant des mois, mais pour le vice-président de Liberté et Justice, Essam Al Erian, l’islam politique va s’imposer également en Egypte et obliger le monde à l’accepter. «Il est temps désormais que les capitales du monde qui ont soutenu Moubarak disent qu’elles acceptent l’issue du scrutin. Maintenant, pas après les résultats», a-t-il affirmé. Dopé par l’euphorie électorale, le principal indice de la Bourse du Caire (EGX) a clôturé sur une forte hausse de 5,48%, soit des gains de plus de deux milliards de dollars en une journée. La campagne électorale a été éclipsée par une poussée de contestation du pouvoir militaire qui gouverne le pays depuis la chute de Moubarak, émaillée de violences qui ont fait 42 morts et plus de 3000 blessés. Face aux Frères musulmans, se présentent des dizaines de partis salafistes (fondamentalistes musulmans), libéraux ou de gauche, le plus souvent récents et encore mal implantés. De nombreux élus de l’ancien parti de Hosni Moubarak, aujourd’hui interdit, tentent également leur chance comme indépendants ou sous des bannières politiques nouvelles. Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution, une étape décisive dans la transition du pays vers la démocratie promise. Ces élections doivent être suivies avant la fin juin 2012 par une présidentielle, après laquelle le pouvoir militaire a promis de rendre le pouvoir aux civils.
Categories: International