Aug
30

Un vieil homme défie l’Etat

Posted by Nacéra Benali Comments (0)
Un vieil homme qui, par sa frèle silhouette, rappelle le Mahatma Gandhi, dont il s’est inspiré pour sa bataille, fait trembler le gouvernement indien depuis que des centaines de milliers de sympathisants se sont ralliés à sa cause. Sa décision de «jeûner jusqu’à la mort» a fait plier les autorités qui ont accepté de promulguer une nouvelle loi anticorruption qui donnerait tous les pouvoirs à une commission indépendante.   New Delhi. De notre correspondante   Ancien chauffeur dans l’armée, Anna Hazare, 74 ans, a réussi à mobiliser derrière lui des centaines de milliers de ses concitoyens décidés à en découdre avec le phénomène de la corruption qui gangrène l’économie du pays. Pendant treize jours de grève de la faim pour faire pression sur le Parti du Congrès, au pouvoir, Hazare (lire entretien El Watan du 13 mai 2011) a fait trembler le gouvernement de Manmohan Singh qui craignait que le vieil homme ne succombe à son action de protestation extrême. Les médecins, très préoccupés, avaient tenté de convaincre le militant, qui a perdu sept kilos, à se faire hospitaliser, surtout que le fonctionnement de ses reins était compromis, mais, lui, avait juré qu’il ne bougerait «pas de sa place tant que ses revendications ne seront pas satisfaites». Son sit-in permanent, tenu pas loin du Parlement, à Ramlila Maidan, baptisé par les Delhites, place Tahrir, en référence à la révolution égyptienne, est devenu un lieu de pèlerinage de milliers d’Indiens, venus de toute l’Inde, arborant des tee-shirts et des couvre-chefs à la Gandhi, portent la mention «Je suis Hazare». Même les fortes pluies de la mousson ne les ont pas dissuadés d’entreprendre le voyage. Le Parti du Congrès, qui gouverne l’Inde depuis 2004, se serait bien passé de ce bras de fer qui le fragilise davantage, surtout que son influente leader, Sonia Gandhi, est absente de la vie politique indienne, pour cause de maladie. Opérée aux USA d’un cancer, elle n’a pas encore fait son retour en Inde. Pour pallier ce vide insitutionnel, son fils, Rahul, et 3 autres dirigeants du parti ont été nommés pour gérer les affaires courantes du pays. Après avoir obtenu du Parlement un engagement officiel à prendre en considération ses recommandations pour rendre plus répressive la loi contre la corruption, Hazare a décidé, samedi soir, de mettre fin à sa grève de la faim. Quelques gorgées d’une boisson de jus de noix de coco mélangé à du miel ont annoncé, dimanche matin, la victoire de Hazare. Des milliers de ses supporters à travers les villes et villages indiens ont mis fin, eux aussi, à leur jeûne. La veille, à Delhi, le Parlement s’était engagé à respecter les points contenus dans la proposition de l’activiste, dont celui relatif à la promulgation d’une charte des citoyens qui stipulera qu’aucune personnalité politique et aucun responsable, y compris le Premier ministre, ne pourront échapper à la justice en cas d’acte de corruption avéré. Hazare veut aussi que chaque Etat fédéral ait sa propre loi anticorruption. Une bataille remportée, pas la guerre Les analystes estiment que malgré cette trève, il s’agit d’une véritable épreuve pour l’Exécutif, surtout après avoir «mal géré», jugent-ils, cette affaire au début. Anna Hazare avait été arrêté, il y a deux semaines, alors qu’il s’apprêtait à tenir une manifestation non autorisée, à Delhi. Libéré, le jour-même, il avait refusé de quitter la prison avant que le gouvernement n’autorise son jeûne et son rassemblement, et au bout de deux jours de détention «volontaire», il avait dicté des conditions aux décideurs. Entre-temps, le nombre d’Indiens qui adhèrent chaque jour à sa cause est en constante augmentation, et la vie politique du pays a été littéralement bloquée pendant plus de deux semaines. Les travaux du Parlement ont été gelés depuis le début du mouvement de protestation, et seulement, samedi, des discussions houleuses ont vu le jour entre les députés favorables au projet de Hazare et ses détracteurs. Le défi lancé par le vieil activiste au pouvoir a mis dans une situation délicate le Parti du Congrès qui a dû se plier dans ce bras de fer. Mais tous les citoyens de la plus grande démocratie au monde, même ceux farouchement opposés à la corruption, ne se reconnaissent pas dans la démarche de Hazare, accusé de faire du chantage au gouvernement et de violer les prérogatives du Parlement, seule institution habilitée à modifier la loi sur la lutte contre la corruption. Certains lui contestent sa prétendue appartenance à la philosophie de Gandhi qui prône la non-violence. Hazare, selon eux, est trop agressif dans ses revendications. D’autres voient dans ce vieil Hindou, qu’on dit proche de la droite nationaliste, un instrument de l’opposition pour déstabiliser le gouvernement. La célèbre activiste Medha Patkar (lire entretien d’El Watan du 8 janvier 2010), qui a appuyé son action, lui reproche tout de même de représenter les intérêts de la classe moyenne aisée et de ne pas parler des pauvres, des travailleurs exploités non affiliés à des syndicats, des paysans expropriés... Une autre activiste très courageuse, l’écrivaine Arundhati Roy, qui soutient la cause des séparatistes musulmans au Cachemire et dénonce les violations des droits de l’homme commises par les forces de l’ordre dans la répression de cette rébellion et de celle des insurgés communistes «naxalites», critique sévèrement Hazare. «Pourquoi ne parle-t-il pas des paysans qui se suicident car lourdement endettés ?» se demande Arundhati, ajoutant : «Il fait l’éloge des dirigeants de la droite hindoue au Goujarat, ces mêmes qui ont incité au pogrom anti-musulman de 2002.»  Il faut dire que les minorités, comme les basses castes, surtout les intouchables appelés «dalits», ou les musulmans, se sentent exclus du discours de Hazare. L’imam de la grande mosquée de Delhi, Jama Masjid, Maoulana Bokhari, a même appelé les fidèles, durant son prêche de la prière du dernier vendredi du Ramadhan, «à ne pas prendre part au mouvement de Hazare». Sheeba Aslam Fahmi est une chercheuse musulmane, qui se définit «féministe islamique». Elle ne porte pas le voile. Rencontrée à la contre-manifestation tenue à Delhi le 24 août pour dénoncer la démarche de Hazare, elle nous explique : «C’est un mouvement des castes supérieures hindoues et masculines. Les catégories marginalisées dans ce pays ne sont pas représentées.  C’est immoral et contre toute éthique. Cela ne tient pas compte de la diversité de la société civile indienne. Même les médias boycottent notre action. Nous existons, pourtant», se scandalise Sheeba. Les musulmans, comme les intouchables et les sikhs ne se sentent pas concernés par la bataille de Hazare et craignent que la droite ne tire profit de son action, surtout qu’il est plus proche de ce courant. Lorsqu’une personnalité musulmane avait été sollicitée par l’activiste pour prendre part à son combat, cette dernière avait décliné l’invitation en s’insurgeant, à juste titre, contre l’étiquette de «modérée» dont on l’avait affublée. «Pourquoi, quand on parle des autres communautés, des autres partis, on n’emploie jamais le terme ‘‘modéré’’ uniquement lorsqu’il s’agit des musulmans. Il y a là, manifestement, une intention délibérée d’insinuer que tous les autres musulmans sont ‘‘extrémistes’’, puisque, moi, je suis parmi les rares ‘‘modérés’’.» Un autre activiste hindou participe, lui aussi, à la contre-campagne de Hazare. Il nous affirme que «seulement 10% de la population indienne est victime de corruption, 90% a d’autres problèmes, ils ont besoin de nourriture, de vêtements, d’emploi...» Mais le vieil Hazare, fort du gigantesque mouvement de solidarité dont il jouit au sein de la société indienne, va son chemin contre vents et marées et savoure, de son lit d’hôpital, l’ambiance festive des nombreux rassemblements qui se tiennent dans toutes les régions d’Inde, depuis hier, pour célébrer «la victoire de Hazare». Ce dernier tient toutefois à préciser qu’il a «suspendu seulement» son jeûne et que sa prochaine bataille sera lancée lors de la campagne électorale pour exiger que les candidats condamnés ou faisant l’objet de poursuites judiciaires soient exclus de la course au Parlement.
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Aug
30

Des unités loyalistes signalées près de la frontière nigérienne

Posted by Aniss Z. Comments (0)
Alors que des centaines de Touareg maliens et nigériens, ayant combattu pour El Gueddafi, ont entamé leur retour dans leur pays, faisant planer une menace sur la sécurité au Sahel, les insurgés tentaient encore hier de convaincre les chefs de tribus de Syrte, demeurés loyaux à l’ancien guide libyen, de déposer les armes. La ville de 120 000 habitants, située à 360 km à l’est de Tripoli, est désormais prise dans un étau par les  forces rebelles. Mais un porte-parole des rebelles a prévenu que les négociations ne dureraient pas éternellement et que faute d’un accord rapide, la situation serait réglée par les armes. El Gueddafi, qui reste à ce jour introuvable, pourrait avoir trouvé refuge dans cette ville. Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, organe politique de la rébellion, a affirmé hier que le colonel El Gueddafi représentait toujours «un danger», en particulier par les discours dans lesquels il appelait encore la semaine dernière ses partisans à se soulever. «C’est pourquoi nous appelons la coalition à poursuivre son soutien», a-t-il ajouté à l’ouverture d’une réunion à Doha des chefs d’état-major des pays engagés militairement en Libye. Selon un autre responsable libyen, Jalal Al Deghili, la coalition peut encore aider à «rétablir la sécurité et éliminer les cellules dormantes et les restes du régime de El Gueddafi».       L’OTAN, qui dirige les opérations depuis le 31 mars, a rappelé que son mandat courait jusqu’au 27 septembre. Dans l’Ouest en revanche, les pro-El Gueddafi ont fait croire qu’ils avaient quitté Ragdaline, à une soixantaine de kilomètres à l’est de la Tunisie, avant de combattre avec acharnement pendant des heures des rebelles complètement désorganisés. Sur un autre plan, les insurgés ont annoncé dimanche avoir libéré plus de 10 000 détenus des prisons du régime, mais se sont inquiétés du sort de près de 50 000 «personnes arrêtées ces derniers mois» et manquant encore à l’appel. L’inquiétude est d’autant plus grande que des charniers ont été découverts et que les témoignages se multiplient sur des exécutions sommaires de prisonniers par les pro-El Gueddafi pendant la bataille de Tripoli. Une cinquantaine de squelettes carbonisés ont ainsi été découverts samedi lors de la prise de la dernière base militaire de Tripoli encore aux mains des forces loyalistes. Selon un survivant interrogé par l’organisation Human Rights Watch, il s’agissait de prisonniers en majorité civils. Au soir du 23 août, des soldats loyalistes ont lancé des grenades par la porte et tiré depuis le toit, avant d’entrer achever les blessés. Le bâtiment a été incendié trois jours plus tard.   Concernant le front sud, des sources rapportent que des tribus touareg ont affirmé avoir aperçu cinq unités de la garde du colonel libyen El Gueddafi, près des frontières nigéro-libyennes. Elles se dirigeaient, selon la même source, vers les  frontières nigériennes. Selon les notables des tribus des Touaregs, habitués de la géographie des frontières algéro-libyennes, des forces armées ont été observées au Sahara libyen, ajoutant qu’elles se dirigeaient vers les frontières nigériennes, non loin des frontières algériennes. Elles sont cinq unités armées et ce sont les mêmes qui assuraient la protection du guide libyen avant la chute de son régime et sa fuite de Tripoli, soutient-on. Les unités loyales à El Gueddafi sont composées de véhicules à quatre roues motrices, sur chaque véhicule sont placés deux éléments armés africains. Les véhicules se dirigeant vers le Niger portaient des matricules libyens, à l’instar de celui de Sebha et de Oubari, précisent les notables des tribus touareg. Sachant que la première est la plus grande ville du Sud, alors que la deuxième est considérée comme étant un site de regroupement des Touareg du Niger et du Mali.    
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Aug
30

Medelci s’entretient avec Mahmoud Djibril du CNT

Posted by APS Comments (0)
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a eu un entretien au Caire avec le président du conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT), à l’initiative de ce dernier, a confirmé hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. Interrogé par l’APS au sujet d’informations faisant état d’une rencontre entre le chef de la diplomatie algérienne et M. Djibril, le porte-parole a indiqué : «Je confirme, qu’en marge des travaux de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe qui vient de se tenir au Caire, Mourad Medelci a eu un  entretien avec Mahmoud Djibril, président du conseil exécutif du CNT libyen, à l’initiative de ce dernier.» L’entretien a porté, a précisé le porte-parole, sur «les derniers développements intervenus en Libye, les conclusions de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine consacré à la Libye, ainsi que sur la nécessité de préserver l’unité du peuple libyen frère et de hâter le retour d’une paix durable à travers une transition pacifique, inclusive et démocratique».  M. Belani a signalé que d’autres rencontres ont déjà eu lieu dans d’autres capitales en marge de conférences internationales et rappelé également que le ministère des Affaires étrangères avait annoncé, dès le mois de mars dernier, que des canaux de communication étaient ouverts avec certains représentants  du conseil.
Categories: International
Aug
30

La Ligue arabe appelle l’ONU à débloquer les avoirs libyens

Posted by El Watan - International Comments (0)
La Ligue arabe a exhorté dimanche «l’ONU et les pays concernés à débloquer les avoirs et les biens» de la Libye, selon un communiqué publié au terme d’une réunion extraordinaire des chefs des diplomaties arabes tenue au Caire, consacrée aux crises libyenne et syrienne.  «La Ligue arabe appelle le Conseil de sécurité et les pays concernés à assumer leur responsabilité dans ces circonstances difficiles que traverse le peuple libyen en abrogeant la décision de bloquer les fonds, les avoirs et les biens revenant à l’Etat libyen», mentionne en outre le communiqué qui a sanctionné cette réunion. Les ministres arabes des Affaires étrangères ont également appelé «l’ONU à permettre au CNT d’occuper le siège de la Libye à l’ONU et dans ses diverses organisations». Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe a, pour sa part,  décidé de permettre au Conseil national de transition d’occuper le siège de la Libye au sein de la Ligue arabe en tant que représentant du peuple libyen et a mis ainsi fin au gel de la participation de la Libye aux activités de la Ligue, décidée, en mars  dernier, par cette institution. Le président du Conseil exécutif du CNT, Mahmoud Gibril, était à la tête de la délégation libyenne présente à la réunion de la Ligue arabe. Le numéro deux de la rébellion libyenne a insisté sur le fait que le CNT avait besoin urgemment d’une aide financière, mettant en garde contre «une instabilité» en Libye si les rebelles échouaient à rétablir les salaires et les services, dont la population a besoin. Dans une allocution prononcée à la suite de cette décision, M. Djibril a souligné l’attachement de son pays à l’action arabe commune, réaffirmant l’appartenance de la Libye à la nation arabe, dont elle partage la destinée et les défis. M. Djibril a déploré les attitudes de l’ancien régime à l’égard des grandes questions arabes, estimant que ses positions volatiles et ambiguës étaient en contradiction avec les intérêts du monde arabe. Il a, à cet égard, rassuré les pays membres de la Ligue arabe que la Libye assumera désormais pleinement ses responsabilités vis-à-vis de la Ligue arabe et qu’elle entend participer activement à l’action arabe commune. Mahmoud Djibril a également appelé la Ligue arabe à accompagner le peuple libyen dans son  processus de stabilisation et de sécurisation du pays.  
Categories: International
Aug
30

Trois diplomates, dont le consul de Sebha, quittent la Libye

Posted by Mohamed Fawzi Gaïdi Comments (0)
Le consul et deux diplomates exerçant au consulat algérien à Sebha (Libye) auraient quitté, avant-hier, le territoire libyen par voie terrestre, apprend-on de sources diplomatiques. Ils devaient franchir les postes-frontières de Deb Deb, dans la wilaya d’Illizi, ou de Djanet,  ce qui nécessite un long et périlleux parcours routier de plusieurs centaines de kilomètres. Les mêmes sources affirment que le consulat général à Tripoli a été visité, avant-hier, par un groupe armé composé d’une vingtaine de jeunes. Cependant, aucun dégât n’est à déplorer. Avec le départ précipité de ces trois représentants algériens de Sebha, seuls trois diplomates, trois attachés militaires, quatre agents consulaires et deux gardes relevant de la mission diplomatique algérienne à Tripoli, la capitale libyenne, n’ont pas encore été rapatriés en Algérie, apprend-on auprès de leurs familles. «Ils n’ont pas eu encore l’autorisation du ministère des Affaires étrangères algérien, encore moins des places sur le bateau affrété par l’Organisation internationale des migrants (IOM) pour quitter Tripoli, devenu hostile aux Algériens depuis le 21 août», explique la même source diplomatique. En congé, deux attachés militaires en activité à l’ambassade algérienne n’ont pas pu traverser les frontières pour rejoindre leur poste à Tripoli. Selon des sources sûres, la mission diplomatique algérienne vit une situation très précaire sur tous les plans. L’absence d’eau potable et de denrées alimentaires nécessaires, notamment en période de jeûne, est une des contraintes qui s’ajoute à des coupures récurrentes de l’électricité et du gaz de ville. «Les diplomates et agents algériens sont contraints de se débrouiller avec le peu de frik (blé concassé) et la tomate conserve qui leur restent pour faire un semblant de chorba», déplorent leurs familles. Selon toujours les proches des agents diplomatiques algériens, en contact permanent avec eux, ils devront attendre la reprise du trafic aérien depuis Tripoli pour pouvoir rejoindre leurs foyers. Un blocus aérien imposé par les forces de l’OTAN et une anarchie totale présagent une attente de plusieurs semaines, voire des mois pour la reprise du trafic aérien. D’ici là, les membres de la mission doivent patienter au péril de leur vie. Dans la nuit du 21 au 22 août, vers 1h du matin, le personnel de l’ambassade algérienne a été surpris par l’incursion d’un groupe armé d’une cinquantaine de personnes dans les locaux de la représentation diplomatique algérienne, forçant ses occupants, kalachnikovs à la main, à s’installer tous dans une seule pièce avant de vider le parc de l’ambassade de 6 véhicules. Un premier bateau affrété jeudi dernier par OIM a embarqué un groupe de 263 migrants en direction de Benghazi, dont deux fonctionnaires de la mission algérienne et les épouses et enfants d’agents diplomatiques et consulaires algériens en poste en Libye. Un troisième diplomate algérien non inscrit sur la liste des partants a forcé l’accès et a pu imposer son départ à bord du Tasucu, le bateau turc affrété par l’OIM.  
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